Ma­laise au Parc A !

Le Temps (Tunisia) - - SPORTS -

Si Sa­ber Khelifa a re­fu­sé de por­ter le bras­sard du ca­pi­ta­nat. Si les joueurs al­gé­riens Che­ni­hi et Bel­khi­ther ont re­fu­sé de s’en­traî­ner lun­di. Si la com­mis­sion de li­tiges de la FTF a don­né rai­son aux joueurs ré­cla­mant leurs dûs avant leur dé­part (Be­laïd – Na­ter – Mi­ka­ri). Si­la FI­FA s’ap­prête, pa­raît-il, à in­fli­ger des sanc­tions plus dou­lou­reuses, suite aux plaintes por­tées par Touz­ghar, San­chez et même Krol. Ce­ci nous amène à ad­mettre la thèse confir­mant l’exis­tence d’un ma­laise au Parc A.

En ef­fet, les joueurs aux­quels on de­mande de mouiller le maillot et d’of­frir aux sup­por­ters des mo­ments de joie, se trouvent as­treints à se sou­mettre au tra­vail, sans per­ce­voir ni primes, ni sa­laires. Te­nez-vous bien, on parle du Club Afri­cain. C’est-à-dire d’un club qui au­ra bien­tôt un siècle d’exis­tence consi­dé­ré à juste titre comme pion­nier en conquête des titres magh­ré­bins et afri­cains et qui a en­fan­té des joueurs de ta­lent ayant mar­qué de leurs em­preintes l’his­toire du foot­ball tu­ni­sien. Vu la conjonc­ture du club, le bout du tun­nel n’est pas si proche, car le Club Afri­cain a be­soin au­jourd’hui, d’une re­fonte to­tale en ma­tière de ges­tion. On ne peut pas gé­rer un club par de simples pro­messes ou par des contrats as­tro­no­miques, sans prendre conscience des mé­faits. A notre avis, les chan­ge­ments in­ter­mit­tents des di­ri­geants ne pour­ront ser­vir à rien, sauf à per­du­rer la crise. Les pro­blèmes du CA sont beau­coup plus pro­fonds comme plu­sieurs ob­ser­va­teurs aver­tis le pensent. D’ailleurs, si au­cun can­di­dat n’a ma­ni­fes­té, jusque-là, son dé­sir de suc­cé­der à Slim Ria­hi, ce­ci re­flète clai­re­ment l’énor­mi­té des dif­fi­cul­tés aux­quelles le club de Bab Je­did se trouve confron­té.

Il se­rait in­utile de cher­cher les rai­sons de cette crise ou les per­sonnes qui en sont à l’ori­gine, ce se­rait de pure perte du temps, l’es­sen­tiel est de pen­ser aux courts et moyens termes, pour sau­ver le club. Le risque de voir un si pres­ti­gieux club dans le nau­frage, est grand. Tous les cli­gno­tants sont au rouge, si les res­pon­sables tant qu’il est temps, ne prennent pas le tau­reau par les cornes, afin de cour­cir­cui­ter d’éven­tuelles sanc­tions de la FI­FA. Ce n’est pas l’af­faire de Slim Ria­hi uni­que­ment mais celle de tous les Clu­bistes qui ont les moyens de sau­ver le club. L’amour d’un club se jus­ti­fie par les actes et non par la par­lotte !!

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