Le TAS ac­cable Pla­ti­ni

Le Temps (Tunisia) - - SPORTS -

Le Tri­bu­nal ar­bi­tral du sport a ju­gé l’an­cien in­ter­na­tio­nal tri­co­lore « peu cré­dible » dans ses jus­ti­fi­ca­tions.

Quatre mois après avoir vu sa sus­pen­sion ré­duite de six à quatre ans, Mi­chel Pla­ti­ni en sait plus sur les rai­sons qui ont conduit à cette dé­ci­sion. Il avait été mis en cause pour un ver­se­ment de 1,8 mil­lion d’eu­ros per­çu en 2011 pour un tra­vail de 2002 au­près de Jo­seph Blat­ter.

Le Tri­bu­nal ar­bi­tral du sport a en ef­fet pu­blié sur son site l’in­té­gra­li­té de sa dé­li­bé­ra­tion. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’an­cienne gloire des Bleus n’a pas du en ap­pré­cier les dé­tails.

En ef­fet, l’ins­tance y pré­cise qu’elle n’a pas cru à la dé­fense de l’ex-pré­sident de L’UEFA. Rap­pe­lons que Mi­chel Pla­ti­ni avait af­fir­mé qu’un « contrat oral » avait été conve­nu avec l’an­cien di­ri­geant de la FI­FA. « Au­cun élé­ment de preuve contem­po­rain à la conclu­sion de l’ac­cord oral ne dé­montre que M. Blat­ter et M. Pla­ti­ni au­raient ef­fec­ti­ve­ment conve­nu, de ma­nière contrai­gnante, que la FI­FA al­lait en­ga­ger l’ap­pe­lant en tant que conseiller tech­nique pour un mon­tant de 1.000.000 francs suisses », peut-on lire.

Mi­chel Pla­ti­ni né­gligent Et si les ver­sions des deux an­ciens pa­trons du foot­ball concordent, elles n’ont pas suf­fi à convaincre le TAS. « Le seul fait qu’ils in­diquent tous deux avoir conclu l’ac­cord oral n’est pas suf­fi­sant, aux yeux de la For­ma­tion, pour re­te­nir l’exis­tence de ce­lui-ci En ef­fet, étant tous deux in­cri­mi­nés dans des pro­cé­dures pé­nales et dis­ci­pli­naires, il est dans leur in­té­rêt de pré­sen­ter une ver­sion concor­dante des faits. »

Pla­ti­ni a été ju­gé né­gligent par la for­ma­tion. « Au mo­ment des faits, en 1998-1999 (…), il était un di­ri­geant ex­pé­ri­men­té dans le do­maine du foot­ball, qui de­vait sa­voir qu’un contrat de l’im­por­tance de ce­lui qu’il pré­tend avoir conclu de­vait être cou­ché sur papier, es­time le TAS. L’ap­pe­lant a d’ailleurs lui-même ad­mis, lors de l’au­dience de­vant le TAS, qu’un contrat oral tel ce­lui qu’il pré­tend avoir conclu avec M. Blat­ter, ne se­rait pas ad­mis­sible à L’UEFA, dont il est le pré­sident. Ce­ci dé­montre en­core l’in­vrai­sem­blance de l’ac­cord oral. » Mais Mi­chel Pla­ti­ni compte bien conti­nuer à se dé­fendre. D’après L’equipe, il de­vrait très pro­chai­ne­ment se tour­ner vers la jus­tice ci­vile suisse.

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