Amour, ré­vo­lu­tion et drô­le­rie

«Zi­zou» de Fé­rid Bou­ghe­dir

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

Ten­dresse et drô­le­rie émanent du nou­veau long­mé­trage « Zi­zou » (Par­fum de prin­temps) de Fé­rid Bou­ghe­dir qui vient d'être pro­je­té en séance de presse à l'au­di­to­rium de l'ins­ti­tut fran­çais de Tu­ni­sie. Ce film sor­ti­ra sur nos écrans le 25 sep­tembre.

« Zi­zou », c'est l'his­toire d'un amour im­pos­sible que vit Zi­zou, alias Aziz. Ce jeune chô­meur, di­plô­mé du su­pé­rieur, ar­rive à Tu­nis à la re­cherche d'un em­ploi. Tout ce­la a lieu sur fond de crise so­cio- po­li­tique que dé­clen­che­ra la ré­vo­lu­tion tunisienne en 2011. Le réa­li­sa­teur et au­teur du scé­na­rio reste fi­dèle à son style co­mique qui ca­rac­té­rise son ci­né­ma de­puis « Pique-nique », l'un des trois sketches d' « Au pays de Ta­ra­ra­ni », adap­tés de l'oeuvre d'ali Doua­ji, en pas­sant par « As­four Stah-hal­faouine », à « Un été à la Gou­lette. »

« Zi­zou », c’est l’his­toire d’un amour im­pos­sible que vit Zi­zou, alias Aziz. Ce jeune chô­meur, di­plô­mé du su­pé­rieur, ar­rive à Tu­nis à la re­cherche d’un em­ploi. Tout ce­la a lieu sur fond de crise so­cio­po­li­tique que dé­clen­che­ra la ré­vo­lu­tion tunisienne en 2011. Le réa­li­sa­teur et au­teur du scé­na­rio reste fi­dèle à son style co­mique qui ca­rac­té­rise son ci­né­ma de­puis « Pique-nique », l’un des trois sketches d’ « Au pays de Ta­ra­ra­ni », adap­tés de l’oeuvre d’ali Doua­ji, en pas­sant par « As­four Stah-hal­faouine », à « Un été à la Gou­lette. » Dans « Zi­zou, Par­fum de prin­temps », le per­son­nage prin­ci­pal im­pose le res­pect et in­trigue par son sé­rieux et sa naï­ve­té ir­ré­pro­chables. Il de­vien­dra un hé­ros mal­gré lui dans l’ef­fer­ves­cence de ce qui va être ap­pe­lé ré­vo­lu­tion tunisienne et prin­temps arabe. Le film semble ra­con­ter une his­toire presque réelle dont les évé­ne­ments, avec leurs mul­tiples dé­tails, collent à la réa­li­té de ce qu’avaient vé­cu les Tu­ni­siens avant et après le 14 jan­vier 2011. Mais comme un au­teur ne peut pas ra­con­ter, telle qu’elle, une his­toire vraie, Fé­rid Bou­ghe­dir choi­sit l’in­vrai­sem­blable,

comme pour re­cons­ti­tuer une ma­ni­fes­ta­tion dans les ruelles de Si­di Bou Saïd ! Et c’est là où ré­side la fic­tion, car on n’est pas obli­gé de nar­rer les choses au dé­tail près. L’his­toire in­di­vi­duelle se confond à celle col­lec­tive du peuple tu­ni­sien ! Pour­quoi pas ? Tant que l’hu­mour reste pré­sent et que le dé­rou­le­ment de l’his­toire tourne à la dé­ri­sion sur fond de scènes lou­foques. Tel un conte de fées C’est la touche per­son­nelle du réa­li­sa­teur qui nous ra­conte au­tre­ment une his­toire d’amour. Nous dé­cou­vrons le jeu pa­thé­tique de Zied Ayadi dans le rôle de « Zi­zou » et de Sar­ra Han­na­chi, dans ce­lui d’aï­cha, que Zi­zou de­vra dé­li­vrer d’une étrange sé­ques­tra­tion. Ce­la rap­pelle un conte de fées. Qu’im­porte, Fé­rid Bou­ghe­dir, avec « Zi­zou », clos la tri­lo­gie que consti­tue « As­four Stah­hal­faouine » et « Un été à la Gou­lette. » Son per­son­nage semble at­teindre l’âge de la ma­tu­ri­té après l’en­fance et l’ado­les­cence. Et dans « Zi­zou-par­fum de prin­temps », les clins d’oeil du réa­li­sa­teur à ses deux pré­cé­dents longs-mé­trages prouvent ce­la. De plus, Fé­rid Boug­hé­dir joue un pe­tit rôle dans son film. Est-ce là une ma­nière de joindre la réa­li­té à a fic­tion. Il a dé­jà joué un autre pe­tit rôle dans « As­four Stah », ce­lui d’un client at­ten­dant son tour chez le coif­feur.

Lot­fi BEN KHE­LI­FA

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