La montre de qua­li­té re­trouve son sta­tut d’an­tan

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

Ru­de­ment concur­ren­cée par le mar­ché pa­ral­lèle

En­va­his­sant par sa ca­me­lote et ses pro­duits de pa­co­tille tous les cir­cuits de dis­tri­bu­tion, le com­merce pa­ral­lèle a failli tuer le sec­teur de l'hor­lo­ge­rie et de la montre de qua­li­té, en Tunisie, d'après ce que des hor­lo­gers de la rue Mon­gi Slim, dans la ca­pi­tale Tu­nis, nous ont dé­cla­ré, mais fort heu­reu­se­ment, ont-ils dit, les af­faires ont re­pris et la montre de qua­li­té a re­trou­vé son droit de ci­té et l'im­por­tance et l'es­time dont elle bé­né­fi­ciait au­pa­ra­vant. A cet égard, l'hor­lo­ger Mou­nir Cha­hay­der a in­di­qué que la montre de qua­li­té était pré­cieuse et avait de la va­leur au­près des gens au point qu'on l'hé­ri­tait de père en fils et que son pos­ses­seur en ti­rait une cer­taine fier­té.

En­va­his­sant par sa ca­me­lote et ses pro­duits de pa­co­tille tous les cir­cuits de dis­tri­bu­tion, le com­merce pa­ral­lèle a failli tuer le sec­teur de l’hor­lo­ge­rie et de la montre de qua­li­té, en Tunisie, d’après ce que des hor­lo­gers de la rue Mon­gi Slim, dans la ca­pi­tale Tu­nis, nous ont dé­cla­ré, mais fort heu­reu­se­ment, ont-ils dit, les af­faires ont re­pris et la montre de qua­li­té a re­trou­vé son droit de ci­té et l’im­por­tance et l’es­time dont elle bé­né­fi­ciait au­pa­ra­vant. A cet égard, l’hor­lo­ger Mou­nir Cha­hay­der a in­di­qué que la montre de qua­li­té était pré­cieuse et avait de la va­leur au­près des gens au point qu’on l’hé­ri­tait de père en fils et que son pos­ses­seur en ti­rait une cer­taine fier­té. Mais, avec l’in­va­sion du mar­ché, via les cir­cuits de dis­tri­bu­tion pa­ral­lèles, par les montres de toc et à très bas prix, d’ori­gine to­ta­le­ment in­con­nue, qu’on ven­dait sur les trot­toirs avec les ci­ga­rettes et les boîtes d’al­lu­mettes, à trois di­nars, à peine, la pièce, soit moins que le prix du net­toyage d’une montre de qua­li­té, celle-ci a beau­coup per­du de son im­por­tance. Les gens l’ont bou­dée et les achats ont énor­mé­ment bais­sé de sorte que le sec­teur a été ru­de­ment se­coué et a failli som­brer, à cause du re­cul de la de­mande pour la montre de qua­li­té, c’est-à-dire la montre des marques dé­po­sées connues dans le monde, à l’ins­tar des montres suisses et des montres ja­po­naises.

Ce­pen­dant, leur prix n’est pas très éle­vé, comme on le sait, car il y a les montres de très haute qua­li­té qui sont chères et il y a les montres de qua­li­té or­di­naires à la por­tée de tous.

Puis, il ne faut pas ou­blier que la montre de qua­li­té de marque dé­po­sée dure long­temps et pra­ti­que­ment toute la vie et da­van­tage et elle peut d’être ré­pa­rée quand elle se bloque, tan­dis que son pro­prié­taire peut la vendre à un bon prix s’il le veut. Par contre, les montres de ca­me­lote, d’ori­gine in­con­nue et ven­dues à bas prix, dans les cir­cuits de dis­tri­bu­tion pa­ral­lèles, ne durent pas long­temps, quelques mois dans le meilleur des cas, et ne ne peuvent être ré­pa­rées quand elles se bloquent, et elles sont je­tées.

Aus­si, a ajou­té notre in­ter­lo­cu­teur, les gens se sont vite ren­dus compte que l’achat d’une montre de mau­vaise qua­li­té, d’ori­gine in­con­nue, même à bas prix, consti­tue une perte d’ar­gent, alors que la de­mande pour les montres de qua­li­té a re­pris au­près de toutes les ca­té­go­ries, y com­pris les jeunes chez qui on ob­serve un in­té­rêt évident à pos­sé­der une montre de qua­li­té. De son cô­té, l’hor­lo­ger Ab­der­raouf Fer­chi­chi a confir­mé cette re­prise dans le sec­teur de l’hor­lo­ge­rie, di­sant que la montre de qua­li­té a re­trou­vé son sta­tut d’an­tan. Il a in­di­qué qu’au­tre­fois, la montre était le ca­deau in­di­qué qu’on of­frait à l’élève qui réus­sis­sait dans un exa­men na­tio­nal. Son père lui of­frait une montre choi­sie par­mi les grandes marques de montres à l’époque de sorte que la re­la­tion entre la montre et son pro­prié­taire avait une cer­taine charge af­fec­tive et cet as­pect de­meure en­core. Il a in­di­qué que pra­ti­que­ment, toutes les marques dé­po­sées de montre dans le monde existent et sont ven­dues en Tunisie, à des prix va­riant en gé­né­ral entre 70 di­nars et 450 di­nars et qu’un ache­teur peut avoir une bonne montre de qua­li­té de marque dé­po­sée à 80 di­nars. Notre in­ter­lo­cu­teur a mis en garde contre les montres de toc d’ori­gine in­con­nue, ven­dues dans les cir­cuits pa­ral­lèles, pour no­tam­ment le risque qu’elles en­gendrent pour la san­té, di­sant que leur mé­tal est fa­bri­qué à par­tir des dé­chets in­dus­triels sans dis­tinc­tion, y com­pris les dé­chets can­cé­ri­gènes, comme beau­coup d’autres pro­duits si­mi­laires pro­po­sés dans le sec­teur pa­ral­lèle, à l’ins­tar des sou­liers, qui sont pro­po­sés à des prix bas propres à sé­duire l’ache­teur mais ces pro­duits ne durent pas long­temps et ont des re­tom­bées très né­ga­tive sur la san­té de l’homme et sur l’en­vi­ron­ne­ment.

Sa­lah BEN HAMADI

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