« Fa­vo­ri­ser le rap­pro­che­ment entre toutes les gé­né­ra­tions d’ar­tistes »

Le Temps (Tunisia) - - Arts & Culture -

Il a fon­dé et di­rige de­puis 1986, à nos jours l’es­pace « Aïn » aux Jar­dins de Sa­lamm­bô. Une ga­le­rie mi­nus­cule à deux ni­veaux où ex­posent des ar­tistes de toutes les gé­né­ra­tions et toutes ten­dances confon­dues. L’ar­tiste plas­ti­cien Mo­ha­med Ayeb pra­tique tou­jours la pho­to d’art qui a ca­rac­té­ri­sé son par­cours. Son al­bum est d’ailleurs un tré­sor vi­vant cou­vrant des évé­ne­ments cultu­rels ma­jeurs qui avaient eu lieu en Tu­ni­sie du­rant pas moins de trois dé­cen­nies. « Le Temps » l’a ren­con­tré.

Le Temps : Quoi de neuf pour la nou­velle sai­son 20172018 ? Mo­ha­med Ayeb : Je pour­rai par­ler des grandes lignes de la nou­velle sai­son et je ne ré­vè­le­rai pas les expositions à ve­nir, car on n’est ja­mais sûr de ce qui va être réa­li­sé. Mais j’an­ti­cipe pour an­non­cer qu’on va fê­ter le 3Oè an­ni­ver­saire de la ga­le­rie « Aïn » avec un fla­sh­back se si­tuant entre 1986-1987, à nos jours. Il se­ra axé sur le rap­pro­che­ment entre les an­ciennes et les nou­velles gé­né­ra­tions et par­ti­cu­liè­re­ment au ni­veau de la pho­to. On y in­sis­te­ra sur le lien entre les dif­fé­rentes gé­né­ra­tions d’ar­tistes plas­ti­ciens. D’ailleurs, le but de

la ga­le­rie « Aïn » est de tendre la main aux nou­veaux ve­nus et de rap­pe­ler des pion­niers. Al­lez-vous donc conti­nuer avec la for­mule d’ex­po­ser les ar­tistes des an­nées soixante, soixante-dix et quatre-vingt comme ce­la a été le cas lors des der­nières sai­sons ?

Le lien entre les gé­né­ra­tions conti­nue de­puis des an­nées avec de nou­velles dé­cou­vertes. De plus, il y a une sorte de rap­port entre les mé­tiers des arts plas­tiques et leur rap­pro­che­ment avec l’art de la pho­to, par exemple. Mais, dans la réa­li­té, la nou­velle gé­né­ra­tion donne l’im­pres­sion de ne pas connaître les an­ciens ar­tistes

plas­ti­ciens tu­ni­siens ?

Il est vrai qu’au­jourd’hui, que par­mi plu­sieurs di­plô­més des Beaux Arts et même des cri­tiques ne connaissent pas Ali Bel­la­gha, Ha­bib Saï­di, Vic­tor Sar­fa­ti, Ha­bib Che­bil, Zou­beir Tur­ki, ou Mah­moud Se­hi­li, à titre d’exemple. On de­vrait in­clure dans l’en­sei­gne­ment de l’his­toire de l’art les ar­tistes lo­caux, car beau­coup d’en­sei­gnants connaissent Klimt et ne connaissent pas Saï­di ! C’est comme si on par­lait de l’his­toire de la mu­sique sans connaître Ali Ria­hi ou Sa­li­ha.

Pro­pos re­cueillis par : Lot­fi BEN KHELIFA

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