« Nous sommes em­bar­qués sur un même ba­teau pour for­mer des ma­na­gers de très haut ni­veau, qui cor­res­pondent aux be­soins des en­tre­prises»

Mo­ha­med Jaoua, Di­rec­teur Gé­né­ral d’es­prit School of Bu­si­ness « ESB » au Temps Bu­si­ness & Fi­nances:

Le Temps (Tunisia) - - Business Finance - ES­PRIT lance son nou­veau né, une nou­velle struc­ture d’enseignement pri­vée bap­ti­sée « ESB » pour l’an­née 2016/2017. ESB vient ré­pondre à un réel be­soin du mar­ché de tra­vail tu­ni­sien vu le rôle et l’im­por­tance que tiennent les tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion

Le Temps Bu­si­ness & Fi­nances : La ren­trée cette an­née se dis­tingue par le lan­ce­ment de votre joyau L’ESB ?

Mo­ha­med Jaoua : Es­prit Bu­si­ness School « ESB » n’est pas une nou­velle école pri­vée de ma­na­ge­ment, elle s’est ins­crite ré­so­lu­ment dans le croi­se­ment des com­pé­tences ma­na­gé­riales et nu­mé­riques avec les bases né­ces­saires au ni­veau des soft skills. Notre ul­time but étant d’ai­der les en­tre­prises, ins­ti­tu­tions fi­nan­cières et ad­mi­nis­tra­tion à as­su­rer leur tran­si­tion di­gi­tale.

En fait, c’est une idée qui est en réa­li­té por­tée par l’équipe qui a créé Es­prit en 2003 parce que l’en­tre­prise re­pose sur deux socles qui sont d’une part la tech­no­lo­gie, d’autre part, le ma­na­ge­ment. En 2003, on ac­cu­sait un dé­fi­cit énorme en ma­tière d’in­gé­nieurs no­tam­ment pour les tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et Es­prit s’est pro­po­sé de contri­buer à le com­bler. Nous sommes au­jourd’hui la pre­mière école d’in­gé­nieurs du pays en termes de nombre d’étu­diants et nombre de di­plô­més : 15 % des flux d’in­gé­nieurs chaque an­née sont is­sus d’es­prit. Nous sommes en par­ti­cu­lier très pré­sents, L’ADN de l’es­prit c’est dans la tech­no­lo­gie nu­mé­rique. Nous avons créée cette école pour for­mer des in­gé­nieurs au­tre­ment, des in­gé­nieurs qui ont la com­pé­tence qui ne se li­mitent pas à la seule connais­sance mais éga­le­ment qui pos­sèdent le sa­voir- faire. Dans cet es­prit, nous for­mons des in­gé­nieurs et des ma­na­gers opé­ra­tion­nels qui ont du lea­der­ship et qui peuvent s’in­té­grer fa­ci­le­ment au sein de la vie pro­fes­sion­nelle. Lan­cer l’école ESB, pour­quoi main­te­nant ?

Il faut le faire main­te­nant, c’est vrai qu’il y avait beau­coup de for­ma­tions en man­ge­ment dis­pen­sées ailleurs. Mais celle d’es­prit School of Bu­si­ness se si­tue dans un cré­neau qui est un peu par­ti­cu­lier, qui va faire aus­si le pont entre les com­pé­tences des

ma­na­ge­ments et celles du nu­mé­rique. Le ma­na­ge­ment de demain se­ra le ma­na­ge­ment nu­mé­rique c’est ce qu’on ap­pelle la tran­si­tion di­gi­tale qui touche à toutes les ac­ti­vi­tés hu­maines. Par consé­quent, le ma­na­ger de demain se­ra très dif­fé­rent de ce­lui d’au­jourd’hui qui va mai­tri­ser le sys­tème d’in­for­ma­tion. Pas seule­ment ça, mais il va pen­ser son ma­na­ge­ment en te­nant compte de l’exis­tence des sys­tèmes d’in­for­ma­tions, de l’in­ter­net qui re­mo­dèlent com­plè­te­ment les rap­ports entre les gens. Ce n’est plus sim­ple­ment un ar­gu­ment d’au­to­ri­té qui va pré­va­loir mais l’ar­gu­ment de convic­tion de lea­der­ship, l’in­for­ma­tion qui est de­ve­nue quelque chose de très par­ta­gée ce qui n’était pas le cas au­pa­ra­vant. L’ESB s’em­ploie vé­ri­ta­ble­ment à in­ven­ter de nou­velles ma­nières de ma­na­ger qui sont des ma­nières im­pac­tées par la pré­sence du nu­mé­rique. Nous dis­po­sons d’atouts né­ces­saires pour conce­voir ça. Quelles sont les for­ma­tions of­fertes ?

Les for­ma­tions of­fertes s’ins­crivent dans ce que la loi cadre pro­pose pour les for­ma­tions ma­na­ge­ment : Li­cences et Master. A ce pro­pos, il y a deux li­cences : li­cence Fon­da­men­tale en Sciences de Ges­tion et li­cence Fon­da­men­tale d’in­for­ma­tique de Ges­tion. Cette an­née, nous avons pro­po­sé un seul master qui est un master em­blé­ma­tique : Master du ma­na­ge­ment di­gi­tal. Nous fai­sons du ma­na­ge­ment di­gi­tal au sein du­quel la place du nu­mé­rique est im­por­tante. Ce n’est pas la seule dis­tinc­tion, il y en a d’autres, nous ac­cor­dons une im­por­tante place au sa­voir-être, à la com­mu­ni­ca­tion, à la culture gé­né­rale parce que le ma­na­ger n’est pas sim­ple­ment quel­qu’un qui va ré­pondre à des be­soins dé­jà iden­ti­fiés mais quel­qu’un qui doit ima­gi­ner les be­soins de demain.

Pré­pa­rer le fu­tur, c’est dis­po­ser d’une culture gé­né­rale, d’une ca­pa­ci­té de pré­vi­sion et d’adap­ta­tion. Lors des pro­chaines an­nées, nous al­lons lan­cer d’autres for­ma­tions, d’autres mas­ters et li­cences. Pour cette an­née, nous avons presque 120 étu­diants à L’ESB parce que nous avons com­men­cé la com­mu­ni­ca­tion un peu tard. Pour ce faire, nous avons une classe de master et quatre classes de li­cences. S’agit-il donc d’un pro­lon­ge­ment d’es­prit ? Comment L’ESB se dis­tingue par rap­port aux autres concur­rents ? Confor­mé­ment à la loi, L’ESB est un éta­blis­se­ment to­ta­le­ment in­dé­pen­dant. C’est une so­cié­té ano­nyme au ca­pi­tal de 2 MD, avec des ac­tion­naires où cer­tains d’entre eux y sont im­pli­qués. Il s’agit d’un nou­veau tour de table, d’une nou­velle institution. En ce qui concerne le partage des orien­ta­tions d’es­prit, nous avons mis en place cer­tains nombres de concepts, qui sont des concepts en ma­tière de pé­da­go­gie sur les be­soins des en­tre­prises, de si­tuer aus­si l’étu­diant au centre du pro­ces­sus de la for­ma­tion : C’est L’ESB. Y au­ra-t-il une concor­dance entre l’offre du mar­ché de tra­vail tu­ni­sien et la de­mande ? L’ESB en a-t-elle te­nu compte? Nous pen­sons que le mar­ché du tra­vail est le seul qui dé­cide de la per­ti­nence du pro­fil des étu­diants de l’es­prit. Bien en­ten­du, on ne peut pas lan­cer cette for­ma­tion sans une étude préa­lable. Nous avons une quin­zaine d’en­tre­prises qui nous ont ac­com­pa­gnés dans le dos­sier, no­tam­ment d’agré­ments au près du mi­nis­tère, en di­sant qu’ils sont dis­po­sés à ac­cueillir nos étu­diants en stages. Nous n’avons pas d’in­quié­tude à cet égard car notre for­ma­tion est une for­ma­tion qui est orien­tée vers les be­soins du mar­ché du tra­vail, évi­dem­ment, il ya des pro­fes­sion­nels qui in­ter­viennent dans la for­ma­tion. Grâce aus­si à notre dé­marche pé­da­go­gique qui s’ins­pire des ga­ba­rits des en­tre­prises. Ce n’est pas celle de la dé­marche théo­rique, iso­lée des en­tre­prises. En fait, notre dé­marche se base le be­soin des en­tre­prises.

In fine, nous sommes em­bar­qués dans un même ba­teau pour for­mer des ma­na­gers de très haut ni­veau, qui cor­res­pondent aux be­soins des en­tre­prises. Notre cible c’est l’en­tre­prise qui va re­cru­ter nos étu­diants.

« Notre ul­time but étant d’ai­der les en­tre­prises, ins­ti­tu­tions fi­nan­cières et ad­mi­nis­tra­tion à as­su­rer leur tran­si­tion di­gi­tale.» « Nous for­mons des in­gé­nieurs et des ma­na­gers opé­ra­tion­nels qui ont du lea­der­ship et qui peuvent s’in­té­grer fa­ci­le­ment au sein de la vie pro­fes­sion­nelle ».

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