Ma­na­ge­ment et nou­veaux dé­fis

Le Temps (Tunisia) - - Business Finance - ( Ja­cob Mor­gan-ed. Pear­son-juin 2016) Ah­med NEMLAGHI

Qu’ap­pelle-t-on mé­thodes de ma­na­ge­ment? Ce sont les prin­ci­pales mé­thodes di­rec­te­ment liées au thème de la per­for­mance qui ne cessent de se dé­ve­lop­per et qui de­viennent tri­bu­taires non seule­ment de la si­tua­tion po­li­tique éco­no­mique et so­ciale dans chaque pays mais aus­si du chan­ge­ment des don­nées géo­po­li­tiques dic­tées de plus en plus par la mon­dia­li­sa­tion, arme à double tran­chant. Face à ces nou­velles don­nées, l’au­teur de l’ou­vrage que nous vous pré­sen­tons, Ja­cob Mor­gan, au­teur amé­ri­cain fu­tu­riste, es­time qu’il est né­ces­saire de pré­co­ni­ser d’autres mé­thodes de ma­na­ge­ment pour un meilleur es­sor de l’en­tre­prise et de l’éco­no­mie d’une ma­nière gé­né­rale.

Ce­la est dû se­lon lui aux pra­tiques col­la­bo­ra­tives qui sont dé­pas­sées au vu de la conjonc­ture in­ter­na­tio­nale, ain­si qu’au dé­ve­lop­pe­ment des nou­velles tech­no­lo­gies et des nou­velles mé­thodes de ventes comme les mil­lé­nials aux Etats Unis, bran­chés sur­tout sur la res­tau­ra­tion. Bien en­ten­du nous n’en sommes pas en­core là en Tu­ni­sie, mais le phé­no­mène de la mon­dia­li­sa­tion in­flue sur notre mé­thode de ges­tion de l’en­tre­prise et il est né­ces­saire de re­voir les mé­thodes de ma­na­ge­ment dans plus d’une en­tre­prise na­tio­nale ou pri­vée. D’au­tant plus que les en­tre­prises étran­gères s’im­plantent de plus en plus en Tu­ni­sie, de­vant l’en­cou­ra­ge­ment à l’investissement, et à la re­cherche d’une main d’oeuvre à bon mar­ché.

Outre les en­tre­prises of shore ins­tal­lées en ver­tu de la loi 1972, il y a les centres d’ap­pel qui ont pro­li­fé­ré de­puis les an­nées deux mille. Ces en­tre­prises n’ont ja­mais chan­gé leurs mé­thodes de ma­na­ge­ment consis­tant es­sen­tiel­le­ment à exploiter la main d’oeuvre, sous pré­texte de ré­soudre le pro­blème de l’emploi en Tu­ni­sie, alors qu’elles ne rap­portent rien à l’éco­no­mie na­tio­nale. Ce qui s’est pas­sé avec Pe­tro­fac en dit long sur ces mé­thodes de ma­na­ge­ment qui ne pro­fite en rien, ni aux tra­vailleurs, ni même à l’in­té­rêt éco­no­mique du pays.

Nos en­tre­prises na­tio­nales et pri­vées, quant à elles, de plus en plus concur­ren­cées, ne cherchent pas à dé­ve­lop­per les mé­thodes de ma­na­ge­ment et butent sur de sé­rieux pro­blèmes so­ciaux no­tam­ment en ce qui concerne le paie­ment des sa­laires et les cou­ver­tures so­ciales. Ce que pro­pose l’au­teur, afin de dé­ve­lop­per les mé­thodes de ma­na­ge­ment c’est de don­ner aux tra­vailleurs les moyens d’agir. Re­dé­fi­nir le tra­vail au sein de l’en­tre­prise, per­met de faire face aux nou­veaux dé­fis avec le dé­ve­lop­pe­ment des nou­velles de tech­no­lo­gies. Dé­ve­lop­per les mé­thodes de ma­na­ge­ment per­met­tra aux en­tre­prises de sa­voir an­ti­ci­per et s’adap­ter. Ce­la est aus­si va­lable pour nos en­tre­prises afin de leur per­mettre de mo­bi­li­ser leurs res­sources et réus­sir leur trans­for­ma­tion, d’au­tant plus qu’on ne manque ni de com­pé­tences ni même de res­sources. Est-il per­mis non seule­ment de rê­ver, mais d’es­pé­rer ?

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