ILS ONT DIT:

Le Temps (Tunisia) - - Proximité -

«Je fais par­tie d’un gou­ver­ne­ment d’union na­tio­nale et non d’une coa­li­tion par­ti­sane. Et dès le mo­ment où je re­mar­que­rai une dé­via­tion de cette dé­marche je quit­te­rai im­mé­dia­te­ment mon poste. Je fe­rai l’op­po­si­tion même en étant au sein du gou­ver­ne­ment, et je fe­rai par­ve­nir ma voix au moindre écart de l’es­prit d’union na­tio­nale. Tou­te­fois je ne suis tou­jours pas au cou­rant d’une éven­tuelle ini­tia­tive de for­ma­tion d’un Front ré­pu­bli­cain, et je ne peux me pro­non­cer sur ma po­si­tion qu’après consul­ta­tion du prin­cipe et des mo­da­li­tés d’une telle ini­tia­tive.»

Sa­mir Taïeb (Mi­nistre de l’agri­cul­ture, de la Pêche et des Res­sources hy­drau­liques)

«La place des cor­rom­pus est en pri­son. Ce qu’a énon­cé Yous­sef Cha­hed est exac­te­ment ce que pense la ma­jo­ri­té des ci­toyens tu­ni­siens. Il est évident que ce ju­ge­ment est dé­te­nu par le pou­voir ju­di­ciaire. Nous sa­vons que cette cor­rup­tion que nous dé­non­çons a des re­lais au som­met des ins­tances de l’etat. Le pou­voir ju­di­ciaire est in­dé­pen­dant, oui il y a des cor­rom­pus dans le pou­voir ju­di­ciaire comme ailleurs, mais l’in­dé­pen­dance de la jus­tice nous y croyons. Tous ceux qui ne paient pas leurs im­pôts comme l’exige la loi sont des vo­leurs! »

Meh­di Ben Ghar­bia (Mi­nistre char­gé des re­la­tions avec les ins­tances consti­tu­tion­nelles, la so­cié­té ci­vile et les droits de l’homme)

«Le sec­teur de la fri­pe­rie par­ti­cipe à ren­flouer les caisses de l’etat à hau­teur de 13 mil­lions de di­nars, en taxes, an­nuel­le­ment. Tou­te­fois, le poids de l’éva­sion fis­cale dans ce sec­teur est es­ti­mé à 100 mil­lions de di­nars. Aus­si il faut sa­voir que les ex­por­ta­tions dans ce sec­teur ne couvrent que 27% des im­por­ta­tions et ce parce que nous ex­por­tons à des prix moindres que ceux avec les­quels nous avons im­por­té. 25 en­tre­prises par­mi les 47 qui opèrent dans le sec­teur de la fri­pe­rie, ex­portent avec un prix à l’uni­té lar­ge­ment in­fé­rieur du prix d’achat. Ce­ci coûte à l’etat une perte en de­vises de 50 mil­lions de di­nars en plus des dé­chets éva­lués à 131 mil­lions de di­nars.»

Moh­sen Has­san (An­cien mi­nistre du Com­merce)

«Il y a des hommes po­li­tiques qui changent constam­ment de po­si­tion et de par­ti comme des ca­mé­léons, ce qui n’est pas le cas de l’avo­cate et an­cienne membre du par­ti des­tou­rien, Abir Mous­si, qui est tou­jours res­tée co­hé­rente dans ses idées. Elle n’a ja­mais chan­gé de po­si­tion et n’a ja­mais ces­sé de sou­te­nir le par­ti des­tou­rien, choses que beau­coup de Tu­ni­siens res­pectent, ayant ras-le-bol de ceux qui re­tournent leur veste et changent constam­ment de cou­leurs et d’idéo­lo­gie. Ce­ci ne vou­lait pas for­cé­ment dire que les gens ne doivent pas évo­luer et chan­ger d’avis, la vie est une somme d’ex­pé­riences.»

Ol­fa Yous­sef (Uni­ver­si­taire)

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