« Pas ques­tion de ra­ter le dé­part »

Le Temps (Tunisia) - - Sports - Sa­dok SLI­MANE

Gar­dien et ca­pi­taine de la sé­lec­tion na­tio­nale, Ay­men Math­lou­thi est pra­ti­que­ment de toutes les cam­pagnes du club Tu­ni­sie de­puis plus d’une dé­cen­nie. Avec l’âge et l’ex­pé­rience consom­mée, Math­lou­thi dit « Bel­bou­li » est de­ve­nu in­con­tour­nable dans le dis­po­si­tif de l’équipe na­tio­nale. Même par mo­ment il ac­cuse le coup, il de­meure in­con­tes­ta­ble­ment le nu­mé­ro un sur le ter­rain et dans les ves­tiaires. Très écou­té de ses co­équi­piers, il est aus­si à leur écoute vis-à-vis sur­tout de ceux qui font leurs pre­miers pas avec la sé­lec­tion na­tio­nale. De ce­la et du match de cet après-mi­di face à la Gui­née, il a bien vou­lu ré­pondre à nos ques­tions. - Après le chal­lenge de la CAN 2017, c’est à pré­sent ce­lui du Mondial 2018.. - Tout à fait ! Nous sommes à l’orée d’un nou­veau cycle pour l’équipe na­tio­nale. La page de la CAN doit être tour­née pour se consa­crer au­jourd’hui à ce­lui de la CM qui au­ra lieu dans deux ans. Donc à cycle nou­veau, de nou­velles exi­gences, et par consé­quent de nou­veaux ob­jec­tifs. Il va sans dire que notre ab­sence de cette com­pé­ti­tion com­mence à se faire sen­tir de­puis presque une dé­cen­nie. Aus­si, nous sommes mo­ti­vés pour rat­tra­per le re­tard per­du et faire hon­neur à notre dra­peau national. Je pense que la sé­lec­tion d’au­jourd’hui a suf­fi­sam­ment d’ar­gu­ments pour al­ler loin… - ..Quels sont ces ar­gu­ments ? - C’est simple, nous dis­po­sons au­jourd’hui d’un groupe ho­mo­gène, qui évo­lue dans la co­hé­sion de ses in­di­vi­dua­li­tés toutes pour­vues de qua­li­tés tech­niques cer­taines. En ef­fet de­puis la phase des groupes de la CAN, le groupe a ga­gné en sé­ré­ni­té et en os­mose au­tour d’une os­sa­ture de six ou sept joueurs qui s’est des­si­née à tra­vers le temps et la com­pé­ti­tion. Ain­si, l’équipe a ga­gné en équi­libre et en confiance, néan­moins il faut confir­mer cette pro­gres­sion et la CM en est la meilleure oc­ca­sion pour s’af­fir­mer en­core. - Quel bi­lan faites-vous du der­nier stage ? - Sans au­cun doute po­si­tif tant l’am­biance fut cor­recte, les condi­tions de tra­vail re­mar­quables, il n’y a pas de rai­son que ça ne marche pas. Après le tra­vail phy­sique lors d la pre­mière par­tie du stage, avec le vi­sion­nage et le vo­let tac­tique le staff tech­nique s’est em­ployé à concoc­ter un plan tac­tique à mettre en oeuvre face aux gui­néens. L’ob­jec­tif pour nous, il va sans dire, ce sont les trois points de la vic­toire pour prendre ain­si un bon dé­part dans cette com­pé­ti­tion. Par ailleurs, nous sommes conscients de l’im­por­tance du match et de sons ré­sul­tat sur la bonne marche du groupe. - Après le vi­sion­nage, avez­vous une idée pré­cise sur l’ad­ver­saire ? - Bien sûr ! nous avons eu suf­fi­sam­ment le temps d’étu­dier ses points forts et ses fai­blesses, ce que l’on peut dire c’est que le football gui­néen est en pleine phase de re­cons­truc­tion il est ba­sé sur des in­di­vi­dua­li­tés évo­luant à prés de 70% du groupe en Eu­rope, donc des joueurs rom­pus à la haute com­pé­ti­tion, ce qui nous in­cite à plus de vi­gi­lance sur le plan défensif car ce sont des joueurs qui savent bien ex­ploi­ter les es­paces grâce à leur vi­tesse et leur ra­pi­di­té dans les phase de tran­si­tion. Pour nous ce qui compte c’est de pou­voir les cueillir à froid et sa­voir bien gé­rer les dif­fé­rentes pé­ri­pé­ties du match. Pour ce faire, nous sommes te­nus de gar­der notre to­tale concen­tra­tion ce sont des matchs qui se jouent par­fois sur des pe­tits dé­tails. - Des ap­pré­hen­sions pour ce match ? AM : Pas par­ti­cu­liè­re­ment dans la me­sure nous nous sommes bien pré­pa­rés aus­si bien phy­si­que­ment que men­ta­le­ment. A tra­vers le ré­sul­tat po­si­tif du match nous cher­chons en réa­li­té à confir­mer l’ac­quis de la CAN et prou­ver à notre pu­blic que nous sommes en me­sure de trans­for­mer notre rêve d’ac­cès à la phase fi­nale en réa­li­té. Le tout à mon avis c’est de croire et d’oeu­vrer en ce sens, la confiance se­ra dé­ter­mi­nante, bref, un bon état d’es­prit est plus que né­ces­saire. - Un mot au pu­blic ?

- De conti­nuer à nous faire confiance, donc de nous sou­te­nir et par consé­quent de conti­nuer de rê­ver en­semble, car c’est en­semble que nous réus­si­rons.

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