Ryad ap­pelle à un ces­sez-le-feu

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

Yémen

L'ara­bie saou­dite per­çoit des signes de trêve pos­sible au Yémen et a in­vi­té hier les re­belles hou­this à ac­cep­ter un ces­sez-le-feu.

L'ap­pel a été lan­cé à Londres par le mi­nistre saou­dien des Af­faires étran­gères, Adel al Djou­beir, qui a dit es­pé­rer que les Hou­this, qui jouissent de l'ap­pui de l'iran, "re­viennent à la réa­li­té" et conviennent que le Yémen est un pays libre. Les Etats-unis et la Grande-bre­tagne ont lan­cé avant-hier un ap­pel à un ces­sez-le-feu im­mé­diat et sans condi­tion au Yémen, où la guerre entre re­belles hou­this et forces loya­listes sou­te­nues par l'ara­bie saou­dite a fait des mil­liers de morts. Le chef de la di­plo­ma­tie saou­dienne a abon­dé dans le même sens. "Nous ai­me­rions voir un ces­sez-le-feu. Tout le monde veut un ces­sez-le­feu au Yémen, et per­sonne plus que le royaume d'ara­bie saou­dite", a-t-il dé­cla­ré. "Nous sommes prêts, le gou­ver­ne­ment yé­mé­nite est prêt à ac­cep­ter une ces­sa­tion des hos­ti­li­tés si les Hou­this en sont d'ac­cord", a ajou­té le mi­nistre. Adel al Djou­beir a ju­gé que les Hou­this étaient dé­sor­mais sur la dé­fen­sive et avaient de moins en moins de cré­dit au­près de la po­pu­la­tion. "Ils perdent des ter­ri­toires, les gens se mo­bi­lisent contre eux et ils ne sont même plus en me­sure de payer leurs fac­tures", a-t-il dit. La coa­li­tion arabe sous com­man­de­ment saou­dien qui in­ter­vient mi­li­tai­re­ment dans le pays de­puis mars 2015 est par ailleurs sous le feu de vives cri­tiques de la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale de­puis un raid il y a neuf jours qui a fait jus­qu'à 140 morts, se­lon l'onu, lors d'une veillée fu­nèbre à Sa­naa, la ca­pi­tale. Adel al Djou­beir a as­su­ré que le royaume était sou­cieux du res­pect des règles d'en­ga­ge­ment in­ter­na­tio­nales lors de ce conflit. Les per­sonnes re­con­nues cou­pables de cette at­taque se­ront pu­nies, a-t-il dit, et les fa­milles des vic­times dé­dom­ma­gées. Des en­quê­teurs nom­més par Ryad à la suite du drame ont es­ti­mé que le raid avait été en­tre­pris sur la base d'in­for­ma­tions er­ro­nées et que ceux qui l'avaient or­don­né n'avaient pas l'aval de leur com­man­de­ment.

Newspapers in French

Newspapers from Tunisia

© PressReader. All rights reserved.