La junte mi­li­taire veille à la pré­ser­va­tion de l‘éco­no­mie

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

La mort du roi de Thaï­lande, et l’an­née de deuil qui l’ac­com­pagne, sont un dé­fi pour l‘éco­no­mie. Les si­gnaux sont mau­vais: crainte de ten­sions po­li­tiques après la dis­pa­ri­tion de ce roi ras­sem­bleur, dés­in­té­rêt des in­ves­tis­seurs étran­gers, et crois­sance bien en-des­sous du reste de la ré­gion. Les au­to­ri­tés in­ter­disent de vendre sur les trot­toirs. Les ven­deurs n’ont pas d’ar­gent, comme les clients. Les gens achètent ce qui est es­sen­tiel pour leur fa­mille, pas du su­per­flu.” Le baht, la mon­naie thaï­lan­daise, et la bourse étaient stables. La junte mi­li­taire au pou­voir veille à la sta­bi­li­té, et pro­met d’ailleurs que les élec­tions gé­né­rales au­ront bien lieu comme pré­vu l’an pro­chain. Ga­rant de cette sta­bi­li­té aus­si, le ré­gent, qui a été pro­pul­sé au­to­ma­ti­que­ment à cette fonc­tion, puisque le prince a ré­cla­mé un “dé­lai” avant de mon­ter sur le trône. Mal­gré son grand âge, 96 ans, le ré­gent est consi­dé­ré comme l‘émi­nence grise du pa­lais, ce­lui qui tire les fi­celles. La cré­ma­tion du roi au­ra lieu après un an de deuil. C’est seule­ment après que le prince hé­ri­tier Ma­ha Va­ji­ra­long­korn se­ra cou­ron­né.

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