« Il me re­vient de dé­ni­cher les so­lu­tions idoines pour com­bler ces la­cunes »

Le Temps (Tunisia) - - Sports -

Les ré­sul­tats peu pro­bants conju­gués au tol­lé gé­né­ral de la rue dans la ci­té des Agh­la­bides ont fi­ni par avoir rai­son de l'en­tê­te­ment du pré­sident Kai­roua­nais Mou­rad Ben La­khal à pro­té­ger in­dé­fi­ni­ment son en­trai­neur An­to­nio Du­mas contre vents et ma­rais. Il fut fi­na­le­ment contraint sous la pres­sion in­te­nable à se sé­pa­rer de lui ain­si que de son as­sis­tant Ha­fedh Houar­bi, du pré­pa­ra­teur phy­sique Sa­my Ze­ghi­ra et du co­or­di­na­teur gé­né­ral Has­sine Mes­ti­ri. Il est vrai qu'avec des sor­ties aus­si dé­sas­treuses que dé­ce­vantes : CAB ( 0-1), Ta­taouine ( 0-0), CSS ( 3-0), en at­ten­dant L'ESS en match re­tard, la marge de ma­noeuvre s'est dé­fi­ni­ti­ve­ment ame­nui­sée. Un tout pe­tit point en trois sor­ties, quatre buts concé­dés pour une at­taque hi­deu­se­ment muette! Le re­ve­nant So­fiène Hi­dous­si fut ap­pe­lé à la res­cousse pour mettre tout en oeuvre dans le des­sein de sau­ver la ba­raque d'un nau­frage an­non­cé cer­tain. Nous avons donc pris at­tache avec lui pour connaitre son plan de tra­vail à ap­pli­quer avec les Agh­la­bides. En­tre­tien: Le Temps: Vous re­voi­là de nou­veau sur le sen­tier de la guerre mais ce coup-ci à Kai­rouan? So­fiène Hi­dous­si: Comme vous voyez et grâce à Dieu quand on est una­ni­me­ment re­con­nu pour le sé­rieux et le tra­vail bien soi­gné on ne risque pas de res­ter loin des ter­rains. Je re­mer­cie à l'oc­ca­sion les res­pon­sables Kai­roua­nais pour la confiance pla­cée en mon humble per­sonne en dé­ci­dant de re­vivre une ex­pé­rience que j'es­père concluante avec moi. Vous faites sû­re­ment al­lu­sion à votre pas­sage de 2009?

Ab­so­lu­ment où je n'y ai lais­sé que d'ex­cel­lents souvenirs. J'avais à l'époque les Sa­la­ma Kas­daoui, Skan­der Echeikh, Has­sen Ja­beur. Sans ou­blier les Mo­ha­med Ali Ya­kou­bi, Ali Ab­di , Sai­fal­lah Mah­jou­bi que j'ai lan­cés dans le grand bain des sé­niors. Soit mais ne pen­sez-vous pas que vous faites un saut dans l'in­con­nu avec un groupe peu ou prou per­for­mant et un ef­fec­tif pas des plus four­nis?

J'ai tou­jours ado­ré re­le­ver les dé­fis et avec la col­la­bo­ra­tion de tout le monde nous re­mon­te­rons ra­pi­de­ment la pente j'en suis plus que convain­cu. Avec les matches qui s'en­chainent à une vi­tesse ver­ti­gi­neuse, comment al­lez-vous pro­cé­der pour mettre en place vos nou­velles ap­proches et votre fu­ture stra­té­gie? En­core deux matches EOSB à la mai­son et ESZ en dé­pla­ce­ment avant la re­lâche. On doit com­po­ser avec les moyens du bord du­rant ces deux ren­contres avant la re­lâche où tout se­ra re­mis en ques­tion. Mais de­puis le dé­part fort contro­ver­sé des Aoui­chaoui et Layou­ni vers L'ESS, le po­ten­tiel du groupe s'est sin­gu­liè­re­ment ré­duit no­tam­ment de­vant? Je dois com­po­ser avec et il me re­vient de dé­ni­cher les so­lu­tions idoines pour com­bler ces la­cunes. Je connais par­fai­te­ment le groupe pour avoir dis­pu­té la pre­mière jour­née JSK-CAB ( 0-1) à Kai­rouan même alors que j'en­trai­nais les Bi­zer­tins. Le plus grand han­di­cap pour les Agh­la­bides tourne au­tour du fait d'évo­luer au Ali Zouaoui sur un tar­tan des plus mé­diocres du mo­ment que les tra­vaux s'éter­nisent au Ham­da Laoua­ni? Les choses vont ren­trer ra­pi­de­ment dans les l'ordre et on m'an­nonce la fin im­mi­nente de la ré­fec­tion du ter­rain prin­ci­pal de Laoua­ni. Une idée sur vos nou­veaux col­la­bo­ra­teurs? Sa­lem Gd­ha­mi a tra­vaillé avec moi à la JSK en 2009 quant au pré­pa­ra­teur phy­sique Amor Bel Ou­nis, c'est moi qui l'ai ame­né avec moi du mo­ment qu'il m'avait don­né pleine sa­tis­fac­tion à Bi­zerte. On vous sent dé­bor­dant d'op­ti­misme et d'al­lant?

Ce­lui qui a peur de re­le­ver les chal­lenges n'a qu'à se ter­rer chez soi! Oui je dé­borde d'éner­gie et je tiens mor­di­cus à re­do­rer le bla­son de ce glo­rieux bas­tion de football. Un mot pour les sup­por­ter kai­roua­nais? On se connait mu­tuel­le­ment et pro­fon­dé­ment. C'est un pu­blic fin connais­seur jus­qu'à l'âme et qui ap­pré­cie le beau jeu et le football pa­nache. Je me rap­pelle un match contre le CSHL à la mai­son où on per­dait à la mi­temps ( 0-2) avec des joueurs re­ga­gnant les ves­tiaires sous les ap­plau­dis­se­ments nour­ris d'une as­sis­tance sa­tis­faite du ren­de­ment des siens. Nous ren­ver­sâmes à la re­prise la va­peur. Donc avec beau­coup de tra­vail, une dis­ci­pline ri­gou­reuse, le res­pect du maillot et le sou­tien de nos sup­por­ters, nous par­vien­drons à re­don­ner le sou­rire à toute une ré­gion fé­rue du beau spec­tacle et des belles per­for­mances. Pro­mis et je n'ai pas l'ha­bi­tude de par­ler en l'air ! Mo­ha­med Sah­bi RAMMAH

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