«Rid­ha Char­fed­dine doit sor­tir par la grande porte»

Oth­man Je­nayeh :

Le Temps (Tunisia) - - La Une - Sa­dok SLI­MANE

Ré­cem­ment lors d’une émis­sion ra­dio­pho­nique pri­vée lo­cale, l’un des an­ciens pré­si­dents de L’ESS, en l’oc­cur­rence Oth­man Je­nayeh, sor­tant de son mu­tisme, a cru de­voir don­ner son ana­lyse de la si­tua­tion ac­tuelle du club sa­hé­lien no­tam­ment après la dé­mis­sion de Rid­ha Char­fed­dine. Pour Oth­man Je­nayeh ce qui se passe ac­tuel­le­ment à l’etoile « tout sim­ple­ment le re­flet de la si­tua­tion gé­né­rale dans le pays ». En ef­fet, di­ra l’an­cien pré­sident « en dé­pit des ré­sul­tats po­si­tifs jusque-là, le club tout comme d’ailleurs, L’EST est vi­sé par des groupes per­tur­ba­teurs cher­chant à dé­sta­bi­li­ser ces for­te­resses du na­tio­na­lisme dans le pays ». Et de pour­suivre « on com­prend dans ce cas le ras bol d’un homme comme Rid­ha Char­fed­dine ». La so­lu­tion pour Oth­man Je­nayeh ? Mettre tout en oeuvre « pour s’op­po­ser à ce nou­veau phé­no­mène qui mine nos ins­ti­tu­tions en ras­sem­blant les fans ». Re­ve­nant sur la dé­mis­sion du pré­sident de L’ESS, le pré­dé­ces­seur di­ra que « per­sonne ne peut nier ce que Char­fed­dine a consen­ti comme ef­forts fi­nan­ciers pour sou­te­nir l’ac­ti­vi­té du club dans une pé­riode très dif­fi­cile, mais Mon­sieur Char­fed­dine ne doit pas sor­tir par la pe­tite porte. Tous ses ef­forts doivent être ré­com­pen­sés par d’autres titres ». Et Oth­man Je­nayeh de pro­po­ser que le pré­sident dé­mis­sion­naire « aille jus­qu’au terme de son man­dat soit juin 2017 » ain­si dit-il il « pour­ra amé­lio­rer son pal­ma­rès comme pré­sident ». Si l’ob­jec­tif avoué étant « de pour­suivre le fi­nan­ce­ment de l’ac­ti­vi­té du club », l’ex-pré­sident s’em­presse d’af­fir­mer que « Rid­ha Char­fed­dine , en homme res­pon­sable, ne peut pas par­tir sans avoir pla­ni­fié son dé­part de telle sorte que qu’à terme , ni L’ESS ne se­ra l’otage de Char­fed­dine et vice-ver­sa ». «Il faut s’op­po­ser aux «groupes » qui cherchent à dé­sta­bi­li­ser le club» Mais là ce ne sont les pro­pos de Oth­man Je­nayeh, an­cienne gloire de L’ESS, an­cien di­ri­geant du club. A l’évi­dence en sor­tant de son mu­tisme Oth­man Je­nayeh n’a pas non plus ap­por­té de l’eau au mou­lin. De­vrions-nous rap­pe­ler à l’ex-pré­sident de L’ESS que de­puis qu’il a été à la tête de L’ESS, Rid­ha Char­fed­dine n’a ces­sé d’aler­ter la « grande fa­mille de L’ESS » sur la né­ces­si­té de pen­ser dé­jà à l’après- Char­fed­dine et donc de ve­nir à son sou­tien no­tam­ment fi­nan­cier. Par­tant de ce pos­tu­lat jus­te­ment s’il ap­par­tient à Char­fed­dine « de pla­ni­fier son dé­part » il est libre en re­vanche de par­tir quand il le sou­haite et non quand ceux qui ont man­qué à leur simple de­voir de ve­nir à son aide lui fixe la date bu­toir. Non Mon­sieur Je­nayeh, avez-vous ou­blié com­bien de fois le pré­sident dé­mis­sion­naire a sol­li­ci­té le concours mo­ral et fi­nan­cier du co­mi­té des sages dont vous re­niez au­jourd’hui la lé­gi­ti­mi­té(c’est vous qui le dites « le co­mi­té des sages c’est fi­ni) ? Avez-vous ou­blié que ce fa­meux co­mi­té des sages fut par le pas­sé le « fai­seur d’hommes » ? (n’est-ce pas lui qui dé­signe et dé­pose les pré­si­dents ?). Alors pro­vo­quer la réunion d’un tel co­mi­té pour sol­li­ci­ter son sou­tien n’était pas une si­né­cure pour un an­cien pré­sident. Et dans son in­ter­ven­tion Oth­man Je­nayeh de pour­suivre en pro­po­sant même un « deal » au pré­sident dé­mis­sion­naire « consis­tant à dé­lé­guer ses pouvoirs de ges­tion à Hus­sein Je­nayeh et Zied Ja­zi­ri tan­dis que lui , Char­fed­dine conti­nue­ra à … as­sure le fi­nan­ce­ment ». Est-ce bien rai­son­nable ? Est-ce bien la so­lu­tion ap­pro­priée pour en­vi­sa­ger la pro­chaine étape et pré­pa­rer du coup l’après –Char­fed­dine ?

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