Sur l’écran noir de ses nuits blanches…

Le Temps (Tunisia) - - Proximité - Sa­mia HARRAR

Une trêve. Une douce pa­ren­thèse. Qui du­re­ra ce que durent les roses. Un peu plus quand même. Pour la beau­té du geste. Heu­reu­se­ment ! Qu’il tonne, qu’il pleuve ou qu’il vente; tombe la neige comme dans la chan­son, ou un so­leil qui se fait plus ar­dent, les JCC trans­for­me­ront le pay­sage. Il était temps. Le compte à re­bours… Au pro­gramme du jour, ce se­ra ci­né­ma. La nuit aus­si, pas de mou­ron à se faire. Un tour­billon. Un tour­billon d’images, ve­nues de tous les ailleurs, pos­sibles et in­ima­gi­nables, pour nous ou­vrir les yeux sur une in­fi­ni­té de mondes à dé­cou­vrir. Du par­tage, du par­tage, et en­core du par­tage… Dans une salle de ci­né­ma, le temps d’une pro­jec­tion, le mot « dé­mo­cra­tie » prend tout son sens. La même émo­tion, le même émer­veille­ment, les mêmes éton­ne­ments, face aux images qui dé­filent, face à des univers qui se ra­content, et qui se dé­clinent sur tous les tons, per­sonne n’a le droit de tri­cher. Tous as­sis à hau­teur égale, sans per­mis­sion de dé­ro­ger à la règle en se met­tant de­bout pour re­gar­der, il y a quelque ma­gie, quelque charme étrange, quelque mys­tère, qui pré­side aux des­ti­nées de ce sep­tième des Arts, qui pos­sède le pou­voir de réunir, en un même es­pace-temps, tant de per­son­na­li­tés dis­pa­rates, tant de des­tins in­di­vi­duels, et tant de rêves, abou­tis ou pas, au­tour d’un même écran. Le re­gard conver­geant sur le même point, comme hap­pé par une sin­gu­lière hyp­nose, ce­lui qui ose­ra cas­ser le pre­mier, l’har­mo­nie am­biante, au­ra sû­re­ment du mal à en dé­coudre! De­hors, peut im­porte la marche du monde, le ci­né­ma est là, tou­jours fi­dèle. Comme une forme d’es­poir.

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