De l’autre cô­té du mi­roir...

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

Ça se dis­pute, ça se cha­maille, ça règle des comptes en vrac et en dé­tail, par­fois sans faire dans les dé­tails, au pe­tit bon­heur la chance, trois pe­tits tours et ça re­part. En chan­tant? Trop de bruit pour rien et ça se donne en spec­tacle. Sans sour­ciller. Tou­jours droit de­vant, dans le mur. Comme une abeille qui cherche désespérément à tra­ver­ser la même vitre.

Ça se dis­pute, ça se cha­maille, ça règle des comptes en vrac et en dé­tail, par­fois sans faire dans les dé­tails, au pe­tit bon­heur la chance, trois pe­tits tours et ça re­part. En chan­tant? Trop de bruit pour rien et ça se donne en spec­tacle. Sans sour­ciller. Tou­jours droit de­vant, dans le mur. Comme une abeille qui cherche désespérément à tra­ver­ser la même vitre. Elle s’y cogne, in­las­sa­ble­ment, jus­qu’à s’étour­dir, sans ja­mais re­non­cer à son ab­surde pro­jet, étant in­ca­pable de com­prendre qu’elle au­ra beau faire, elle n’y ar­ri­ve­ra pas. Même si elle se cas­sait les deux ailes en ten­tant vai­ne­ment de réus­sir la tra­ver­sée des mi­rages. L’illu­sion peut per­du­rer, mais au bout d’un mo­ment, sa vé­ri­té fait mal. Très mal... “Ni­dâa” par-ci, “Ma­chrou” par-là, avec la Tu­ni­sie en otage. Ce n’est pas très glo­rieux. Pen­dant ce temps les na­vires de guerre mouillent, sans coup fé­rir dans les ports. Il pa­raît qu’ils sont comme Proust: tou­jours à la re­cherche du temps per­du. Des fois où il lui vien­drait à l’idée de ve­nir faire “cou­cou” dans le coin, en sou­ve­nir des jours an­ciens. Non, nous n’avons pas dit heu­reux. Un jeu. C’est peu comme pour les oeufs de Ppâques, qu’il faut cher­cher et cher­cher dans tous les coins de la mai­son. Ou dans le jar­din; à votre conve­nance. Sauf que ce sont des oeufs, qui risquent fort de vous ex­plo­ser entre les mains. Mais qu’à ce­la ne tienne: si c’est pour la bonne cause, pas de sou­ci, il fau­dra bien faire avec. Mais tâ­chez quand même de ne pas trop vous em­mê­ler les pin­ceaux. Et ou­vrez bien vos mi­rettes, ce n’est pas le mo­ment de jouer aux clés des champs, ce ne se­rait pas très ju­di­cieux. Ni très pru­dent il faut bien l’avouer. Et puis, quand vous au­rez fi­ni de jouer à la ma­relle au sein des par­tis, es­sayez la tra­ver­sée des mi­roirs: ça vous réus­si­ra peut-être. Qui sait? Sa­mia HARRAR

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