Mi­chelle Oba­ma, l"amie" d'hilla­ry

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

Pré­si­den­tielle amé­ri­caine

Mi­chelle Oba­ma s'est af­fi­chée avec son "amie" Hilla­ry Clin­ton afin de pro­je­ter une image d'uni­té du camp dé­mo­crate à 12 jours d'un scru­tin pré­si­den­tiel que Do­nald Trump, à la traîne dans les son­dages, a ap­pe­lé à an­nu­ler.

Les deux First La­dy, l'ac­tuelle et l'an­cienne, se sont cha­leu­reu­se­ment em­bras­sées à la tri­bune d'un mee­ting à Wins­ton-sa­lem, en Ca­ro­line du Nord, dans le sud-est des Etatsu­nis. Cette réunion a ras­sem­blé 11.000 per­sonnes, gal­va­ni­sées par la pré­sence de­mi­chelle Oba­ma, comme vous pou­vez le voir dans la vidéo ci-des­sous. La deuxième plus forte affluence pour un ras­sem­ble­ment de cam­pagne de la dé­mo­crate.

"Existe-t-il une per­sonne qui soit da­van­tage source d'ins­pi­ra­tion que Mi­chelle Oba­ma?", a ques­tion­né Hilla­ry Clin­ton, en ap­pe­lant l'au­di­toire à vo­ter le 8 no­vembre, ou si pos­sible de fa­çon an­ti­ci­pée. Plus po­pu­laire aux Etats-unis que son ma­ri Ba­rack, la Pre­mière dame a en­suite pris la pa­role pour pro­di­guer des louanges à l'ex-se­cré­taire d'etat, dont elle a van­té l'ex­pé­rience "su­pé­rieure à n'im­porte quel can­di­dat de notre vi­vant, soit da­van­tage que Ba­rack, da­van­tage que Bill". Oui Hilla­ry est mon amie!" "Au cas où les gens se de­man­de­raient, oui Hilla­ry est mon amie!", a lan­cé Mi­chelle Oba­ma, qui a ces der­nières se­maines sur­pris les ob­ser­va­teurs po­li­tiques en s'im­pli­quant ac­ti­ve­ment pour sou­te­nir la dé­mo­crate dans sa course pré­si­den­tielle.

"C'est le taux de par­ti­ci­pa­tion qui fe­ra la dif­fé­rence", a in­sis­té la femme du pré­sident en ap­pe­lant les élec­teurs à "re­trous­ser leurs manches" et faire leur de­voir de ci­toyen pour bar­rer la route à Do­nald Trump

"Je me sens vrai­ment bien, pleine d'éner­gie (...) mais cette élec­tion n'est pas ter­mi­née tant qu'elle ne l'est pas", a pour sa part as­su­ré Hilla­ry Clin­ton, qui a fê­té mer­cre­di ses 69 ans, tan­dis que son équipe lut­tait contre la dé­mo­bi­li­sa­tion en bran­dis­sant des son­dages mon­trant un léger res­ser­re­ment de la course. Les deux na­tives de Chi­ca­go se sont vu of­frir sur un pla­teau d'ar­gent, par Do­nald Trump, un thème d'ex­pres­sion com­mun: la dé­fense des femmes, vi­sées par des propos dé­gra­dants et mi­so­gynes te­nus en 2005 par le mil­liar­daire et re­trou­vés sur une vieille cas­sette de NBC il y a trois se­maines. Le po­pu­liste ma­gnat de l'im­mo­bi­lier dé­nonce un "sys­tème tru­qué" et crie ha­ro sur les "mé­dias mal­hon­nêtes", les son­dages et les élites "vé­reuses" de Wa­shing­ton. Il a re­layé dans son interview sur Fox News des ru­meurs non confir­mées se­lon les­quelles des urnes élec­tro­niques au Texas, à Phi­la­del­phie ou en­core Chi­ca­go dys­fonc­tion­ne­raient, au pro­fit du ti­cket dé­mo­crate. Pour­quoi même faire une élec­tion? Son pro­gramme est si mau­vais. Nous avons tant de dif­fé­rences." Sur le ter­rain, Do­nald Trump a com­men­cé à sillon­ner l'ohio, un Etat très dis­pu­té où les son­dages lui donnent une lé­gère avance. Lors d'une étape à To­le­do, haut-lieu de l'in­dus­trie au­to­mo­bile, le can­di­dat ré­pu­bli­cain a, avec un sou­rire en coin, sug­gé­ré que le scru­tin n'en va­lait même pas la peine. "Je me dis que nous de­vrions pu­re­ment et sim­ple­ment an­nu­ler l'élec­tion et la don­ner à Trump" a-t-il lan­cé, pro­vo­ca­teur, di­sant de sa ri­vale: "Pour­quoi même faire une élec­tion? Son pro­gramme est si mau­vais. Nous avons tant de dif­fé­rences".

Sans re­lâche, il a dé­non­cé les liai­sons se­lon lui mal­saines entre le tra­vail pas­sé de Clin­ton à la tête de la di­plo­ma­tie amé­ri­caine et le fi­nan­ce­ment des mis­sions ca­ri­ta­tives de la fon­da­tion fon­dée par son ma­ri Bill, s'ap­puyant sur le torrent de mes­sages pi­ra­tés du compte Gmail d'un proche d'hilla­ry Clin­ton, John Po­des­ta, et pu­bliés par Wi­kileaks de­puis bien­tôt trois se­maines. "Nous sommes en route pour Wa­shing­ton. Et nous al­lons cu­rer le ma­ri­got", a-t-il lan­cé plus tôt à Spring­field. Le can­di­dat de 70 ans s'est dit prêt à dé­pen­ser plus de 100 mil­lions de dol­lars de sa poche au to­tal, alors qu'il avait dé­pen­sé en­vi­ron 56 mil­lions au 30 sep­tembre.

Hilla­ry Clin­ton a de son cô­té an­non­cé dé­te­nir un tré­sor de guerre pour les der­nières se­maines de la cam­pagne. Son co­mi­té of­fi­ciel ain­si que deux fonds dé­mo­crates as­so­ciés dé­te­naient au 19 oc­tobre 153 mil­lions de dol­lars de tré­so­re­rie. De quoi fi­nan­cer un blitz pu­bli­ci­taire pour la der­nière ligne droite.

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