Mêmes sou­cis, même ob­jec­tif !

Le Temps (Tunisia) - - sports -

Une fois cette jour­née dis­pu­tée, il nous res­te­ra en­core une seule échéance avant d'en­ta­mer "dé­jà" la phase re­tour avec le moindre point gagné ou per­du pou­vant avoir les ré­per­cus­sions les plus lourdes, les plus dé­ter­mi­nantes no­tam­ment en bas du ta­bleau où pas moins de cinq écu­ries sont sous la me­nace di­recte du pur­ga­toire si on en ex­cepte les autres trois pre­mières ap­pe­lées à dis­pu­ter le play-off. Dra­ma­tique au per­dant Le ha­sard du ca­len­drier a mis les deux avant-der­niers de la se­conde poule face à face dans un ex­plo­sif duel où le vain­cu se trou­ve­rait dans de très sales draps, dans une si­tua­tion dra­ma­tique, du mo­ment que ces deux clubs to­ta­lisent seule­ment trois pe­tits points pour cha­cun et ne de­vancent la lan­terne rouge L'ASM que de deux lon­gueurs. Avec l'im­mi­nence de la phase re­tour, les choses sé­rieuses vont com­men­cer et il est im­pé­ra­tif pour les uns et les autres de se ser­rer les coudes et d'en­gran­ger le maxi­mum de points no­nobs­tant le lieu de dé­rou­le­ment des ren­contres avec comme ar­rière plan cette ter­rible épée de Da­mo­clès sus­pen­due au des­sus de leur tête et por­tant comme écri­teau: " Mal­heur au per­dant!". Soi­gner la per­cus­sion

de­vant Les lo­caux ont, comme on le sait, en­ta­mé très mal leur exer­cice ce qui a contraint le BD a op­ter dès la troi­sième jour­née pour la paire Ka­mel Zoua­ghi­na­bil Tas­co. Un léger mieux a été en­re­gis­tré no­tam­ment sur le plan com­por­te­ment dé­fense (cô­té jar­din) avec un seul but concé­dé en deux sor­ties alors que la moyenne était de trois en­cais­sés entre matches of­fi­ciels et ami­caux. Cô­té cours, l'at­taque conti­nue à dor­mir du som­meil des justes avec seule­ment trois réa­li­sa­tions à son ac­tif. Une lé­thar­gie qui n'a fait que trop du­rer et qui pé­na­lise gran­de­ment le ca­pi­tal points du groupe. Bar­ri­ca­der der­rière, éri­ger les mul­tiples ri­deaux dé­fen­sifs, jouer aux déménageurs ne nour­rissent pas son bon­homme dans la si­tua­tion ac­tuelle du club. Car conti­nuer à gri­gno­ter les pe­tits points de la pa­ri­té à la mai­son voire en dé­pla­ce­ment rime à se conten­ter de mièvres miettes in­con­tes­ta­ble­ment fort pé­na­li­santes à l'ar­ri­vée lors du dé­compte fi­nal. La per­cus­sion et sur­tout l'ef­fi­cience de­vant de­vraient être amé­lio­rées avec un taux de réus­site plus éle­vé. Pour ce faire, les joueurs doivent de dé­faire de cette han­tise de perdre nouant leurs en­trailles. Et un gros tra­vail psy­cho­lo­gique à abattre par le staff mais éga­le­ment par tous ceux qui gra­vitent dans le gi­ron du club en plus bien en­ten­du de la sol­li­ci­tude in­con­di­tion­nelle de tous les sup­por­ters. Que peut Mar­ti­nez en trois

jours ? Quatre dé­faites et une seule vic­toire ont fi­ni par avoir rai­son de l’ex-en­trai­neur des Ci­gognes Lot­fi Seb­ti et de son as­sis­tant Na­bil Be­chaoueche avec leur rem­pla­ce­ment par l'es­pa­gnol Lo­pez Mar­ti­nez as­sis­té par Ha­fedh Gui­tou­ni. Que peu­ven­tils faire et chan­ger en trois jours? Mais la ma­noeuvre est clas­sique, faire sau­ter la maillon faible de la chaine ( le staff tech­nique) his­toire de se pré­ser­ver des cri­tiques acerbes et de la co­lère de la rue. Soit, mais le mal des Bé­jaois est ailleurs car il ne suf­fit pas de re­cru­ter du­rant l'in­ter­sai­son quelques 25 joueurs pour pos­tu­ler im­mé­dia­te­ment à jouer des rôles in­té­res­sants. Il faut lais­ser le temps au temps et pa­tien­ter pour que la mayon­naise prenne. Ce­ci dans des condi­tions nor­males, que dire alors quand les joueurs ne sont pas payés de­puis la nuit des temps ,presque trois mois, et quand ils se pré­sentent sur le ter­rain l'es­prit ta­rau­dé par leurs lourdes dettes à gom­mer? Cet après-mi­di, Ils de­vront cra­va­cher très dur car les lo­caux dos au mur les at­tendent de pied ferme. Dans un match à six point, ça passe où ça casse pour les 22 ac­teurs en pré­sence et mal­heur aux vain­cus qui ver­raient leurs chances de sur­vie sé­rieu­se­ment com­pro­mises au vu de l'in­fer­nal et non moins dé­men­tiel ca­len­drier qui les at­tend au re­tour.

Mo­ha­med Sah­bi RAMMAH

Newspapers in French

Newspapers from Tunisia

© PressReader. All rights reserved.