L’an­cien Bu­reau fé­dé­ral use de sub­ter­fuges contre le dé­par­te­ment de tu­telle !

Le Temps (Tunisia) - - sports -

Le der­by de la ca­pi­tale se­ra joué de­vant 25000 spec­ta­teurs dont 2000 sup­por­ters clu­bistes. Ce fut la dé­ci­sion fi­nale arrêtée, jeu­di en fin d’après-mi­di, après la énième in­ter­ven­tion de la par­tie es­pé­ran­tiste au­près des res­pon­sables du mi­nis­tère de l’in­té­rieur dont le gou­ver­neur de Ben Arous.

Ces der­niers ont fait, par ailleurs, part d’une en­tière dis­po­ni­bi­li­té en per­met­tant aux sup­por­ters « sang et or » l’ac­cès au stade de Ra­dès à la pré­sen­ta­tion de leurs abon­ne­ments. Outre l’ap­pli­ca­tion dès au­jourd’hui de la dé­ci­sion prise par la Tu­telle consis­tant à per­mettre la pré­sence de sup­por­ters de l’équipe d’en face, le Club Afri­cain en l’oc­cur­rence. Les­quels se­ront au nombre de 2000.

22000 billets en cir­cu­la­tion Quelque 20000 à 22000 billets ont été mis en vente, de­puis, hier de­vant les gui­chets du com­plexe de la ci­té d’el Men­zah à par­tir de 9h00, vente qui se pour­sui­vra au­jourd’hui et de­main ma­tin. Vi­rage : ……………………… ... 12 di­nars Pe­louse : ……………………… .17 di­nars Enc. Sup. …………………… ...:25 di­nars Enc.:inf. : …………………… ... 35 di­nars Tri­bune : ……………………..... 50 di­nars

R. B. A Comme on le sait, la Fé­dé­ra­tion tu­ni­sienne des échecs (FTE) dis­pose, de­puis plus d’un mois, d’un nou­veau bu­reau fé­dé­ral pro­vi­soire com­po­sé de six membres char­gé de li­qui­der les af­faires cou­rantes et de te­nir une As­sem­blée gé­né­rale élec­tive dans un dé­lai de trois mois à par­tir de sa dé­si­gna­tion, et ce après dis­so­lu­tion de l’an­cien bu­reau pré­si­dé par le sécuritaire dé­chu, Yos­ri Da­ly.

Les rai­sons de cette dé­ci­sion étaient édic­tées par l’exis­tence d’un rap­port de l’ins­pec­tion du mi­nis­tère de la Jeu­nesse et des Sports fai­sant état de man­que­ments et d’abus graves sur les deux plans ad­mi­nis­tra­tif et fi­nan­cier, sans ou­blier que le même bu­reau dis­sous n’avait plus de lé­gi­ti­mi­té de­puis le 8 avril 2016, date d’ex­pi­ra­tion de son man­dat. Par­mi ses dé­pas­se­ments, on ci­te­ra ses dé­ci­sions ar­bi­traires de ra­dier une quin­zaine de clubs et tous les joueurs de l’équipe na­tio­nale pour des rai­sons fu­tiles avant de « pié­ti­ner » le dra­peau na­tio­nal en en­voyant une équipe de no­vices aux Olym­piades de Ba­kou en Azer­baïd­jan où ils ont pris une « ra­clée » et su­bi une hu­mi­lia­tion his­to­rique. A noter que le Bu­reau dis­sous a dé­po­sé une plainte de­vant le Tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif. En­tre­temps, le Bu­reau pro­vi­soire a fait le né­ces­saire en adres­sant des cor­res­pon­dances d’in­for­ma­tion au Co­mi­té na­tio­nal olym­pique tu­ni­sien (CNOT) et aux ins­tances échi­quéennes ré­gio­nales et in­ter­na­tio­nales. Mais de­vant l’ab­sence de toute suite du­dit Tri­bu­nal, il semble que l’an­cien vice-pré­sident de la FTE, Jaw­har Ben Fraj, ait contac­té le CNOT pour leur don­ner sa ver­sion, pro­vo­quant ain­si une cor­res­pon­dance de la part du pré­sident de ce co­mi­té olym­pique au pré­sident du Bu­reau pro­vi­soire, lui écri­vant qu’il n’a été ni in­for­mé ni consul­té pour cette dé­ci­sion de dis­so­lu­tion, et que pour lui l’an­cien bu­reau reste lé­gi­time. A notre connais­sance, le CNOT n’a pas écrit di­rec­te­ment au mi­nis­tère à ce propos, ce qui fait de la­dite cor­res­pon­dance un fait in­terne et sans va­leur of­fi­cielle. Mais, Ben Fraj a vou­lu ex­ploi­ter cette cor­res­pon­dance pour la tra­duire en an­glais et l’adres­ser aux ins­tances échi­quéennes ré­gio­nales et in­ter­na­tio­nales afin de créer la confu­sion.

Il va de soi que la Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale des Echecs traite dé­jà of­fi­ciel­le­ment avec le nou­veau Bu­reau pro­vi­soire qui est à pied d’oeuvre, alors que le fa­meux Doc­teur Da­ly s’amuse à sur­fer sur Fa­ce­book pour « se mo­quer » de la mi­nistre, Ma­j­dou­line Cher­ni qu’il sur­nomme iro­ni­que­ment « la Lab­ba ». En tout état de cause, on ne sait pas si Meh­rez Bous­sayène, pré­sident du CNOT est au cou­rant qu’une cor­res­pon­dance in­terne est ex­ploi­tée pour ser­vir d’ar­gu­ment en fa­veur de l’an­cien bu­reau qui est en train de com­mettre un grave dé­lit, ce­lui de s’adres­ser en ca­ti­mi­ni à un or­ga­nisme étran­ger pour dé­ni­grer une au­to­ri­té na­tio­nale of­fi­cielle , en l’oc­cur­rence le mi­nis­tère de la Jeu­nesse et des Sports qui a , juste, usé de ses pré­ro­ga­tives et pris une dé­ci­sion con­for­mé­ment aux lois en vi­gueur Fran­che­ment, on se de­mande comment un Bu­reau illé­gal ose s’en prendre à une me­sure lé­gale. Quant aux abus ad­mi­nis­tra­tifs et fi­nan­ciers, il y en a à la pelle et un rap­port a été dé­jà adres­sé au mi­nis­tère avec les jus­ti­fi­ca­tifs né­ces­saires. On se conten­te­ra, ici, de re­le­ver que l’an­cien bu­reau à pio­ché dix mille eu­ros (25 000 DT) d’un vi­re­ment des­ti­né à des dé­penses de ges­tion cou­rante, pour les en­voyer à la FIDE à titre de cau­tion pour une compétition re­por­tée à… 2019 ! On sou­li­gne­ra que M. Ben Fraj a usé de son poste de vi­ce­pré­sident pour per­mettre à son épouse, Mo­nia Kal­lel de de­ve­nir, en l’espace d’un an seule­ment, un temps re­cord, ar­bitre FIDE alors que nor­ma­le­ment, il faut au moins entre 3 ou 4 ans pour dé­cro­cher un tel titre !

Nou­red­dine. H

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