ils ont dit:

Le Temps (Tunisia) - - Proximite -

«Bé­ji Caïd Es­seb­si n’a rien fait pour Ni­daa Tounes, et en­core moins pour la pré­ser­va­tion du pro­jet de so­cié­té de la Tu­ni­sie. Par contre En­nahd­ha pour­suit l’is­la­mi­sa­tion de la so­cié­té tu­ni­sienne sous la cou­ver­ture de l’al­liance avec Ni­daa. Il n’a ja­mais re­non­cé au mi­nis­tère des Af­faires re­li­gieuses, ce­ci en dit long sur sa dé­marche et ses am­bi­tions. Ghan­nou­chi et ses der­nières dé­cla­ra­tions à pro­pos de l’is­lam en co­lère en sont les prin­ci­paux té­moins. Ghan­nou­chi est gé­né­ti­que­ment un Frère mu­sul­man. Il est, ain­si, conçu et il ne chan­ge­ra ja­mais.» Omar S’ha­bou (An­cien di­ri­geant à Ni­daa Tounes)

«Le mi­nis­tère des Do­maines de l’etat agit di­rec­te­ment contre la cor­rup­tion. L’etat a adres­sé un mes­sage im­por­tant à l’en­semble des ci­toyens, sti­pu­lant que l’etat tu­ni­sien va ré­cu­pé­rer ses terres et mettre fin au laxisme. Il faut ré­per­to­rier nu­mé­ri­que­ment les terres ap­par­te­nant à l’etat comme ce­la est fait par exemple en Co­rée. A ce su­jet, j’ai re­çu des to­po­graphes et des géo­graphes pour avan­cer dans ce pro­jet qui s’éta­le­ra sur 5 à 10 ans.» Ma­brouk Kor­chid (Se­cré­taire d’etat char­gé des Do­maines de l’etat et des Af­faires fon­cières)

«La cen­trale syn­di­cale al­lait ap­pe­ler toutes ses struc­tures et ses branches à contrer la loi de fi­nances 2017 si la dé­ci­sion du re­port de l’aug­men­ta­tion de la masse sa­la­riale n’est pas ré­étu­diée. L’UGTT est ou­verte au dia­logue et aux né­go­cia­tions. Une in­vi­ta­tion a été adres­sée à la cen­trale syn­di­cale pour rou­vrir le dia­logue avec le chef du gou­ver­ne­ment, Yous­sef Cha­hed. Une re­prise des né­go­cia­tions est pré­vue pour la se­maine pro­chaine et di­verses in­ter­ven­tions ve­nant de part et d’autre ont été en­re­gis­trées et la so­lu­tion se­ra pro­ba­ble­ment la mise en place d’un ac­cord avec le gou­ver­ne­ment.» Bel­ga­cem Aya­ri (Se­cré­taire gé­né­ral ad­joint de L’UGTT)

«Ceux qui payent leurs im­pôts en Tu­ni­sie, ce sont les sa­la­riés car ils leur sont re­te­nus à la source, le reste font comme ils l’en­tendent. On sait au­jourd’hui qu’il y a une grosse épargne ca­chée, il faut se ré­con­ci­lier avec ces dé­ten­teurs. C’est une ri­chesse qui peut re­ve­nir dans le cycle éco­no­mique. Il y a aus­si l’ar­gent que dé­tiennent les Tu­ni­siens vi­vant à l’étran­ger et qui sont dans l’im­pos­si­bi­li­té de le ra­pa­trier en Tu­ni­sie. Nous sommes dans une guerre et il faut uti­li­ser toutes les armes pos­sibles pour la ga­gner.» Fadhel Ab­del­ke­fi (Mi­nistre du Dé­ve­lop­pe­ment, de l’in­ves­tis­se­ment et de la Co­opé­ra­tion in­ter­na­tio­nale)

Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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