Des en­nuis pour Hilla­ry !

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

Le di­rec­teur du FBI a an­non­cé qu'il al­lait ou­vrir une en­quête sur de nou­veaux cour­riels en­voyés par Hilla­ry Clin­ton de­puis sa mes­sa­ge­rie per­son­nelle, énième re­bon­dis­se­ment d'une af­faire sus­cep­tible de nuire à la can­di­date dé­mo­crate à dix jours de l'élec­tion. Dans une lettre en­voyée aux pré­si­dents ré­pu­bli­cains de com­mis­sions de la Chambre des re­pré­sen­tants, le pa­tron du FBI James Co­mey ex­plique que l'agence fé­dé­rale de­vra dé­ter­mi­ner si ces mes­sages en­voyés lors­qu'elle était se­cré­taire d'etat conte­naient des in­for­ma­tions confi­den­tielles. Il ajoute ne pas être en me­sure de "pré­ci­ser com­bien de temps pren­dra l'ac­com­plis­se­ment de cette tâche sup­plé­men­taire". Lors d'une con­fé­rence de presse à Des Moines, dans l'ohio, Hilla­ry Clin­ton a ap­pe­lé le FBI à rendre pu­bliques im­mé­dia­te­ment toutes les nou­velles in­for­ma­tions dont dis­pose l'agence. Cré­di­tée dans les études d'opi­nion d'une avance de plus en plus large face à Do­nald Trump (six points se­lon le der­nier son­dage Reuters/ip­sos), Hilla­ry Clin­ton souffre tou­te­fois d'un pro­blème de confiance au­près d'élec­teurs qui dé­noncent son goût du se­cret. Ces ré­vé­la­tions pour­raient re­lan­cer ces in­quié­tudes et as­som­brir les der­niers jours de sa cam­pagne dans les Etats dé­ci­sifs. La Bourse de New York a fi­ni en lé­gère baisse ven­dre­di et le dol­lar a chu­té en ré­ac­tion à l'an­nonce, avant de ré­cu­pé­rer en par­tie. Le FBI a pas­sé plu­sieurs mois à en­quê­ter sur l'em­ploi par Hilla­ry Clin­ton d'un ser­veur pri­vé lors­qu'elle di­ri­geait le se­cré­ta­riat d'etat entre 2009 et 2013. Cer­tains des cour­riels en­voyés étaient confi­den­tiels. Le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain in­ter­dit une telle pra­tique mais en juillet, James Co­mey avait es­ti­mé qu'il n'exis­tait au­cun élé­ment dé­mon­trant que Hilla­ry Clin­ton avait en­freint la loi bien que son at­ti­tude ait été ju­gée "ex­trê­me­ment né­gli­gente". Do­nald Trump, qui n'a ja­mais ces­sé de dire que ces pra­tiques "cri­mi­nelles" dis­qua­li­fiaient la can­di­date, n'a pas ra­té l'oc­ca­sion qui lui était of­ferte ven­dre­di.

"C'est le plus gros scan­dale po­li­tique de­puis le Wa­ter­gate et je suis sûr que ce­la va dé­sor­mais être gé­ré de ma­nière adap­tée", a-t-il dit lors d'un mee­ting à Lis­bon, dans le Maine.

"Nous es­pé­rons que toute, toute la jus­tice se­ra faite", a-t-il dit de­vant ses par­ti­sans. Ceux-ci ont ré­pli­qué en chan­tant: "En­fer­mez-la".

"En­core une fois, Hilla­ry Clin­ton ne peut s'en prendre qu'à elle-même", a com­men­té Paul Ryan, pré­sident ré­pu­bli­cain de la Chambre des re­pré­sen­tants.

Hilla­ry Clin­ton a dit avoir ap­pris la dé­cou­verte de ces nou­veaux cour­riels par voie de presse. La can­di­date s'est dite convain­cue qu'ils ne chan­ge­raient pas la donne, es­ti­mant que la re­com­man­da­tion de juillet du FBI, de ne pas en­ga­ger de pour­suites à son égard, res­te­rait va­lable. Se­lon deux sources proches de l'en­quête, ces nou­veaux cour­riels ont été mis à jour dans une en­quête qui ne vi­sait pas Hilla­ry Clin­ton, mais An­tho­ny Wei­ner, l'ex-ma­ri de sa conseillère nu­mé­ro un, Hu­ma Abe­din. Le FBI a été char­gé d'une en­quête sur les mes­sages textes ex­pli­cites qu'au­rait en­voyé l'an­cien dé­pu­té de New York à une jeune fille de 15 ans en Ca­ro­line du Nord et au­rait à cette oc­ca­sion dé­cou­vert des mes­sages d'hilla­ry Clin­ton. Hu­ma Abe­din a an­non­cé en août sa sé­pa­ra­tion d'an­tho­ny Wei­ner, im­pli­qué dans un scan­dale sexuel qui l'a conduit a dé­mis­sion­ner de la Chambre des re­pré­sen­tants.

"Dans le cadre d'une autre af­faire, le FBI a ap­pris l'exis­tence d'emails qui semblent mé­ri­ter une en­quête", écrit James Co­mey dans sa lettre aux par­le­men­taires.

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