Am­mar Souayah : «Le but du CA a tout re­mis en ques­tion!»

Les Es­pé­ran­tistes en­core vic­times de leur suf­fi­sance

Le Temps (Tunisia) - - SPORTS -

Que re­te­nir d’un der­by qui s’est ter­mi­né par un par­tage des points, une pa­ri­té dif­fé­rem­ment ac­cueillie par les com­po­santes des deux équipes de la ca­pi­tale. Dif­fé­rentes dans la me­sure où cô­té es­pé­ran­tiste, on a conti­nué à re­con­naître que l’équipe a, de nou­veau, lais­ser pas­ser une vic­toire qui lui ten­dait les bras. Cô­té clu­biste, le nul a été qua­li­fié de vic­toire mo­rale après le faux pas de la 5ème jour­née d’une part et au vu de la main mise de l’es­pé­rance ST sur le match d’autre part. Une frus­trante troi­sième

pa­ri­té d’af­fi­lée En­core une fois, l’équipe de Bab Soui­ka a été vic­time du gâ­chis de son com­par­ti­ment dé­fen­sif et no­tam­ment au ni­veau de son axe et du manque de concen­tra­tion de ses at­ta­quants une fois dans la zone ad­verse. Ces der­niers se sont, certes, trou­vés de­vant un Ben Mus­ta­pha dans un jour de grâce mais rien ne jus­ti­fie de lou­per un nombre aus­si im­por­tant d’op­por­tu­ni­tés en dé­but de match et tout le long de la se­conde pé­riode de jeu.

Ré­sul­tat : une troi­sième pa­ri­té d’af­fi­lée contre des équipes à la por­tée, sur le pa­pier du moins, d’une Es­pé­rance ST ap­pe­lée à do­mi­ner cette pre­mière phase du cham­pion­nat au vu d’un ef­fec­tif riche en nombre et en qua­li­té, sur le pa­pier là éga­le­ment. Huit buts en six matches soit une moyenne d’un peu plus d’un but par match, ce n’est pas dans les ha­bi­tudes de l’équipe. Les mêmes « bourdes » dans

l’axe de la dé­fense Et comme il faut tou­jours s’y at­tendre, c’est l’en­traî­neur qui doit por­ter le cha­peau. Am­mar Souayah a pour­tant ali­gné une for­ma­tion équi­li­brée au ni­veau de ses trois com­par­ti­ments outre des joueurs tac­ti­que­ment et men­ta­le­ment au point. A preuve, leur en­tame de match avec ce but pré­coce de Ba­dri qui a su­per­be­ment re­pris de la tête un cen­trage de Mbar­ki. But sui­vi d’une quin­zaine de mi­nutes de vaine pos­ses­sion du bal­lon. Com­por­te­ment qui fe­ra dire à Am­mar Souayah : «La bonne en­tame du match et notre do­mi­na­tion dans les mi­nutes qui ont sui­vi nous pré­des­ti­naient à prendre op­tion pour la vic­toire fi­nale. Le but de l’éga­li­sa­tion du CA ve­nu contre le cou­rant du jeu a tout re­mis en ques­tion em­pê­chant l’équipe à mettre un terme à nos der­nières pa­ri­tés». Am­mar Souayah a en­suite mis l’ac­cent sur les oc­ca­sions lou­pées par ses joueurs tout le long de la se­conde mi-temps : « Une pé­riode que mes joueurs ont contrô­lé de bout en bout sans concré­ti­sa­tion en dé­pit des op­por­tu­ni­tés qui se sont pré­sen­tées. Un ren­de­ment pour­tant plus que sa­tis­fai­sant mais mal­heu­reu­se­ment im­pro­duc­tif ». L’en­traî­neur « sang et or » a évi­té d’évo­quer les fausses notes en­tre­vues dans l’axe de sa dé­fense avec un Dhaoua­di qui

conti­nue à re­faire les mêmes er­reurs ou plu­tôt les mêmes bourdes per­met­tant au club Afri­cain d’éga­li­ser et en me­sure d’ajou­ter un autre but sans les deux ré­flexes de Ben Ché­ri­fia de­vant Had­da­di et Sa­ber Kha­li­fa.

Dans l’oeil du cy­clone ? Une bonne par­tie des sup­por­ters de l’es­pé­rance ST a pris, de nou­veau, pour cible Am­mar Souayah lui fai­sant por­ter, à lui seul, la res­pon­sa­bi­li­té de ce nou­veau se­mi-échec. Le­quel Souayah leur a ré­pon­du que : « les res­pon­sables du club sont bien pla­cés pour por­ter un ju­ge­ment de va­leur sur son tra­vail. Nous al­lons conti­nuer à tra­vailler, le ren­de­ment de l’équipe est sa­tis­fai­sant, quelques dé­tails res­tent à cor­ri­ger, nous fe­rons en sorte d’y par­ve­nir ».

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