«Je fé­li­cite mes joueurs pour leurs ef­forts !»

Le Temps (Tunisia) - - SPORTS - Re­cueillis par Mou­rad AYARI

L’en­traî­neur du Club Afri­cain Kaïs Yâa­kou­bi, sans pa­voi­ser car son équipe ne s’est pas im­po­sée, était sa­tis­fait du par­tage des points et il ne l’a pas ca­ché. Dans la con­fé­rence d’après-match, il est re­ve­nu sur le der­by de di­manche der­nier en af­fi­chant une bonne mine. Le tech­ni­cien clu­biste s’est dit sa­tis­fait du ren­de­ment de son équipe, du point du match nul, il s’est ex­cu­sé au­près du juge de touche pour un geste qu’on au­rait mal in­ter­pré­té et de ses joueurs qui avaient be­soin de lui sur le banc des rem­pla­çants et non ailleurs. Il l’a fait en ces termes : «Nous avons fait une très mau­vaise en­tame de match puis­qu’on a en­cais­sée un but dans les toutes pre­mières mi­nutes de la ren­contre. On a eu peur car le scé­na­rio de la fi­nale ris­quait de se re­pro­duire. On est re­ve­nu dans le match après le pre­mier quart d’heure. Mes joueurs com­men­cèrent alors à sor­tir la tête de l’eau. Lors des der­nières vingt-cinq mi­nutes, nous au­rions pu tuer le match sans cette oc­ca­sion ra­tée par Khé­li­fa. Lors de la deuxième pé­riode nous avons évo­lué avec un bloc bas et ce n’était pas vou­lu. Sur le plan ma­thé­ma­tique, le nul nous per­met­tait de gar­der notre fau­teuil de lea­der. On a gé­ré le jeu et nous avons gom­mé la co­pie de la fi­nale et ce fut en quelque sorte pour nous une re­vanche spor­tive. Certes, la pos­ses­sion était es­pé­ran­tiste lors de la deuxième pé­riode, mai­son on sait tous que do­mi­ner ne suf­fit pas pour l’em­por­ter. Je rap­pelle que lors de notre der­nière sor­tie face au Stade Ga­bé­sien, nous avions eu par mo­ments jus­qu’à 81 % de pos­ses­sion de la balle sans concré­ti­ser la moindre oc­ca­sion. Je suis sa­tis­fait du match nul et je fé­li­cite les joueurs pour les ef­forts four­nis ».

Mea culpa ! Pour son geste envers le juge de touche, Yâa­kou­bi l’ex­plique ain­si : « Oui j’étais ten­du, mais pas sur tout le match. Il ne faut pas me ju­ger sur une ac­tion. On a par­ta­gé, moi et Lot­fi Rouis­si, la di­rec­tion du der­by. Sur l’ac­tion qui a fait que je quitte le banc, je suis per­sua­dé que la balle est sor­tie et le geste que j’ai fait envers l’ar­bitre de la ren­contre n’était pas of­fen­sant. Tout ce que je vou­lais dire au juge, c’est d’être plus pré­cis dans ces dé­ci­sions, mais mon geste a été in­ter­pré­té au­tre­ment. Je n’ai même pas ou­vert la bouche. Je m’ex­cuse si j’ai fau­té. Ce­ci étant, l’ar­bitre a peut-être vou­lu ven­ger son as­sis­tant qui n’est autre que son frère. J’in­ter­prète sa dé­ci­sion de cette ma­nière. Quoi qu’il en soit, je m’ex­cuse envers tout le monde, et l’ar­bitre et mes joueurs qui avaient be­soin de moi sur le banc et non pas sur les gra­dins ». Nous avons cor­ri­gé notre

co­pie Staff tech­nique et joueurs n’ont pas ou­blié la fa­çon avec la­quelle ils ont per­du leur der­nier match face à l’es­pé­rance de Tu­nis en fi­nale de la coupe de Tu­ni­sie. Ce der­nier der­by au­ra fi­na­le­ment ser­vi aux joueurs de s’en li­bé­rer dé­fi­ni­ti­ve­ment : « Pour re­ve­nir au match, je tiens à pré­ci­ser que nous n’avons pas bais­sé sur le plan phy­sique. Glo­ba­le­ment le ren­de­ment des joueurs est des plus ac­cep­tables. Au­jourd’hui, on a en­ter­ré dé­fi­ni­ti­ve­ment le match de coupe et j’es­père qu’on pour­sui­vra de la même ma­nière. Dans la tête des joueurs, la fi­nale était om­ni­pré­sente, et avec la pres­ta­tion de ce di­manche (avant-hier), ils ont réus­si à l’en­le­ver de leurs têtes ».

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