Le Pre­mier mi­nistre ba­laye les «lignes rouges» eu­ro­péennes

Le Temps (Tunisia) - - MONDE -

Tur­quie

La Tur­quie n'a que faire des "lignes rouges" eu­ro­péennes en ma­tière de li­ber­té de la presse, a af­fir­mé hier le Pre­mier mi­nistre Bi­na­li Yil­di­rim, au len­de­main de l'ar­res­ta­tion de plu­sieurs membres de la ré­dac­tion de Cum­hu­riyet, un quo­ti­dien d'op­po­si­tion. Mar­tin Schulz, pré­sident du Par­le­ment eu­ro­péen, a es­ti­mé sur Twit­ter qu'une "nou­velle ligne rouge" avait été fran­chie avec ces in­ter­pel­la­tions. "Mes frères, nous nous fi­chons des lignes rouges. C'est au peuple de les tra­cer. Quelle im­por­tance vos lignes ont-elles ?", a dé­cla­ré le chef du gou­ver­ne­ment, s'adres­sant aux membres du groupe par­le­men­taire de L'AKP, le par­ti au pou­voir. "Nous n'avons pas de pro­blème avec la li­ber­té de la presse. C'est ce que nous ne pou­vons pas faire com­prendre à nos amis eu­ro­péens. Ils mettent tou­jours la li­ber­té de la presse en tra­vers de notre che­min dans la lutte contre le ter­ro­risme", a-t-il ajou­té.

La po­lice turque a pro­cé­dé lun­di à l'ar­res­ta­tion d'une dou­zaine de membres du per­son­nel de Cum­hu­riyet, dont son ré­dac­teur en chef, ac­cu­sés de crimes com­mis au nom des sé­pa­ra­tistes kurdes et du ré­seau du pré­di­ca­teur Fe­thul­lah Gü­len, qu'an­ka­ra consi­dère comme l'ins­ti­ga­teur du coup d'etat man­qué du 15 juillet. Outre Mar­tin Schulz, l'union eu­ro­péenne et les Etats-unis ont condam­né ces ar­res­ta­tions. "Nous ne nous ren­drons pas", a af­fir­mé hier le quo­ti­dien sur sa "une". Plu­sieurs di­zaines de per­sonnes ont mon­té la garde du­rant la nuit de­vant les lo­caux du jour­nal à Is­tan­bul.

Le Pre­mier mi­nistre turc

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