Sit-in de­vant le tri­bu­nal

Le Temps (Tunisia) - - Faits De Société -

En gé­né­ral les sit-in se font de­vant le pa­lais de Jus­tice de Bab Bé­nat ou les tri­bu­naux où se tiennent les au­diences pu­bliques.

La cour de cas­sa­tion, n’étant que juge du droit n’est pas ha­bi­li­tée à re­voir les af­faires sur le fond ni le quan­tum de la peine en ma­tière pé­nale. C’est la rai­son pour la­quelle il n’y a pas d’au­diences pu­bliques , seuls les avo­cats peuvent as­sis­ter pour plai­der dans cer­tains cas très rares.

Or un sit-in a été te­nu par les ha­bi­tants de Mel­las­sine pour sou­te­nir la mère du pe­tit Yas­sine vio­lé et sau­va­ge­ment as­sas­si­né par le mi­li­taire pré­nom­mé « Sha­lan­ka » et qui se fait pas­ser pour un dé­tra­qué.

Son in­cul­pa­tion par le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique près le tri­bu­nal mi­li­taire d’ho­mi­cide vo­lon­taire avec pré­mé­di­ta­tion sur la base des ar­ticles 201 et 202 du code pé­nal, a été confir­mée tant par le juge d’ins­truc­tion que par la chambre d’ac­cu­sa­tion.

L’ac­cu­sé s’est donc pour­vu en cas­sa­tion, et la cour a re­je­té son re­cours.

C’est ce qui ex­plique le sit-in de­vant la Cour d’ap­pel au cours du­quel la mère de l’en­fant as­sas­si­né, ain­si que ceux qui sont ve­nus nom­breux la sou­te­nir, ont ré­cla­mé que l’as­sas­sin soit condam­né à la peine ca­pi­tale. Ils scan­daient en choeur « à mort le cri­mi­nel, à mort l’as­sas­sin ! ». de dia­bo­li­ser les avo­cats. Ces mêmes per­sonnes font le tour des pla­teaux té­lé­vi­sés et vont jus­qu’à les qua­li­fier de vo­leurs. Ain­si les gens ont l’idée que ce sont les im­pôts due par les avo­cats qui com­ble­ront le dé­fi­cit bud­gé­taire ce qui est to­ta­le­ment faux ! Ce pro­jet de loi ne ré­sis­te­ra pas parce qu’il est in­cons­ti­tu­tion­nel », a-t-il sou­li­gné. Dans un com­mu­ni­qué pu­blié par la suite , le bâ­ton­nier a sou­li­gné au nom des avo­cats que « l’ac­cal­mie est de mise pour le mo­ment en at­ten­dant le ré­sul­tat des concer­ta­tions avec le gou­ver­ne­ment. Mais si celles-ci n’abou­tissent pas il y au­ra re­tour à une lutte achar­née en vue de l’amen­de­ment du pro­jet de la loi de finances qui dans sa mou­ture ac­tuelle porte at­teinte à la pro­fes­sion ».

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