Bo­ris Boillon dé­croche une mis­sion à L’ONU

An­cien am­bas­sa­deur fran­çais contro­ver­sé

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

L’an­cien am­bas­sa­deur en Irak et en Tu­ni­sie, qui a été proche conseiller de Ni­co­las Sar­ko­zy, vient de se voir confier une mis­sion au­près des Na­tions unies, à New York.

Il est de re­tour au Quai d’or­say. L’an­cien am­bas­sa­deur Bo­ris Boillon, qui avait été in­ter­pel­lé avec plus de 350.000 eu­ros en li­quide à la gare du Nord, en 2013, a été ré­in­té­gré au sein du mi­nis­tère des Af­faires étran­gères et a dé­cro­ché une mis­sion au­près des Na­tions unies, à New York, ré­vèle Le Fi­ga­ro.

In­ter­pel­lé avec 350.000 eu­ros en li­quide en 2013 A 47 ans, Bo­ris Boillon a dé­jà une longue car­rière der­rière lui. An­cien am­bas­sa­deur de la France à Bag­dad et à Tu­nis avant l’ar­ri­vée de Fran­çois Hol­lande au pou­voir, ce proche conseiller de Ni­co­las Sar­ko­zy a sillon­né l’irak pour sou­te­nir des contrats commerciaux à seule­ment 40 ans. En 2012, il avait de­man­dé sa mise en dis­po­ni­bi­li­té après l’élec­tion de Fran­çois Hol­lande. De­ve­nu consul­tant dans le pri­vé, il avait fait par­ler de lui pour son in­ter­pel­la­tion gare du Nord, à Pa­ris, alors qu’il se dé­pla­çait avec 350.000 eu­ros et 40.000 dol­lars en li­quide sur lui et s’ap­prê­tait à mon­ter dans un train pour Bruxelles. Une en­quête pré­li­mi­naire est tou­jours en cours. Avant même cet épi­sode, il avait dé­jà dé­frayé la chro­nique lors­qu’il était en­core am­bas­sa­deur en Tu­ni­sie, avec une pho­to en maillot de bain, ou pour son at­ti­tude en­vers les jour­na­listes tu­ni­siens.

Ré­in­té­gré au Quai d’or­say de­puis sep­tembre

Le grand re­por­ter au Fi­ga­ro Georges Mal­bru­not, qui l’a beau­coup cô­toyé, dé­crit un homme au com­por­te­ment san­guin. «C’est un homme qui a beau­coup de qua­li­tés et beau­coup de dé­fauts d’après ceux qui l’ont bien connu. C’est quel­qu’un de cou­ra­geux, en Irak il se dé­pla­çait beau­coup, il avait noué beau­coup de contacts avec les res­pon­sables et il parle arabe», ex­plique le jour­na­liste au­près de BFMTV. «Mais aus­si beau­coup de dé­fauts, car avec lui, la forme tue le fond, et il s’af­fran­chis­sait de toutes les règles en usage dans le corps di­plo­ma­tique».

Mais de­puis sep­tembre, il a ré­in­té­gré le Quai d’or­say, af­fec­té à L’ONU au­près de la dé­lé­ga­tion fran­çaise. Pour jus­ti­fier ce choix, le mi­nis­tère met en avant la pré­somp­tion d’in­no­cence et as­sure que Bo­ris Boillon avait tout à fait le droit de re­trou­ver un poste après la fin de sa mise en dis­po­ni­bi­li­té.

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