Que de la­cunes à com­bler, à com­men­cer par la co­hé­sion et les choix tac­tiques !

Après la piètre pres­ta­tion de la Tu­ni­sie, en ami­cal, contre la Mau­ri­ta­nie

Le Temps (Tunisia) - - Sports - Ameur KERKENNI

Quatre jours après sa piètre sor­tie face à la Li­bye l’équipe na­tio­nale s’en­glue dans la mé­dio­cri­té et se fait te­nir en échec par la Mau­ri­ta­nie clas­sée 119ème mon­dial. A peine trois ou quatre joueurs ont pu, plus ou moins, ti­rer leur épingle du jeu et là on fait al­lu­sion no­tam­ment à Jri­di, Mâa­loul, Ben Amor, Oues­la­ti et Bguir. Tout le reste de l’équipe pas­sa lar­ge­ment à cô­té de son su­jet. Le ren­de­ment de l’équipe de Tu­ni­sie fut en ef­fet d’une af­fli­geante qua­li­té sur le double plan in­di­vi­duel et col­lec­tif.

C’est ain­si que l’axe cen­tral de la dé­fense ani­mée pour­tant par trois dé­fen­seurs cen­traux qui ne sont pas ac­tuel­le­ment au mieux de leur forme ( de Dhaoua­di, Ben Yous­sef et Abdennour) a flot­té à la moindre ac­cé­lé­ra­tion de l’ad­ver­saire mau­ri­ta­nien, bat­tant dan­ge­reu­se­ment des ailes sous les coups de bou­toir de Dia­ki­té qui a consti­tué, par sa tech­nique et sa vé­lo­ci­té balle au pied, un constant dan­ger pour l’ar­rière garde tu­ni­sienne. D’ailleurs, sans le mon­tant et l’as­su­rance de Jri­di qui ef­fa­ça un but tout fait en re­pous­sant en cor­ner un tir à bout por­tant de l’attaquant mar­sois, la Mau­ri­ta­nie au­rait pu s’en sor­tir avec la vic­toire.

Un mi­lieu ef­fa­cé Rien à re­pro­cher à Mo­ha­med Amine Ben Amor qui a rem­pli plu­tôt conve­na­ble­ment son rôle au ni­veau de la ré­cu­pé­ra­tion, tout en contri­buant, avec plus ou moins de réus­site, dans la re­lance et l’animation of­fen­sive. Par contre Sli­ti qui a al­ter­né le bon et le moins bon a été loin de ré­édi­ter sa sor­tie à Al­ger. Mais la grande dé­cep­tion est ve­nue de Azou­ni et Khar­zi. Le pre­mier n’a pas don­né le ren­de­ment es­comp­té de lui, ca­fouillant à l’ap­proche des bois ad­verses. Le se­cond dont la pres­ta­tion face à la Li­bye fut mi-figue mi-rai­sin a été à cô­té de la plaque. Au­teur d’une pe­tite sor­tie, le so­cié­taire de Sun­der­land fut l’au­teur d’un geste an­ti spor­tif in­digne d’un joueur pro­fes­sion­nel et as­su­mait par-des­sus le mar­ché les res­pon­sa­bi­li­tés de ca­pi­taine de l’équipe geste qui lui a d’ailleurs coû­té le car­ton rouge. En­trée tar­dive de Bguir et de Oues­la­ti Khar­zi qui n’était donc que l’ombre de lui­même de­vait être rem­pla­cé bien avant son ex­pul­sion par l’ar­bitre de la ren­contre par Bguir. La sor­tie Azou­ni, très ef­fa­cé, s’im­po­sait dès le dé­but de la se­conde pé­riode. Le nî­mois de­vait en ef­fet cé­der sa place à Ab­del­ka­der Oues­la­ti juste à la re­prise. Mais Kas­perc­zak en a vou­lu au­tre­ment, re­por­tant contre toute lo­gique la ren­trée de Bguir (70’) et de Oues­la­ti (83’). L’un et l’autre ont réus­si à don­ner plus d’ins­pi­ra­tion au mi­lieu du ter­rain au ni­veau de la re­lance et de la construc­tion du jeu. Des choix à re­voir et du pain sur la planche ! A la lu­mière des ses deux sor­ties contre la Li­bye et la Mau­ri­ta­nie, l’équipe na­tio­nale dé­plore, à quelques se­maines de la phase fi­nale de la CAN de nom­breuses la­cunes sur tous les plans du jeu qui sus­citent l’in­quié­tude du pu­blic spor­tif tu­ni­sien. L’heure n’étant plus aux ater­moie­ments, il est im­pé­ra­tif que la FTF mette le ho­là et se concerte avec le staff tech­nique dans le but d’éta­blir un pro­gramme de re­dres­se­ment de l’équipe na­tio­nale. Avec ce qu’elle a lais­sé en­tre­voir à Al­ger et à Ga­bés, celle-ci ne se­ra as­su­ré­ment pas en me­sure d’al­ler loin dans la pro­chaine CAN où elle au­ra af­faire à des poin­tures d’une autre di­men­sion.

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