Em­ma­nuel Ma­cron en franc-ti­reur

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

La can­di­da­ture d'em­ma­nuel Ma­cron à l'élec­tion pré­si­den­tielle de 2017 té­ta­nise la gauche so­cia­liste, qui re­doute l'im­plo­sion et la dis­per­sion si elle est éli­mi­née dès le pre­mier tour, ce que les son­dages pré­disent au­jourd'hui sys­té­ma­ti­que­ment. Le pré­sident du groupe so­cia­liste à l'as­sem­blée na­tio­nale, Bru­no Le Roux, a re­pro­ché sur Ra­dio Clas­sique à l'ex-mi­nistre de l'economie de Fran­çois Hol­lande son re­fus de se sou­mettre à la pri­maire or­ga­ni­sée par le PS en jan­vier pro­chain.

La can­di­da­ture d'em­ma­nuel Ma­cron à l'élec­tion pré­si­den­tielle de 2017 té­ta­nise la gauche so­cia­liste, qui re­doute l'im­plo­sion et la dis­per­sion si elle est éli­mi­née dès le pre­mier tour, ce que les son­dages pré­disent au­jourd'hui sys­té­ma­ti­que­ment. Le pré­sident du groupe so­cia­liste à l'as­sem­blée na­tio­nale, Bru­no Le Roux, a re­pro­ché sur Ra­dio Clas­sique à l'ex-mi­nistre de l'economie de Fran­çois Hol­lande son re­fus de se sou­mettre à la pri­maire or­ga­ni­sée par le PS en jan­vier pro­chain. "Ma­cron nous condamne à dis­pa­raître s'il ne passe pas par les pri­maires", a-t-il dé­cla­ré. "Dans une gauche pro­gres­siste, il ne peut pas y avoir deux ou trois can­di­dats, il faut qu'il n'y en ait qu'un." Le se­cré­taire d'etat char­gé des re­la­tions avec le Par­le­ment, Jean-ma­rie Le Guen, in­ter­ro­gé par RTL, a pour sa part ju­gé "am­bi­guë" et im­pro­duc­tive la can­di­da­ture of­fi­cia­li­sée mer­cre­di par Em­ma­nuel Ma­cron. "Je crois que sa can­di­da­ture est celle d'un mo­ment, celle d'une illu­sion qui est qu'on peut faire le dé­pas­se­ment de la gauche et de la droite", a dé­cla­ré ce proche du Pre­mier mi­nistre, Ma­nuel Valls. "Ma­cron c'est un peu (...) 'tout le monde il est beau tout le monde il est gen­til' (...) Je crois que ça ne cor­res­pond en rien à la si­tua­tion de notre pays, même s'il ap­porte des idées (...) et si sa pos­ture a quelque chose d'un pe­tit peu ra­fraî­chis­sant par ailleurs", a-t-il ajou­té. Jean-ma­rie Le Guen a es­ti­mé qu'en re­fu­sant de pas­ser par les pri­maires, Em­ma­nuel Ma­cron pour­sui­vait une "aven­ture in­di­vi­duelle" et "sans is­sue".

Droite di­vi­sée sur l'in­ter­pré­ta­tion A droite, l'an­cien mi­nistre Les Ré­pu­bli­cains (LR) Bru­no Le Maire, can­di­dat à la pri­maire de la droite en passe de perdre son pa­ri d'in­car­ner le re­nou­vel­le­ment, pré­fère pour sa part voir dans la can­di­da­ture d'em­ma­nuel Ma­cron un symp­tôme des chan­ge­ments en cours dans le pay­sage po­li­tique fran­çais. "Ça fait des mois qu'on pense que c'est Fran­çois Hol­lande qui va être l'ad­ver­saire. Donc on est tous les mains dans les poches en se di­sant 'pas de pro­blème, ce­lui qui gagne le 27 (au se­cond tour de la pri­maire à droite) gagne en mai pro­chain", a-t-il dé­cla­ré à France In­fo. "Mais le pay­sage est en train de chan­ger com­plè­te­ment pour une rai­son, c'est que par­tout ailleurs on re­nou­velle", a-t-il ajou­té. "On re­nou­velle à gauche avec la can­di­da­ture d'em­ma­nuel Ma­cron, on re­nou­velle chez les Verts (...) qui ont éli­mi­né Cé­cile Du­flot et mis Yan­nick Ja­dot à la place, on re­nou­velle au Front na­tio­nal parce que, quoi qu'on en pense, Ma­rine Le Pen, n'ayant ja­mais exer­cé le pou­voir, in­carne ce re­nou­vel­le­ment." Et d'es­ti­mer que LR se­rait le seul par­ti en France qui ne "re­nou­vel­le­rait pas les têtes, les idées, les pro­po­si­tions po­li­tiques". Se­lon les son­dages, les fa­vo­ris de la pri­maire à droite sont les an­ciens Pre­miers mi­nistres Alain Jup­pé et Fran­çois Fillon et l'ex-chef de l'etat Ni­co­las Sar­ko­zy. "Nous pre­nons un risque, si nous n'en­ten­dons pas la vo­lon­té de re­nou­vel­le­ment fa­rouche des Fran­çais, qui veulent qu'on passe à autre chose", a conclu Bru­no Le Maire. L'an­cien mi­nistre LR Fran­çois Ba­roin, proche de Ni­co­las Sar­ko­zy, re­jette au contraire l'idée qu'em­ma­nuel Ma­cron, "un en­fant de la Hol­lan­die", puisse in­car­ner le re­nou­veau. "Il por­te­ra la res­pon­sa­bi­li­té de l'écla­te­ment de la gauche", a-t-il pré­dit sur Eu­rope 1.

'Em­ma­nuel Ma­cron

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