Ils ont dit

Le Temps (Tunisia) - - Proximite -

«La justice n’est tou­jours pas ré­for­mée et reste im­puis­sante, elle n’est pas ca­pable de tran­cher dans les af­faires de meurtre, et plus par­ti­cu­liè­re­ment les as­sas­si­nats po­li­tiques, en toute ob­jec­ti­vi­té, neu­tra­li­té et in­dé­pen­dance. Le re­tour les ligues dites de pro­tec­tion de la ré­vo­lu­tion est la res­pon­sa­bi­li­té de cer­tains par­tis po­li­tiques comme En­nahd­ha, le CPR ou en­core Ni­daa Tounes. La coa­li­tion des par­tis au pou­voir a contri­bué à dis­si­mu­ler la vé­ri­té dans les as­sas­si­nats po­li­tiques.» Ham­ma Ham­ma­mi (Porte-pa­role of­fi­ciel du Front po­pu­laire)

«Nous sommes en train de vivre la fis­ca­li­té de la crise mais éga­le­ment la crise de la fis­ca­li­té. Pour moi la ré­forme fis­cale n’a pas de place dans la Loi de fi­nances qui com­porte néan­moins des pe­tites me­sures fis­cales. L’etat ira cher­cher l’ar­gent des taxes que les contre­ban­diers doivent payer. Pour pa­rer à l’ac­tuelle si­tua­tion, il faut ré­vo­lu­tion­ner l’ad­mi­nis­tra­tion fis­cale. J’es­père qu’on le fe­ra! Ce pro­jet de loi qu’on a au­jourd’hui, s’adapte à la si­tua­tion. On est obli­gé d’ap­pli­quer cer­taines me­sures comme les 7,5 % pour les en­tre­prises. Ce que je peux vous ga­ran­tir c’est que même les contre­ban­diers paie­ront ce qu’ils doivent, ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent. L’etat est pré­sent!» Fay­çal Der­bel (Mi­nistre conseiller au­près du chef du gou­ver­ne­ment, char­gé de la fis­ca­li­té)

«Nous avons ef­fec­ti­ve­ment en­le­vé un cer­tain nombre d’ar­ticles tout en pré­ser­vant l’équi­libre bud­gé­taire pla­ni­fié pour 2017. Les dis­cus­sions en com­mis­sion des fi­nances ont été dif­fi­ciles sur deux su­jets prin­ci­paux qui sont l’im­po­si­tion des professions li­bé­rales et la po­li­tique fis­cale d’oc­troi des cré­dits à usage d’ha­bi­ta­tion en fa­veur de la classe moyenne.

A pro­pos des professions li­bé­rales, de nou­velles pro­cé­dures ont été mises en place tout en ten­tant de lut­ter au maxi­mum contre l’éva­sion fis­cale et tous ceux qui échappent à l’im­pôt.» La­mia Zri­bi (Mi­nistre des Fi­nances)

«La ma­jo­ri­té des points de dis­corde concer­nant le pro­jet de loi des Fi­nances au titre de l’an­née 2017 ont été ré­glés. Je ne pense pas que L’UGTT puisse ap­pe­ler au boy­cott car il s’agit d’une ins­ti­tu­tion na­tio­nale char­gée de la ges­tion des af­faires du pays, ayant, de sur­croît, si­gné l’ac­cord de Car­thage, et là jus­te­ment j’in­siste sur le fait que les sa­cri­fices doivent être par­ta­gés de tous et mon sou­hait est de voir les dif­fé­rentes par­ties ar­ri­ver à un ter­rain d’en­tente concer­nant la ques­tion épi­neuse du re­port des aug­men­ta­tions sa­la­riales.» Nou­red­dine Bhi­ri (Pré­sident du bloc par­le­men­taire is­la­miste au sein de L’ARP)

Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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