Ab­sence de ré­formes fon­da­men­tales

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

La ma­jo­ri­té des dé­pu­tés ont cri­ti­qué le pro­jet de loi de fi­nances pour l'an­née 2017, le­quel n'ap­porte pas, d'après eux, des ré­formes fon­da­men­tales mais seule­ment des so­lu­tions conjonc­tu­relles. Lors du dé­bat au­tour du bud­get de l'etat pour l'exer­cice 2017, en­ta­mé ven­dre­di, juste après la Dé­cla­ra­tion du gou­ver­ne­ment,les dé­pu­tés ont es­ti­mé que le pro­jet de loi de fi­nances, dans sa ver­sion ac­tuelle, té­moigne de l'ab­sence d'une vi­sion po­li­tique et so­cio-éco­no­mique claire du gou­ver­ne­ment Cha­hed au­quel ils re­prochent l'ab­sence d'une vi­sion claire concer­nant les pers­pec­tives de l'éco­no­mie tu­ni­sienne au cours des trois pro­chaines an­nées et l'ab­sence de conti­nui­té dans les po­li­tiques de l'etat. Cer­tains dé­pu­tés ont été plus pré­cis et cri­ti­qué le manque de ri­gueur dans la lutte contre la cor­rup­tion.

La ma­jo­ri­té des dé­pu­tés ont cri­ti­qué le pro­jet de loi de fi­nances pour l'an­née 2017, le­quel n'ap­porte pas, d'après eux, des ré­formes fon­da­men­tales mais seule­ment des so­lu­tions conjonc­tu­relles. Lors du dé­bat au­tour du bud­get de l'etat pour l'exer­cice 2017, en­ta­mé ven­dre­di, juste après la Dé­cla­ra­tion du gou­ver­ne­ment,les dé­pu­tés ont es­ti­mé que le pro­jet de loi de fi­nances, dans sa ver­sion ac­tuelle, té­moigne de l'ab­sence d'une vi­sion po­li­tique et so­cio-éco­no­mique claire du gou­ver­ne­ment Cha­hed au­quel ils re­prochent l'ab­sence d'une vi­sion claire concer­nant les pers­pec­tives de l'éco­no­mie tu­ni­sienne au cours des trois pro­chaines an­nées et l'ab­sence de conti­nui­té dans les po­li­tiques de l'etat.

Cer­tains dé­pu­tés ont été plus pré­cis et cri­ti­qué le manque de ri­gueur dans la lutte contre la cor­rup­tion. Ils ont fait remarquer que le gou­ver­ne­ment au­rait dû être plus ferme pour convaincre les mé­de­cins et les avo­cats de payer les impôts. D'autres dé­pu­tés, dont la par­le­men­taire Ma­riem Bou­j­bal (bloc Al Hor­ra), a sou­li­gné l'im­por­tance de se pen­cher sur les si­tua­tions fi­nan­cières des en­tre­prises pu­bliques telles que les caisses so­ciales, la So­cié­té na­tio­nale d'ex­ploi­ta­tion et de dis­tri­bu­tion des eaux (SONEDE), la so­cié­té tu­ni­sienne d'élec­tri­ci­té et du gaz (STEG) et la com­pa­gnie TUNISAIR, re­com­man­dant la prise de me­sures au­da­cieuses. Le gou­ver­ne­ment de­vrait ap­pro­fon­dir le dé­bat avec les dif­fé­rentes par­ties si­gna­taires du "Pacte de Car­thage" avant de sou­mettre la loi de fi­nances à l'as­sem­blée des re­pré­sen­tants du peuple (ARP)", a sou­li­gné pour sa part, le par­le­men­taire Hai­kel Bel­ga­cem. Nou­red­dine Mrab­ti (Union pa­trio­tique libre) est al­lé jus­qu'à dire que le pré­sent pro­jet de loi de fi­nances a été éla­bo­ré à la hâte et n'est plus adap­té à la conjoncture éco­no­mique du pays. Sur un autre plan, le dé­pu­té Mo­ha­med Anouar El Ad­har (Afeq Tounes) a évo­qué la ques­tion de l'aug­men­ta­tion des dé­penses de sub­ven­tion, ap­pe­lant le gou­ver­ne­ment à ou­vrir une enquête sur les dé­pas­se­ments en­re­gis­trés dans ce do­maine, no­tam­ment, au ni­veau de cer­tains pro­duits sub­ven­tion­nés tels que le sucre et l'huile vé­gé­tale. Pour la dé­pu­tée, Ol­fa So­kri (in­dé­pen­dante), le bud­get 2017 est un bud­get de mo­bi­li­sa­tion des res­sources et "non un bud­get de dé­ve­lop­pe­ment". La par­le­men­taire es­time que tout le monde est ap­pe­lé à sup­por­ter les ré­per­cus­sions de la crise par la­quelle passe le pays et à payer les impôts et non seule­ment le sec­teur for­mel.

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