«Tous contre la TVA sur les mé­di­ca­ments»

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

«Tous contre la TVA sur les mé­di­ca­ments » est le thème de la cam­pagne qui se dé­roule de­puis six mois sous la hou­lette du Syn­di­cat des phar­ma­ciens d'of­fi­cine de Tu­ni­sie (SPOT). Les phar­ma­ciens ap­pellent à ré­vi­ser la dis­po­si­tion du pro­jet de loi de fi­nances de 2017 re­la­tive à l'ins­tau­ra­tion de la TVA sur la vente des mé­di­ca­ments au ni­veau du gros et du dé­tail. Con­tac­té, le Se­cré­taire Gé­né­ral du SPOT, Ra­ched Ga­ra Ali a sou­li­gné que la po­si­tion du Bureau exé­cu­tif reste tou­jours la même, à sa­voir, que la TVA étant un im­pôt in­di­rect, elle doit donc être payée par le consom­ma­teur, et ce, confor­mé­ment à la loi, à la lo­gique et à l'usage gé­né­ra­le­ment ad­mis dans tous les pays du monde où cet im­pôt existe. Il n'y a donc au­cune rai­son que les phar­ma­ciens fassent l'ex­cep­tion et la sup­portent même par­tiel­le­ment, ça se­rait une injustice in­ac­cep­table.

«Tous contre la TVA sur les mé­di­ca­ments » est le thème de la cam­pagne qui se dé­roule de­puis six mois sous la hou­lette du Syn­di­cat des phar­ma­ciens d’of­fi­cine de Tu­ni­sie (SPOT). Les phar­ma­ciens ap­pellent à ré­vi­ser la dis­po­si­tion du pro­jet de loi de fi­nances de 2017 re­la­tive à l’ins­tau­ra­tion de la TVA sur la vente des mé­di­ca­ments au ni­veau du gros et du dé­tail. Con­tac­té, le Se­cré­taire Gé­né­ral du SPOT, Ra­ched Ga­ra Ali a sou­li­gné que la po­si­tion du Bureau exé­cu­tif reste tou­jours la même, à sa­voir, que la TVA étant un im­pôt in­di­rect, elle doit donc être payée par le consom­ma­teur, et ce, confor­mé­ment à la loi, à la lo­gique et à l’usage gé­né­ra­le­ment ad­mis dans tous les pays du monde où cet im­pôt existe. Il n’y a donc au­cune rai­son que les phar­ma­ciens fassent l’ex­cep­tion et la sup­portent même par­tiel­le­ment, ça se­rait une injustice in­ac­cep­table. L’im­po­si­tion de la TVA (6%) consti­tue un far­deau dif­fi­cile à sup­por­ter par beau­coup de phar­ma­ciens qui sont dé­jà dans une si­tua­tion dif­fi­cile, d’au­tant plus qu’ils sont de très bons contri­buables de l’aveu même des res­pon­sables du Mi­nis­tère des Fi­nances. Si l’im­pact de l’im­po­si­tion de cette taxe est de 35% sur les bé­né­fices nets des phar­ma­ciens, ce­la en­trai­ne­ra une fer­me­ture de 40 à 50% des of­fi­cines no­tam­ment dans les zones éloi­gnées et ru­rales. Ce que nous contes­tons, c’est le fait d’être in­jus­te­ment dé­pos­sé­dé d’une par­tie im­por­tante de notre gain lé­ga­le­ment ac­quis. Après le coup dur qu’elle avait su­bi en 1996 avec l’abais­se­ment de sa marge (20% de la marge nette), la pro­fes­sion risque de su­bir un nouveau coup tout aus­si dur et qui risque de lui être fa­tal cette fois-ci. Ce­ci sans ou­blier les consé­quences sur la chaîne de dis­tri­bu­tion des mé­di­ca­ments d’au­tant plus que l’ins­tau­ra­tion et la gé­né­ra­li­sa­tion de la TVA vont se tra­duire par une aug­men­ta­tion des prix des mé­di­ca­ments sur­tout ceux im­por­tés qui sont dé­jà très chers. Ce­ci va se tra­duire par plus de dif­fi­cul­tés pour l’ac­cès aux trai­te­ments pour cer­tains ma­lades. Rap­pe­lons qu’en France, le taux de TVA est fixé à 2,1%. Ce dos­sier de la TVA se­ra re­vu dans les pro­chains jours par le mi­nis­tère des Fi­nances. Nous ne vou­drons pas être lé­sés par cette taxe» a conclu M. Ga­ra Ali. Ka­mel Bouaoui­na

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