ILS ONT DIT

Le Temps (Tunisia) - - Proximite -

«Le bloc par­le­men­taire du FP, vo­te­ra contre le pro­jet de la Loi de fi­nances 2017. Le PLF 2017 est un far­deau pour les pauvres et les fonc­tion­naires et ne com­porte au­cune so­lu­tion pour lut­ter contre la cor­rup­tion. Les me­sures prises par le gou­ver­ne­ment dans le pro­jet du bud­get sont les mêmes sui­vies par les gou­ver­ne­ments pré­cé­dents et consacrent des choix, sur les plans éco­no­mique et so­cial, qui ne peuvent conduire qu’à la faillite et à une si­tua­tion so­ciale ex­plo­sive. En tout cas le PLF 2017, pas­se­ra avec une confor­table ma­jo­ri­té, en dé­pit des cri­tiques des dé­pu­tés de la coa­li­tion au pou­voir.» Ah­med Sed­dik (Dé­pu­té du Front po­pu­laire)

«L’ins­tance de Vé­ri­té et Di­gni­té (IVD) est en train de di­la­pi­der l’ar­gent pu­blic sur­tout que celle-ci lance une cam­pagne pu­bli­ci­taire pos­té­rieure à la date bu­toir de ré­cep­tion des dos­siers.

Par ailleurs, l’or­ga­ni­sa­tion des séances d’au­di­tion pu­blique de­meure mo­deste, et que ces séances re­lèvent plus de la pu­bli­ci­té pour L’IVD qu’aux vic­times des sé­vices.» Ah­med Souab (Juge)

«Le pro­jet de loi de fi­nances 2017 consti­tue un frein pour la re­lance éco­no­mique du pays. «Les re­cettes de base du FMI» qu’ont ap­pli­qué les gou­ver­ne­ments pas­sés et que conti­nue d’ap­pli­quer le gou­ver­ne­ment Cha­hed à tra­vers le pro­jet de loi de fi­nances, ne sont pas adap­tées à la si­tua­tion éco­no­mique ac­tuelle en Tu­ni­sie et ne fe­ront que blo­quer da­van­tage la roue éco­no­mique. La mon­dia­li­sa­tion est morte, les me­sures pro­tec­tion­nistes s’im­posent de plus en plus, et les aug­men­ta­tions pas­sées au ni­veau des bud­gets d’etat n’ont pro­fi­té qu’à l’étran­ger et non au gou­ver­ne­ment et à l’éco­no­mie en Tu­ni­sie. Nous fai­sons du «stop» quand l’éco­no­mie est à l’ar­rêt, c’est un peu comme si notre éco­no­mie était ané­mique et qu’on lui pres­crit un ré­gime ali­men­taire strict.» Lot­fi M’rai­hi (Se­cré­taire Gé­né­ral de L’UPR)

«Le pré­sident ac­tuel oeuvre à tra­vers à l’as­sem­blée et des cou­ver­tures po­li­tiques di­verses pour faire échouer la jus­tice tran­si­toire afin de pas­ser di­rec­te­ment à ré­con­ci­lia­tion. Kal­lil a ajou­té que le pré­sident de la Ré­pu­blique avait af­fir­mé au­pa­ra­vant qu’il ne croyait pas à la jus­tice tran­si­toire. À no­ter que les au­di­tions pu­bliques des vic­times des exac­tions de l’an­cien ré­gime dans le cadre du pro­ces­sus de jus­tice tran­si­toire mis en place par l’ins­tance de Vé­ri­té et de Di­gni­té avaient dé­jà dé­bu­té, mais les trois pré­si­dents n’ont pas as­sis­té à ces pre­mières au­di­tions pu­bliques des vic­times.» Cha­re­fed­dine Kal­lil (Avo­cat) Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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