Nou­velle ma­ni­fes­ta­tion contre la pré­si­dente à Séoul

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

Plu­sieurs cen­taines de mil­liers de per­sonnes se sont à nouveau ras­sem­blées hier à Séoul pour ré­cla­mer la dé­mis­sion de la pré­si­dente sud-co­réenne, Park Geun-hye, mise en cause dans un af­faire de tra­fic d’in­fluence. Des ma­ni­fes­ta­tions avaient dé­jà eu lieu lors des trois pré­cé­dents week-ends. Celle du jour a at­ti­ré moins de monde, mais d’autres étaient cette fois or­ga­ni­sées dans plu­sieurs villes de pro­vince. Se­lon la po­lice, 155.000 per­sonnes ont as­sis­té à ce ras­sem­ble­ment sur une place du centre de la ca­pi­tale. Les or­ga­ni­sa­teurs parlent, eux, d’un de­mi-mil­lion de ma­ni­fes­tants. La pré­si­dente Park a pré­sen­té des ex­cuses pu­bliques, le 25 oc­tobre, pour avoir sol­li­ci­té les conseils d’une amie, Choi Soon-sil, qui n’oc­cupe au­cune fonc­tion of­fi­cielle. Elle a en outre pro­po­sé de co­opé­rer avec l’op­po­si­tion à la for­ma­tion d’un nouveau gou­ver­ne­ment et de re­non­cer à cer­taines pré­ro­ga­tives, sans par­ve­nir à désa­mor­cer la crise. Sa cote de po­pu­la­ri­té est tom­bée à 5%, ce qui est sans pré­cé­dent pour un chef de l’etat de­puis l’avè­ne­ment de la dé­mo­cra­tie en 1988.

Choi Soon-sil, qui connaî­trait la pré­si­dente de­puis les an­nées 70, alors que le pays était di­ri­gé d’une main de fer par son père, a été in­cul­pée d’abus de pou­voir et de fraude. Les en­quê­teurs soup­çonnent Choi, dont le père est gou­rou d’une secte, d’avoir usé de son in­fluence au­près de Park pour in­ci­ter des in­dus­triels à fi­nan­cer des fon­da­tions à but non lu­cra­tif et d’en avoir re­ti­ré un bé­né­fice fi­nan­cier.

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