Ar­res­ta­tion d’un vé­té­ran de la scène po­li­tique kurde

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

Ah­met Turk, an­cien dé­pu­té kurde de la pro­vince turque de Mar­din qui a sié­gé 43 ans au par­le­ment na­tio­nal, a été ar­rê­té hier dans le cadre d’une «en­quête an­ti­ter­ro­riste», rap­porte l’agence de presse Ana­to­lie. Le maire ad­joint d’une mu­ni­ci­pa­li­té de la même pro­vince, qui se trouve dans le sud-est ma­jo­ri­tai­re­ment kurde de la Tur­quie, a éga­le­ment été in­ter­pel­lé. Tous deux avaient été dé­mis de leurs fonc­tions la se­maine der­nière. De sources proches des ser­vices de sé­cu­ri­té, on fait état de sept autres ar­res­ta­tions au sein de l’ad­mi­nis­tra­tion lo­cale. Trente-quatre maires de la ré­gion soup­çon­nés de com­pli­ci­té avec les sé­pa­ra­tistes kurdes avaient dé­jà été li­mo­gés. Les deux co­pré­si­dents du Par­ti dé­mo­cra­tique des peuples (HDP), prin­ci­pal mou­ve­ment pro­kurde de Tur­quie, ont quant à eux été in­ter­pel­lés il y a deux se­maines, ce qui a sus­ci­té l’in­di­gna­tion de la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale. An­ka­ra ac­cuse de longue date le HDP d’être lié au Par­ti des tra­vailleurs du Kur­dis­tan (PKK). Avec 59 sièges, le mou­ve­ment est la troi­sième force par­le­men­taire turque et la deuxième de l’op­po­si­tion.

De­puis juin, les dé­pu­tés ne sont plus pro­té­gés par l’im­mu­ni­té par­le­men­taire. De­puis l’en­trée en vi­gueur de l’etat d’ur­gence, après le coup d’etat man­qué du 15 juillet, plus de 110.000 fonc­tion­naires, po­li­ciers, sol­dats, juges, jour­na­listes et autres ont de­puis été ar­rê­tés ou dé­mis de leurs fonc­tions.

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