Ben­zar­ti: «Les er­reurs dé­fen­sives se payent gé­né­ra­le­ment cash» Mouel­hi: «la naï­ve­té de mes joueurs»

Le Temps (Tunisia) - - Sports - Sa­dok SLI­MANE

Le coach ne croit pas si bien après le match en af­fir­mant que les « er­reurs dé­fen­sives se payent cash ». En ef­fet, il a suf­fi uni­que­ment de deux longues balles aux joueurs de L’EOSB pour ré­duire dans un pre­mier temps le score et éga­li­ser dix mi­nutes plus tard par le même au­teur (Azi­zi), le match à ce mo­ment-là s’est réel­le­ment équi­li­bré, ce qui n’a pas man­qué de don­ner des sueurs froides aux Etoi­lés, un mo­ment mis en doute. Dés lors la vraie ques­tion n’est pas tant de sa­voir com­ment les étoi­lés ont fait pour in­ver­ser la ten­dance et chan­ger le cours du match mais plu­tôt pour­quoi et com­ment la bande à Ben­zar­ti a glis­sé dan­ge­reu­se­ment mal­gré une bonne pos­ses­sion de balle le match du­rant (prés de 73%) ? Pour le coach étoi­lé la cause est connue « j’ai aver­ti les joueurs sur la né­ces­si­té de se pré­mu­nir contre le jeu long de l’ad­ver­saire, mais rien n’y fait, deux longues balles ont suf­fi à nous faire trem­bler ». Certes, mais pour­quoi en ar­ri­ver là ? A dire vrai, évo­luant sur un rythme re­la­ti­ve­ment sou­te­nu de­puis presque deux sai­sons, l’équipe sa­hé­lienne semble ces der­niers temps ac­cu­ser le coup. Le res­sort men­tal s’est un peu dé­ten­du pour lais­ser ap­pa­raitre une cer­taine non­cha­lance dans la ges­tion des temps forts et faibles de l’équipe. Même si l’équipe oc­cupe le haut du ta­bleau de son groupe, il n’en de­meure pas moins vrai que le com­por­te­ment dé­fen­sif n’est pas exempte de tout re­proche ( 5 buts en­cais­sés en 6 matchs). Mieux en­core, pour la phase pré­li­mi­naire- al­ler, les co­équi­piers de Math­lou­thi au­ront évo­lué à cinq re­prises sur leur pe­louse du stade olym­pique. Au­tant dire que qu’en al­ter­nant le chaud et le froid, l’équipe certes gagne ses matchs, mais elle le fait d’une ma­nière moins rec­ti­ligne que par le pas­sé. Pas plus tard que sa­me­di face aux olym­piens de Si­di Bou­zid, après avoir to­ta­le­ment do­mi­né son vis-à-vis en pre­mière mi-temps, et au lieu de faire le break dés le dé­but ( l’équipe se per­met le luxe après avoir ins­crit deux buts d’en ra­ter deux autres si­non plus), les joueurs se sont lais­sés à l’in­can­ta­tion en ayant des frayeurs en se­conde pé­riode.

Tant qu’il est temps... En se dé­pla­çant à Sousse pour af­fron­ter les étoi­lés sur leur pe­louse, Kha­led Mouel­hi, l’en­trai­neur de L’EOSB ne pou­vait perdre de vue le fait que le rap­port des forces est de toute évi­dence in­égal. Pour au­tant, en abor­dant la par­tie avec un dis­po­si­tif tac­tique ré­so­lu­ment tour­né à la dé­fen­sive ( 3-5-2), il ne pou­vait es­pé­rer sur­prendre l’ad­ver­saire fort de sa mai­trise tech­nique dans la ges­tion de la zone mé­diane. Avec les Lah­mar, Msek­ni, Ben Amor et Dhauadhi, il y avait de quoi faire pour « fi­ger » l’en­semble de Si­di Bou­zid dans sa propre zone. Mais, pour avoir réus­si de li­mi­ter les dé­gâts en pre­mière mi-temps et sur­tout d’avoir bé­né­fi­cié de deux ca­deaux de l’axe de la dé­fense de L’ESS, il fal­lait, mal­gré l’in­fé­rio­ri­té nu­mé­rique su­bie, faire en sorte à ce que le sta­tu-quo (la pa­ri­té sur le ter­rain) soit pré­ser­vée au­tant que faire se peut. En ef­fet, il eut été mieux in­di­qué après l’ex­pul­sion de Azi­zi que le bloc de Si­di Bou­zid soit conso­li­dé dans son as­sise dé­fen­sive plu­tôt que de vou­loir pro­fi­ter des es­paces concé­dés par l’ad­ver­saire. Mal a pris les olym­piens qui n’ont pas pu ré­sis­ter à la dé­fer­lante étoi­lée de fin de match. Alors, il se­rait plus fa­cile dans ce cas de par­ler de « nai­ve­té des joueurs » lors des balles ar­rê­tées.

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