«Ce goût du com­bat est an­cré en moi»

Le Temps (Tunisia) - - Sports -

Griez­mann, at­ta­quant d’at­lé­ti­co Ma­drid :

De­ve­nu in­dis­pen­sable au sein de l'at­lé­ti­co Ma­drid de Die­go Si­meone, An­toine Griez­mann a pris une am­pleur plus im­por­tante de­puis qu'il est di­ri­gé par le tech­ni­cien ar­gen­tin au Cal­de­ron. Lors d'un en­tre­tien pour l'equipe Ma­ga­zine, l'in­ter­na­tio­nal fran­çais a fait le point sur son évo­lu­tion en tant que joueur et son rap­port au football de fa­çon glo­bale.

S'il n'a pas tou­jours dis­po­sé d'une science du jeu si éle­vée que main­te­nant, Griez­mann a re­con­nu avoir fait de grands pro­grès avec Si­meone, no­tam­ment dans sa fa­çon de se mou­voir. "Si­meone m'a ap­pris à me re­tour­ner. Avant je re­met­tais tou­jours en une touche de balle, même si j'étais libre de tout mar­quage. Il m'a fait prendre conscience de cette la­cune", a-t-il avoué, conscient qu'il est né­ces­saire de s'im­pli­quer au maxi­mum, même lors d'en­traî­ne­ments : "Par­fois, ici, à l'at­lé­ti­co, je vois dé­bar­quer des pe­tits jeunes, un peu mous, on di­rait qu'ils n'ont même pas en­vie de s'en­traî­ner. Ça m'énerve, ça... Je bouillonne, et quand je n'en peux plus, ça sort. Je com­mence à râ­ler. "Le manque d'en­vie, c'est un truc que je dé­teste. Moi, gosse, j'étais prêt à mou­rir sur un ter­rain, à ta­cler dans la boue, à al­ler chi­per des bal­lons pour que les coaches voient que j'ai la hargne. Là, les jeunes, ils dé­barquent à peine et ils pensent que tout est ar­ri­vé. Il y en a qui passent de­vant le ves­tiaire pro, le sur­vêt dans les chaus­settes, la cas­quette à l'en­vers vis­sée sur le crâne. Le gars, il joue même pas en ré­serve, il est rem­pla­çant, et il ose pas­ser comme ça de­vant notre ves­tiaire", a re­con­nu Griez­mann. Par ailleurs, et dans la même lo­gique, l'at­ta­quant a va­lo­ri­sé l'at­ti­tude de cer­tains de ses ho­mo­logues, très si­mi­laire dans l'es­prit à celle de l'at­lé­ti­co : "J'aime quand tout le monde at­taque et dé­fend. Avec l'uru­guay, Sua­rez ou Ca­va­ni viennent tou­jours har­ce­ler leurs ad­ver­saires quand le bal­lon est per­du. Ils taclent pour ré­cu­pé­rer le bal­lon. J'adore ça. Moi aus­si j'ai pris cette ha­bi­tude. En équipe de­france, le coach me de­mande par­fois de ne pas trop dé­fendre. Mais ça vient de moi. On ver­ra comment ça évo­lue avec l'âge, si je peux tou­jours re­ve­nir au­tant. Mais, au­jourd'hui, ce goût du com­bat, il est an­cré en moi", a fait sa­voir le joueur de l'at­lé­ti­co Ma­drid.

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