Ga­le­rie Aïn de Sa­lamm­bô

Le Temps (Tunisia) - - Arts & Culture -

Voi­là dé­jà trente ans que la ga­le­rie Aïn a ou­vert ses portes aux pas­sion­nés des arts plas­tiques. Mo­ha­med El Ayeb, ar­tiste-pho­to­graphe, fon­da­teur de cet es­pace somp­tueux, avait alors dé­mar­ré

Trente ans dé­jà se sont écou­lés et au fil du temps, la Ga­le­rie Aïn est de­ve­nue un des lieux in­con­tour­nables des ar­tistes et des pas­sion­nés de l’art dans le Grand Tu­nis, no­tam­ment dans la ban­lieue nord. Dé­jà trois dé­cen­nies au long des­quelles la Ga­le­rie a voué une at­ten­tion par­ti­cu­lière ac­cor­dée aux arts et aux ar­tistes, que ce soit par la pein­ture, le des­sin, la sculp­ture ou la pho­to­gra­phie, avec la seule phi­lo­so­phie de base : pré­sen­ter les oeuvres ré­centes et de qua­li­té des ar­tistes à tra­vers des ex­po­si­tions per­son­nelles ou de groupe. De­puis sa créa­tion, la Ga­le­rie a col­la­bo­ré dans la pro­mo­tion des arts plas­tiques en Tu­ni­sie en as­su­rant la dif­fu­sion des oeuvres des ar­tistes sur la scène ar­tis­tique na­tio­nale, en contri­buant au rayon­ne­ment d’un bon nombre d’ar­tistes, qu’ils soient aca­dé­miques, pro­fes­sion­nels ou au­to­di­dactes, mais aus­si, elle a joué et joue en­core un grand rôle en fai­sant ap­pel aux ar­tistes émer­gents et aux jeunes créa­teurs. Du­rant ces trente der­nières an­nées, la Ga­le­rie Aïn a été éga­le­ment un lieu de ren­contre, de par­tages et de dé­cou­vertes pour le pu­blic. Pour fê­ter l’évé­ne­ment, une ex­po­si­tion-pho­tos se tient ac­tuel­le­ment à cette ga­le­rie et se pour­sui­vra jus­qu’au 08 dé­cembre 2016. Cette ex­po­si­tion réunit une pléiade d’ar­tistes-pho­to­graphes dont cer­tains sont en­core en vie et d’autres sont dans l’au-de­là et plus de trente oeuvres ré­par­ties entre la pho­to ar­gen­tique (noir et blanc) et la pho­to nu­mé­rique, celle qui a re­cours aux dif­fé­rentes tech­niques plas­tiques. Cet évé­ne­ment se fête donc sous forme d’une ex­po­si­tion ré­tros­pec­tive grou­pant deux ou trois gé­né­ra­tions d’ar­tistes-pho­to­graphes ayant fait leur preuve dans le do­maine de­puis l’in­dé­pen­dance du pays. Et dire que cer­tains noms d’ar­tistes avaient bel et bien par­ti­ci­pé à la pre­mière ex­po­si­tion d’il y a trente ans, comme Mus­ta­pha Bou­chou­cha, Ha­mid Boua­li, Ab­der­ra­zak Chou­rou… Si cer­tains nous ont quit­tés, leurs oeuvres sont tou­jours pré­sentes, té­moins d’une époque où l’art pho­to­gra­phique fai­sait ses dé­buts. A voir les créa­tions nou­velles, on constate que les pho­to­graphes ont beau­coup évo­lué pen­dant ces trente ans, en tech­niques comme en ma­tière, pro­fi­tant des tech­no­lo­gies mo­dernes et des autres genres d’arts plas­tiques. Certes, le nu­mé­rique a ré­vo­lu­tion­né la pho­to de­puis quelque temps en por­tant des trans­for­ma­tions énormes sur la pho­to tra­di­tion­nelle. Une nou­velle concep­tion plas­tique est dé­sor­mais adop­tée pour exé­cu­ter des oeuvres pho­to­gra­phiques afin que l’art de la pho­to reste au dia­pa­son des autres arts vi­suels. Les oeuvres de feu Mus­ta­pha Bou­chou­cha nous donnent une idée sur la pho­to­gra­phie des an­nées 50. Consi­dé­ré comme l’un des pion­niers de la pho­to­gra­phie en Tu­ni­sie, il fut dé­si­gné par le mi­nistre de la culture Ched­ly Ké­li­bi pour fon­der une photothèque qui com­por­te­rait des vues prises dans toutes les ré­gions du pays pour les ex­po­ser pu­bli­que­ment chaque an­née à la Salle des in­for­ma­tions à Tu­nis. Ain­si fut fait ! les autres ex­po­sants ap­par­tiennent aux pre­mières pro­mo­tions des écoles des arts de l’après-in­dé­pen­dance, ain­si que d’autres fai­sant par­tie des nou­velles gé­né­ra­tions. On peut ci­ter Mo­ha­med Ayeb avec sa pho­to­gra­phie

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