John Ma­jor et To­ny Blair ré­clament un nou­veau vote

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

Une nou­velle épine vient de se plan­ter dans le pied de The­re­sa May. Deux an­ciens Pre­miers mi­nistres, John Ma­jor et To­ny Blair s’in­ter­rogent pu­bli­que­ment sur la per­ti­nence de la sor­tie de l’union. Ain­si John Ma­jor a ju­gé «par­fai­te­ment cré­dible» l’idée d’une deuxième consul­ta­tion sur le Brexit. «J’en­tends l’ar­gu­ment se­lon le­quel les 48 % des gens qui ont vo­té pour res­ter [dans L’UE] ne de­vraient pas avoir leur mot à dire dans ce qui se passe», a-t-il dé­cla­ré.

«Je trouve ce­la très dif­fi­cile à ac­cep­ter. La ty­ran­nie de la ma­jo­ri­té ne de­vrait pas s’exer­cer dans une dé­mo­cra­tie.», a-t-il ju­gé. L’heb­do­ma­daire de gauche The New Sta­tes­man a pu­blié, ven­dre­di, un long en­tre­tien avec l’ex-pre­mier mi­nistre tra­vailliste To­ny Blair (1997-2007). Il es­time qu’»il est en­core pos­sible d’ar­rê­ter le Brexit si le peuple bri­tan­nique le dé­cide après avoir vu ce qu’il im­plique réel­le­ment». Se­lon lui, soit Londres ob­tient l’ac­cès au mar­ché unique en ac­cep­tant les règles de L’UE en ma­tière d’im­mi­gra­tion, de par­ti­ci­pa­tion au bud­get et de sou­mis­sion à la Cour de jus­tice, et alors «les gens pour­raient se dire : “At­ten­dez, pour­quoi par­tons-nous alors ?”» Soit le Royaume-uni quitte le mar­ché unique et «le prix éco­no­mique pour­rait être très éle­vé». Tou­te­fois, il as­sure qu’il n’a pas l’in­ten­tion de me­ner la ré­sis­tance au Brexit, mais sim­ple­ment de par­ti­ci­per à la vie pu­blique.

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