«Nous avons te­nu bon» «Manque ma­ni­feste de ri­gueur»

Le Temps (Tunisia) - - Sports - Sa­dok SLIMANE

Grâce à son op­por­tu­nisme, L’ESZ sur­prend L’ESS

Cham­pionne la sai­son pas­sée, donc te­nue de dé­fendre son titre cette sai­son, l’etoile du Sa­hel ne semble pas ces der­niers temps sai­sir l’im­por­tance d’un tel dé­fi. Voyons ce­la ! De­puis le dé­but de la com­pé­ti­tion la bande à Ben­zar­ti par­vient à ins­crire 19 buts presque au­tant que l’ac­tuel lea­der CSS et le troi­sième du groupe L’USBG, en re­vanche le com­por­te­ment dé­fen­sif de l’équipe, di­sons-le, est pour le moins in­quié­tant. En Huit matchs, les sa­hé­liens ont en­cais­sé au­tant de buts que toute la sai­son pas­sée (8 en 8 matchs). Phé­no­mène nou­veau ré­cur­rent car ce­la dure de­puis la 3ième jour­née. En ef­fet, mis à part les deux pre­mières jour­nées (ESS-ESZ : 3-0 et ESS-USBG : 1-0) de­puis, même ga­gnant tous leurs matchs, la dé­fense de l’équipe en­caisse par match un à deux buts. Il est fa­cile après que sa dé­fense prend l’eau. La ré­cur­rence de ce fait nou­veau est telle que les matchs se suivent sans que l’on ac­corde tant soit peu l’at­ten­tion qui s’im­pose. Si les causes sont mul­tiples, la res­pon­sa­bi­li­té du staff tech­nique est grande com­pa­rée à celle des joueurs sur le ter­rain , il est fa­cile après de par­ler de « manque de ri­gueur ». En ef­fet, com­bien même, l’ab­sence de Bel­bou­li et Je­mel a pe­sé sur le com­por­te­ment col­lec­tif de l’équipe , il n’en de­meure pas moins vrai que le staff tech­nique au­rait pu prendre les de­vants pour évi­ter une telle dé­route. Com­ment peut-il en être au­tre­ment quand on de cesse de si­gna­ler la fé­bri­li­té d’un cer­tain Bé­doui (même s’il a été l’au­teur par ailleurs d’un tri­plé lors d’un match) qui de­vait être re­le­vé pré­ma­tu­ré­ment par un Has­ni ou Ben Fredj. L’ir­ré­pa­rable est bien sur­ve­nu, lors de la der­nière sor­tie à Zar­zis, on s’est ren­du compte au bout d’un quart d’heure que Ra­mi Bé­doui était hors du coup). Quelle lé­gè­re­té de la part d’un coach sen­sé être bien ex­pé­ri­men­té ! Mais ce n’est pas la seule cause. Car, à voir le manque de com­mu­ni­ca­tion entre les joueurs et le gar­dien, les sor­ties ha­sar­deuses de Zied Je­ba­li, les er­reurs de re­pla­ce­ment d’un Gha­zi Ab­der­ra­zek, et sur­tout la len­teur en pahse dé­fen­sive, sont au­tant de maux dont souffre la dé­fense étoi­lé. Ce­rise sur le gâ­teau ? Ha­bi­tuée à se po­si­tion­ner d’une ma­nière telle qu’elle ne se laisse pas dé­bor­der ai­sé­ment dans les contres ad­verses, quelle mouche donc a pi­qué le staff tech­nique pour leur don­ner la consigne afin d’avan­cer en­core et concé­der des es­paces énormes bien ex­ploi­tés par l’ad­ver­saire comme ce fut le cas sa­me­di der­nier à Zar­zis. Non ! La dé­fense de L’ESS est mé­con­nais­sable par rap­port à ce qu’elle fut dans un pas­sé pas loin­tain. Si le pro­blème a été oc­cul­té un mo­ment c’est que quand son at­taque est ef­fi­cace, on a ten­dance à pas­ser outre et ne pas an­ti­ci­per sur la ques­tion. Sauf quand l’équipe cale, c’est là où le bas blesse, on est pris de re­tard. La preuve ? L’équipe n’a pas te­nu plus de trois jours dans sa po­si­tion de lea­der de son groupe. Bref, entre les in­nom­brables er­reurs, somme toute ba­siques de la dé­fense, le manque de réus­site du com­par­ti­ment of­fen­sif, et les er­reurs à la fois d’ordre tac­tique du staff tech­nique, l’etoile ne brille pas en ce mo­ment comme elle de­vait l’être. Pour un club qui en­tend à la fois dé­fendre son titre de cham­pion de Tu­ni­sie et prendre part pro­chai­ne­ment la Ligue afri­caine des Cham­pions, la si­tua­tion ne se pré­sente pas pour le mieux. On com­prend bien que le club passe par une pé­riode dif­fi­cile sur le plan ma­na­gé­rial, mais de­là à ce que les choses aillent de plus en plus mal, il n’y a qu’un pas à sau­ter. Ceux qui pré­tendent avoir une cer­taine lé­gi­ti­mi­té à di­ri­ger le club sans dé­bour­ser un seul cen­time , doivent sa­voir que le mo­ment est ve­nu pour se mon­trer bien plus co­hé­rents dans leur dé­marche. Pour ce qui est de l’as­pect tech­nique, di­sons qu’il est temps aus­si pour Faou­zi Ben­zar­ti de re­voir cer­tains de ses propres choix. On ne peut avoir in­dé­fi­ni­ment rai­son.

Té­na­ci­té des Su­distes

Troi­sième vic­toire de­puis le dé­but de sai­son (avec 4 dé­faites et une pa­ri­té), on com­prend bien l’im­por­tance d’un tel fait dans la marche du club, après tout il s’agit de L’ESS. Mis à part le pre­mier quart d’heure du match, où l’etoile sem­blait bien dés­équi­li­brée au dé­but, les su­distes furent do­mi­nés du­rant tout le match par leur ad­ver­saire qui a su au fil des mi­nutes prendre L’ESZ à la gorge. To­ta­le­ment re­pliés en dé­fense, néan­moins, ra­pides en phase of­fen­sive, les es­pé­ran­tistes du sud ont su pro­fi­ter des es­paces concé­dés par l’ad­ver­saire mais guère bien les ex­ploi­ter car ils ont échoué au ni­veau de la der­nière passe. Mieux en­core, les co­équi­piers de Ou­nal­li ont pê­ché par manque de réus­site car ils au­raient pu ou­vrir le score dés la pre­mière mi-temps, n’eut été leur pré­ci­pi­ta­tion de­vant la cage de Zied. Et puis il faut dire que les sa­hé­liens leur ont, par leur er­reurs, fa­ci­li­té la tâche. Bref, s’il a fal­lu at­tendre la der­nière mi­nute pour dé­blo­quer la si­tua­tion force est d’ad­mettre que la chance leur a sou­ris face à un ad­ver­saire qui a brillé par son in­ef­fi­ca­ci­té of­fen­sive ré­cur­rente. Le match à la toute der­nière mi­nute ne pou­vait que prendre une autre di­men­sion. Pour au­tant, un gros tra­vail at­tend en­core Mou­nir Ra­ched pour bien vi­ser la troi­sième place qua­li­fi­ca­tive au Play-off. C’est que les concur­rents s’y bous­culent au por­tillon.

Ligue 2 (8ème J)

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