Chan­ge­ment ra­di­cal de la si­tua­tion au pro­fit de l’ar­mée à Alep

Le Temps (Tunisia) - - La Une -

Des af­fron­te­ments ont écla­té hier entre ter­ro­ristes sy­riens et mi­li­ciens pro-gou­ver­ne­men­taux dans le sud-est d'alep, a rap­por­té un res­pon­sable des com­bat­tants ter­ro­ristes. "On ne constate pas de nou­velle pro­gres­sion (des forces gou­ver­ne­men­tales), mais les bom­bar­de­ments et les af­fron­te­ments sont tou­jours achar­nés, no­tam­ment à Azi­za", a dit à Reuters un res­pon­sable du groupe ter­ro­riste Djabha Cha­miya. Se­lon l'ob­ser­va­toire sy­rien des droits de l'homme (OSDH), l'"op­po­si­tion a per­du plus du tiers de la partie d'alep qui était sous son contrôle."

Des af­fron­te­ments ont écla­té hier entre ter­ro­ristes sy­riens et mi­li­ciens pro-gou­ver­ne­men­taux dans le sud-est d’alep, a rap­por­té un res­pon­sable des com­bat­tants ter­ro­ristes. «On ne constate pas de nou­velle pro­gres­sion (des forces gou­ver­ne­men­tales), mais les bom­bar­de­ments et les af­fron­te­ments sont tou­jours achar­nés, no­tam­ment à Azi­za», a dit à Reuters un res­pon­sable du groupe ter­ro­riste Djabha Cha­miya.

Se­lon l’ob­ser­va­toire sy­rien des droits de l’homme (OSDH), l’»op­po­si­tion a per­du plus du tiers de la partie d’alep qui était sous son contrôle.» Le mi­nis­tère russe de la Dé­fense a pour sa part éva­lué à 40% la zone «li­bé­rée» par les forces gou­ver­ne­men­tales. Les condi­tions de vie des ci­vils s’y sont consi­dé­ra­ble­ment amé­lio­rées, af­firme-t-il. «Au cours des 24 der­nières heures, grâce à des ini­tia­tives très bien pré­pa­rées, les mi­li­taires sy­riens ont pu chan­ger ra­di­ca­le­ment la si­tua­tion», as­sure le gé­né­ral Igor Ko­na­chen­ko, porte-pa­role du mi­nis­tère, dans un com­mu­ni­qué. Plus de 80.000 ci­vils, dont plu­sieurs di­zaines de mil­liers d’en­fants, ont pu avoir ac­cès à l’aide hu­ma­ni­taire russe, pour­suit-il, af­fir­mant qu’ils étaient uti­li­sés de­puis des an­nées comme bou­cliers hu­mains «par des ter­ro­ristes de toutes ten­dances». Le ton est beau­coup plus alar­miste du cô­té des puis­sances oc­ci­den­tales et des Na­tions unies. La France a de­man­dé hier la te­nue d’une réunion ex­tra­or­di­naire du Con­seil de sé­cu­ri­té de pour évo­quer la «ca­tas­trophe hu­ma­ni­taire» en cours.

Em­bal­le­ment mi­li­taire

«Plus que ja­mais, il y a ur­gence à mettre en úuvre une ces­sa­tion des hos­ti­li­tés et à per­mettre un ac­cès sans en­trave de l’aide hu­ma­ni­taire», dit le chef de la di­plo­ma­tie fran­çaise dans un com­mu­ni­qué. Jean-marc Ay­rault ajoute que Bri­ta Ha­gi Ha­san, pré­sident des conseils lo­caux d’alep, se­ra re­çu au­jourd’hui au Quai d’or­say.

«Je ne peux pas le nier... Il y a clai­re­ment un em­bal­le­ment mi­li­taire et je ne peux pas vous dire com­bien de temps Alep tien­dra», a quant à lui re­con­nu l’émis­saire de l’onu Staf­fan de Mis­tu­ra, de­vant le Par­le­ment eu­ro­péen. Se­lon Ste­phen O’brien, se­cré­taire gé­né­ral ad­joint des Na­tions unies aux af­faires hu­ma­ni­taires, les der­niers com­bats à Alep ont fait 16.000 dé­pla­cés.

Les raids me­nés dans la nuit par l’aviation sy­rienne à Bab al Naï­rab alors que des ci­vils ten­taient de fuir ont fait 25 morts, rap­porte la Dé­fense ci­vile, un ser­vice de se­cours de la partie orien­tale d’alep. L’OSDH fait quant à lui état de dix tués, mais s’at­tend à ce que ce bi­lan s’alour­disse. Il dit igno­rer si les vic­times sont ou non des dé­pla­cés.

«La peur d’une éli­mi­na­tion col­lec­tive est très in­tense», a par ailleurs rap­por­té un mé­de­cin d’alep-est. Tous les hô­pi­taux y sont hors ser­vice et les ré­serves de nour­ri­ture pra­ti­que­ment épui­sées.

Des sol­dats du gouvernement sy­rien avancent par­mi les dé­combres, aprês avoir pris le contrôle du quar­tier d’al-sa­khour, à Alep

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