As­sou­plis­se­ment de la po­li­tique des nais­sances

Le Temps (Tunisia) - - Monde -

La Chine pour­rait à nou­veau as­sou­plir sa po­li­tique de contrôle des nais­sances afin d’évi­ter un piège dé­mo­gra­phique lié à un taux de na­ta­li­té trop faible, es­time l’aca­dé­mie chi­noise des sciences so­ciales (CASS) dans son rap­port an­nuel.

Ce taux de na­ta­li­té, l’un des plus faibles du monde, est de­ve­nu pour les di­ri­geants chi­nois une source de pré­oc­cu­pa­tion su­pé­rieure à celle d’un risque de sur­po­pu­la­tion.

Pé­kin a mis fin l’an pas­sé à sa po­li­tique de l’en­fant unique, en place de­puis la fin des an­nées 70, en au­to­ri­sant tous les couples à avoir un se­cond en­fant. La po­li­tique du deuxième en­fant n’est pas «le point fi­nal» des me­sures de ré­gu­la­tion des nais­sances, pré­cise le rap­port. «Avec les chan­ge­ments de mode de vie, les gens se ma­rient et ont des en­fants plus tard, et le dé­sir de nais­sance di­mi­nue pro­gres­si­ve­ment», ex­plique le CASS. «Pour évi­ter de tom­ber dans un ‘piège d’un faible taux de na­ta­li­té’, notre pays pour­rait être contraint à l’ave­nir d’al­lé­ger plus en­core ses res­tric­tions sur les nais­sances, voire même de les sup­pri­mer», pré­co­nise le rap­port. Un tel chan­ge­ment d’orien­ta­tion dé­mo­gra­phique pour­rait sou­te­nir la consom­ma­tion et ra­len­tir le vieillis­se­ment de la po­pu­la­tion mais il se heurte à cer­tains obs­tacles. Nombre des 90 mil­lions de fa­milles au­to­ri­sées à conce­voir un se­cond en­fant sont ré­ti­centes à cette idée, en par­ti­cu­lier les jeunes couples ur­bains in­quiets face à des pers­pec­tives éco­no­miques plus in­cer­taines.

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