ILS On Dit:

Le Temps (Tunisia) - - Proximite -

«La si­tua­tion en Tu­ni­sie est sombre et opaque car le pou­voir veut nor­ma­li­ser et lé­gi­ti­mer un consen­sus, avec les cor­rom­pus et le bé­nir pu­bli­que­ment.

Tous les pré­textes énon­cés par les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs pour ex­pli­quer la crise fi­nan­cière et so­ciale, la per­tur­ba­tion du dé­ve­lop­pe­ment et des ré­formes éco­no­miques ne sont que des ten­ta­tives de s’éloi­gner du «nid de guêpes» et d’écar­ter les soup­çons sur l’al­liance entre les par­tis po­li­tiques et les hommes d’af­faires cor­rom­pus.

Si nous avions une réelle vo­lon­té de sau­ver la Tu­ni­sie, il faut re­con­naître que la vé­ri­table ré­vo­lu­tion est celle qui de­vra être me­née contre ce type de «car­tel» qui gan­grène le pays. La Tu­ni­sie se his­se­ra alors di­rec­te­ment au plus haut ni­veau dans le monde et dé­men­ti­ra tous les mes­sages de déses­poir et de dé­fai­tisme te­nus par tous les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs pour jus­ti­fier leurs échecs.» Slim Ria­hi (Pré­sident de L’UPL)

«Le rendement des dif­fé­rentes directions et ad­mi­nis­tra­tions, re­le­vant du mi­nis­tère des Do­maines de l’etat et des Af­faires fon­cières s’est amé­lio­ré de 140% depuis l’ar­ri­vée du gouvernement d’union na­tio­nale de Yous­sef Cha­hed au pou­voir. En outre, plus de 90% des grandes ex­ploi­ta­tions agri­coles ont été res­ti­tuées à l’etat.

Au fait, il faut mettre en re­lief la coo­pé­ra­tion entre les struc­tures ré­gio­nales et cen­trales, en plus de la re­struc­tu­ra­tion du mi­nis­tère qui re­ver­rait le rôle des ins­tances ré­gio­nales et qui se­ra pré­sen­té en conseil des mi­nistres mi-juillet 2017.» Ma­brouk Kor­chid (Se­cré­taire d’etat aux Do­maines de l’etat et aux Af­faires fon­cières)

«Le re­ma­nie­ment mi­nis­té­riel est dé­sor­mais une né­ces­si­té qui n’est pas uni­que­ment re­ven­di­quée par notre par­ti.

Des postes mi­nis­té­riels sont au­jourd’hui va­cants, oc­cu­pés par des in­té­ri­maires, et que le re­ma­nie­ment est une exi­gence, et que le poids de Ni­daa Tounes de­vra alors être res­pec­té, étant le premier par­ti de la coa­li­tion au pou­voir.

En outre, il est temps d’éva­luer le rendement des mi­nistres et qu’un re­ma­nie­ment reste, tou­te­fois, de l’unique pré­ro­ga­tive du chef du gouvernement.» Kha­led Chou­ket (Di­ri­geant au sein de Ni­daa Tounes)

«Si l’on re­garde nos ré­serves de l’an­née der­nière nous dis­po­sons de 450 mil­lions de m3 en moins. Les ré­serves sto­ckées dans les barrages sont donc faibles. Pour les an­nées qui ar­rivent nous avons pré­pa­ré 4 nou­veaux barrages pour cou­vrir la de­mande.

Pour ce qui de l’eau po­table il n’y au­ra au­cun pro­blème cet été. Et pour ce qui est des agri­cul­teurs, nous sommes en train de les ap­puyer. Ce­ci dit, il faut que les ci­toyens donnent de l’im­por­tance au fait de bien uti­li­ser l’eau.

La co­lonne ver­té­brale des ré­serves hy­driques est re­pré­sen­tée par le bar­rage de Si­di Sa­lem qui ali­mente Tu­nis et le nord du pays, d’une ma­nière plus gé­né­rale. De l’eau qui sert aus­si à l’ir­ri­ga­tion. Au­jourd’hui, ce bar­rage est presque à l’ar­rêt nous l’avons rem­pla­cé avec ce­lui de Si­di El Bar­rak.» Ab­dal­lah Rabhi (Se­cré­taire d’etat aux Ressources hy­drau­liques et à la Pêche) Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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