Après l'échec , Ve­lud et ses joueurs poin­tés du doigt !

Le Temps (Tunisia) - - Sports -

ESS:

Hu­bert Ve­lud et ses joueurs ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes au len­de­main d’une dé­faite amère ,face à L’EST, tant la bande du tech­ni­cien fran­çais était to­ta­le­ment hors-su­jet.

Car faut-il in­sis­ter, L’EST n’a pas vo­lé sa vic­toire et son titre, loin s’en faut. Les « Sang et Or » ont fait preuve , du­rant cette fi­nale , de beau­coup de réa­lisme et d’ef­fi­ca­ci­té of­fen­sive. C’est la propre marque d’un cham­pion qui a su construire pa­tiem­ment sa vic­toire fi­nale depuis le dé­but de sai­son.

Bien pour­vue en élé­ments de va­leurs, , la bande à Ben­zar­ti s’est bien pré­pa­rée, à cette apo­théose cou­ron­nant une sai­son de la­beur, d’ef­forts et d’ab­né­ga­tion. C’est que seul le tra­vail paye. Leurs ho­mo­logues d’en face, mal­heu­reux per­dants, doivent prendre de la graine. Donc, ne lé­si­nons pas sur les moyens pour fé­li­ci­ter le cham­pion. Bra­vo .. Mais comme dans tout duel, il y a bien un ga­gnant et un per­dant. Jeu­di, après 90 mi­nutes de jeu, s’il y avait un bon ga­gnant, en l’oc­cur­rence l’équipe de Bab Soui­ka, il y avait en re­vanche un mau­vais per­dant, un très mau­vais per­dant même, il s’agit de L’ESS.

Ce n’est pas tant parce qu’il a per­du, mais tout sim­ple­ment parce qu’il s’est mal com­por­té. -Comment peut-il en être au­tre­ment quand les Etoi­lés n’étaient à au­cun mo­ment en me­sure d’of­frir la moindre ré­sis­tance à son vis-à-vis ? - Comment peut-il en être au­tre­ment quand toute l’équipe était hors-su­jet, l’ombre d’elle-même er­rant sans âme sur le rec­tangle vert, to­ta­le­ment dé­con­cen­trée, pour ne pas dé­con­te­nan­cée ? - Comment-peut-il en être au­tre­ment quand on a af­faire à un staff tech­nique in­ac­tif et guère ré­ac­tif, fai­sant même preuve d’une naï­ve­té tac­tique pour le moins in­quié­tante ? - Comment peut-il en être au­tre­ment quand lors des chan­ge­ments , on n’éva­lue pas comme il se doit le de­gré d’éner­ve­ment et d’ex­ci­ta­tion dans le­quel se trou­vait un cer­tain Aleya Bri­gui, qui plus est aver­ti, pour se trou­ver quelques mi­nutes plus tard expulsé lais­sant son équipe fi­nir le match en in­fé­rio­ri­té nu­mé­rique ? - Comment peut-il en être au­tre­ment quand ce même coach conti­nue à faire confiance à un cer­tain Gha­zi Ab­der­ra­zek, non– exempt de faute, faut-il le rap­pe­ler, sur les trois buts du match (Le gar­dien Bel­bou­li en est bien res­pon­sable éga­le­ment) ? - Comment peut-il en être au­tre­ment aus­si quand au vu de cette exé­crable pres­ta­tion tout ob­ser­va­teur aver­ti se rend bien compte fi­na­le­ment que l’équipe sa­hé­lienne n’était nul­le­ment pré­pa­rée pour cette fi­nale, au­rait-elle ra­té son ren­dez-vous avec l’his­toire ? Nous conti­nuons à le croire, tant la fé­bri­li­té men­tale, la lé­gè­re­té phy­sique, et sur­tout le com­por­te­ment ir­ra­tion­nel sur le ter­rain, étaient bien réels ce jour-là. Mieux en­core, n’eut été à un mo­ment la clé­mence avé­rée de l’ar­bitre du match, Yous­sef Sraï­ri, L’ESS au­rait cou­ru vers la cor­rec­tion. C’est dire si le bi­lan de fin de sai­son de L’ESS est bien plus mo­deste que l’on es­pé­rait, voire en de­çà de toute es­pé­rance.

Dés lors, même si cer­tains consi­dèrent que ce n’est pas le mo­ment d’en­ta­mer sa mea-culpa, force est d’ad­mettre qu’il est temps de mettre à plat les cartes et en­vi­sa­ger au­tre­ment l’ave­nir.

Ce qui est sûr une autre vi­sion est plus que né­ces­saire pour bien avan­cer dans le droit che­min.!

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