LS Ont DIT:

Le Temps (Tunisia) - - PROXIMITE -

«Il faut que les Tu­ni­siens soient conscients d’un fait im­por­tant: Nous sommes tous dans le même ba­teau, s’il sombre nous som­brons tous. Nous com­pre­nons la dé­ci­sion de l’etat de bais­ser les quo­tas d’im­por­ta­tion, dans les condi­tions ac­tuelles du pays. Ce­ci dit, nous es­ti­mons que c’est la so­lu­tion de fa­ci­li­té. Nous, en tant que éco­no­mistes, on es­time qu’il faut aug­men­ter l’ex­port et non pas li­mi­ter l’im­port. Il y a des de­vises qui cir­culent dans le pays et qui doivent in­té­grer le cir­cuit of­fi­ciel. Pour nous, la so­lu­tion c’est d’élar­gir la base fis­cale en in­té­grant le cir­cuit pa­ral­lèle dans l’éco­no­mie for­melle. Les conces­sion­naires dé­pen­saient avant la baisse des quo­tas de 20%, 900 mil­lions de di­nars par an qui ne re­pré­sentent que 3,5% des im­por­ta­tions de la Tunisie. Mais, les conces­sion­naires étaient à l’ori­gine de la mise en place du sec­teur des com­po­sants au­to­mo­bile, le pre­mier ex­por­ta­teur ac­tuel­le­ment et qui re­pré­sente 3 à 4 fois le mon­tant pré­ci­té. Du fait, tous les construc­teurs in­ves­tissent en Tunisie et achètent des com­po­sants au­to­mo­biles de notre pays, ce qui re­pré­sente 4 fois nos im­por­ta­tions.» Meh­di Mah­joub (Porte-pa­role de la Chambre syn­di­cale des conces­sion­naires au­to­mo­biles)

«305 MD doivent être ver­sés chaque mois pour les pen­sions de re­traite du sec­teur pu­blic. Le dé­fi­cit men­suel que l’etat doit com­bler à la CNRPS est éva­lué à une somme entre 65 MD et 85 MD. Les ar­rié­rés des en­tre­prises pu­bliques au­près de la CNRPS sont de 800 MD dont 430 MD de­puis jan­vier

2018 d’au­tant plus que paie­ment des dettes de ces éta­blis­se­ments est ir­ré­gu­lier. Pour ce­la, la CNRPS a pro­cé­dé, de­puis jan­vier 2018 et pour la 1ère fois au gel des comptes ban­caires et les biens de cer­taines en­tre­prises pu­bliques en­det­tées. Par ailleurs, il faut exa­mi­ner les vé­ri­tables causes der­rière la crise de la cou­ver­ture so­ciale d’où la né­ces­si­té de four­nir des ef­forts afin de dé­blo­quer cette crise et ren­flouer les caisses. Il y a une fai­néan­tise au ni­veau de la mise en place des ré­formes ca­pables de pal­lier aux ano­ma­lies struc­tu­relles du dis­po­si­tif des caisses so­ciales. On comp­tait 6 in­di­vi­dus ac­tifs pour un re­trai­té et à pré­sent le taux est à 2.4. Le chô­mage a, en outre, pri­vé ces caisses de re­ve­nus consé­quents. Un pro­blème de gou­ver­nance existe éga­le­ment.» Mo­ha­med Tra­bel­si (Mi­nistre des Af­faires so­ciales)

«Le chef du gou­ver­ne­ment, Yous­sef Cha­hed a le droit de se pré­sen­ter aux élec­tions pré­si­den­tielles de 2019. Je suis contre le fait qu’on se concentre sur la per­sonne de Yous­sef Cha­hed et qu’on lui dise qu’il n’a pas le droit de se pré­sen­ter aux élec­tions pré­si­den­tielles, nous de­vrions par­tir du prin­cipe que chaque per­sonne a le droit d’avoir des am­bi­tions po­li­tiques. Par ailleurs, si

Yous­sef Cha­hed compte se pré­sen­ter aux élec­tions, il de­vra ce­pen­dant être ali­gné à sa fa­mille po­li­tique na­tio­nale et pro­gres­siste qui est Ni­daa Tounes. A no­ter que le chef du gou­ver­ne­ment est ac­tuel­le­ment en­tou­ré de plu­sieurs fi­gures po­li­tiques que je vois sur le long terme pour la Tunisie et Cha­hed peut lui aus­si faire par­tie de ce pay­sage.» Moh­sen Mar­zouk (Se­cré­taire gé­né­ral du mou­ve­ment Ma­chrouû Tounes)

«Le pré­sident re­ve­nant à la tête du par­ti, Slim Ria­hi a su­bi une in­jus­tice cau­sant le gel de ses biens. Il a, tou­te­fois, res­pec­té la loi et choi­si de se re­ti­rer de la scène po­li­tique jus­qu’à preuve de son in­no­cence. Ega­le­ment, le pré­sident de L’UPL dis­pose d’un nou­veau pro­jet po­li­tique ca­pable de ras­sem­bler les forces po­li­tiques et contrer l’épar­pille­ment au sein du Par­le­ment. Dans ce sens, le pou­voir de mo­bi­li­sa­tion dont jouit Slim Ria­hi est consi­dé­rable vu le rôle qu’il a joué dans l’éta­blis­se­ment du dia­logue entre le chef de l’etat et le chef du gou­ver­ne­ment, bien sur outre sa contri­bu­tion à l’élec­tion de l’an­cien pré­sident de l’ins­tance su­pé­rieure in­dé­pen­dante pour les élec­tions (ISIE) Mo­ha­med Tli­li Mans­ri». Sa­mi­ra Chaoua­chi (An­cienne pré­si­dente de l’union pa­trio­tique libre-upl-) Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

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