Imed Daï­mi (Dé­pu­té à l’as­sem­blée des re­pré­sen­tants du peuple) Ces dé­cla­ra­tions ont été ac­cor­dées à dif­fé­rents mé­dias

Le Temps (Tunisia) - - PROXIMITE -

«Le pré­sident de l’ins­tance na­tio­nale de lutte contre la cor­rup­tion (INLUCC), Chaw­ki Ta­bib est im­pli­qué dans une af­faire de cor­rup­tion concer­nant le groupe Set­car. En ef­fet, je me suis adres­sé à L’INLUCC en dé­cembre

2017 à pro­pos d’une tran­sac­tion entre Set­car et la So­cié­té des tran­sports de

Tu­nis (Trans­tu), re­la­tive à l’ac­qui­si­tion de 494 bus, d’une va­leur de 180 MD.

Mal­gré les don­nées prou­vant l’af­faire de cor­rup­tion et qui ont été pré­sen­tées dans le rap­port sou­mis à L’INLUCC en mars 2018, l’ins­tance n’a pas ré­agi et n’a four­ni au­cun ef­fort pour ob­te­nir les do­cu­ments in­cri­mi­nant cette tran­sac­tion. Nous avons sen­ti un trai­te­ment sus­pect de cette af­faire de la part de L’INLUCC, alors nous avons sou­mis un rap­port dé­taillé au­près du pôle ju­di­ciaire fi­nan­cier, le 21 juin 2018 et l’af­faire a été dé­fé­rée au mi­nis­tère pu­blic. Ce­la si­gni­fie qu’il s’agit bel et bien d’une af­faire de cor­rup­tion. Le len­de­main, nous avons re­çu une cor­res­pon­dance de L’INLUCC ré­fu­tant tout soup­çon de cor­rup­tion et in­di­quant uni­que­ment l’exis­tence de quelques dé­fec­tions tech­niques. Je n’ai pas été au­di­tion­né, ni l’équipe qui était char­gé de la ré­dac­tion du rap­port et l’af­faire a été clas­sée prou­vant la né­gli­gence, l’in­com­pé­tence et la com­pli­ci­té avec Set­car. J’ai ex­hor­té L’INLUCC en­suite, à se re­ti­rer de l’af­faire car elle avait per­du sa cré­di­bi­li­té. Le 18 juillet 2018, le mi­nistre du Tran­sport, Radhouane Aya­ra a ap­pe­lé à an­nu­ler la tran­sac­tion ain­si qu’à in­dem­ni­ser les par­ties si­nis­trées suite aux graves in­frac­tions dans cette af­faire. M. Aya­ra a été, par la suite, su­jet à plu­sieurs pres­sions.»

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