Les bonnes ac­tions d’un G.I. à la re­traite

Pé­tri de re­mords d’avoir par­ti­ci­pé à la guerre au Viet­nam, Paul Georges Har­ding, un vé­té­ran amé­ri­cain, y est re­tour­né pour la bonne cause. Il donne des cours d’an­glais gra­tuits de­puis des an­nées et re­donnent aux murs de Ha­noï leur lustre d’an­tan.

Le Courrier du Vietnam - - LA UNE -

À18h30, le cours d’an­glais de Paul com­mence. Dans la salle de classe, sise au 131, rue Thái Thinh, à Ha­noï, une di­zaine d’ap­pre­nants, jeunes et moins jeunes, ré­pondent at­ten­ti­ve­ment aux ques­tions de l’en­sei­gnant sur l’environnement, le thème de la conver­sa­tion d’au­jourd’hui. Paul et ses élèves dis­cutent de l’im­pact des chan­ge­ments cli­ma­tiques sur l’hu­ma­ni­té, de ce qu’il faut faire pour faire face à ce phé­no­mène.

Re­trou­ver la paix in­té­rieure

Paul Georges Har­ding est un Amé­ri­cain sexa­gé­naire vi­vant au Viet­nam de­puis près de trois ans. «J’ai dé­ci­dé de m’ins­tal­ler à Ha­noï pour en­sei­gner gra­tui­te­ment l’an­glais afin de m’ex­cu­ser de mes ac­tions pen­dant la guerre du Viet­nam», par­tage-t-il. En 1969-1970, Paul a pris part aux ter­ribles ba­tailles dans la pro­vince de Binh Dinh (Centre). «Je re­grette ce que j’ai fait à cette époque-là. J’étais trop jeune. Les images de la guerre conti­nuent de me han­ter», confie-t-il. L’évé­ne­ment le plus mar­quant de sa vie, ce fut un sol­dat viet­na­mien tor­tu­ré de­vant sa fille, puis ache­vé d’une

Mai Quynh/CVN

Paul Georges Har­ding donne des cours d’an­glais du mer­cre­di au di­manche dans la rue Thái Thinh, à Ha­noï.

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