Le ta­touage

Le Courrier du Vietnam - - SOMMAIRE - TEXTE ET PHO­TOS: DANIEL AMBROGI/CVN

La 11e édi­tion du fes­ti­val consa­cré à l’art de ta­touage vient de s’ache­ver à Nice (France). Quelque 180 artistes de plus de dix pays y étaient pré­sents. Le ta­touage est pra­ti­qué en Eu­ra­sie de­puis l’époque néo­li­thique. Le mot vient du ta­hi­tien “ta­tau”, lui-même dé­ri­vé de l’ex­pres­sion “Ta-atoua” dont la ra­cine “ta” si­gni­fie: mar­quer, dessiner. Ce n’est qu’en 1770 que les Eu­ro­péens le re­dé­couvrent, lors d’ex­plo­ra­tions dans le Pa­ci­fique avec le ca­pi­taine James Cook. À l’ori­gine, ces marques sur la peau étaient des signes d’ap­par­te­nance à un groupe (tri­bus, clans re­li­gieux, pi­rates, pri­son­niers, etc.), mais aus­si à cer­taines classes so­ciales. Dans les an­nées 1990, un vé­ri­table engouement pour le ta­touage est né, de­ve­nant ain­si une mode et un moyen de re­ven­di­quer son originalité, de sé­duire, s’em­bel­lir, ou en­core pro­vo­quer. Il cor­res­pond aus­si pour cer­tains à une ma­té­ria­li­sa­tion indélébile d’un mo­ment de sa vie, agréable ou dou­lou­reux. Ac­tuel­le­ment, de nom­breux sa­lons lui sont dé­diés dans le monde. Et si ces lignes ou les pho­tos qui les ont im­mor­ta­li­sées vous donnent en­vie de lais­ser l’un de ces ta­toueurs ten­ter l’ex­pé­rience sur votre épi­derme, sa­chez que le prix de leurs pres­ta­tions est en fonc­tion de la taille du des­sin, mais aus­si de la no­to­rié­té de l’ar­tiste. Pour un pe­tit des­sin, comp­tez 90 eu­ros, pour une oeuvre plus im­por­tante comme sur la sur­face du dos, il fau­dra dé­bour­ser plu­sieurs mil­liers d’eu­ros.

Par­fois des re­pro­duc­tions de cé­lé­bri­tés in­at­ten­dues, comme l’ab­bé Pierre.

Échan­tillon­nage de des­sins pro­po­sés.

Poing ser­ré, cette pa­tiente ré­siste à la dou­leur.

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