IN­TER­NA­TIO­NAL

Pas­sé maître dans l’art de la gra­vure mi­nia­ture, le Bri­tan­nique Gra­ham Short, 72 ans, tra­vaille sur des sur­faces aus­si mi­nus­cules que la tête d’une épingle ou le bord d’une lame de ra­soir, au prix d’un ré­gime de fer.

Le Courrier du Vietnam - - SOMMAIRE -

Gra­ham Short, maître de la gra­vure mi­nia­ture sur tête d’épingle

Le “gra­veur le plus pe­tit du monde” s’in­jecte du Bo­tox, in­gère des bê­ta-blo­quants et met à pro­fit la tran­quilli­té de la nuit pour réa­li­ser ses oeuvres, au prix in­ver­se­ment pro­por­tion­nel à leur taille: les bê­ta-blo­quants, qui ré­gulent le rythme car­diaque, visent à lui as­su­rer la main la plus ferme pos­sible. Il in­jecte du Bo­tox tous les trois mois dans ses pau­pières pour en re­laxer les muscles, et tra­vaille de mi­nuit à l’aube pour mi­ni­mi­ser les vibrations du monde ex­té­rieur. “Je sais que c’est un peu ex­trême (...) Ce­la m’ob­sède vrai­ment, a-t-il confié dans sa mai­son-atelier de la ban­lieue de Bir­min­gham (Centre de l’An­gle­terre). Je suis la seule per­sonne à faire de la gra­vure mi­nia­ture et c’est ce qui me mo­tive”. Une fois fi­nies, sou­vent après plusieurs mois de tra­vail, ses oeuvres sont ex­po­sées sous un mi­cro­scope, dans une boîte éclai­rée pour en ré­vé­ler les com­plexi­tés in­vi­sibles à l’oeil nu. Elles sont gé­né­ra­le­ment ache­tées par des in­ves­tis­seurs en art. La plus chère, une sé­rie mê­lant an­glais, arabe et cal­li­gra­phie,

AFP/VNA/CVN

L’ar­tiste bri­tan­nique Gra­ham Short dans son atelier de gra­vure à Bir­min­gham le 14 août 2018.

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