Fer­me­ture de dé­bits de bois­sons à Si­di Bel Ab­bès : «Une simple mise en confor­mi­té avec la loi», se­lon le wa­li

El Watan week-end - - 7 Jours - M. Ab­del­krim

Les dé­bits de bois­sons al­coo­li­sées et les bars-res­tau­rants fermés au chef-lieu de la wi­laya sur dé­ci­sion ad­mi­nis­tra­tive ne rou­vri­ront leurs portes, se­lon le cas, qu’«après leur mise en confor­mi­té avec la loi». C’est ce qu’a af­fir­mé, lun­di, le wa­li de Si­di Bel Ab­bès, Ab­del­ha­fid Sa­ci, dans une dé­cla­ra­tion à El Wa­tan. Une de­mi-dou­zaine d’éta­blis­se­ments ac­ti­vant dans le com­merce des bois­sons al­coo­li­sées, ain­si que plu­sieurs sa­lons de thé im­plan­tés au centre-ville ont été fermés il y a quelques jours, après avoir re­çu des no­ti­fi­ca­tions de fer­me­ture tem­po­raire par les ser­vices de la wi­laya. Of­fi­ciel­le­ment, ces fer­me­tures ont été pro­non­cées pour des di­vers mo­tifs liés aux «règles d’ex­ploi­ta­tions», et ce, sur la base de consta­tions éta­blies de­puis plus de trois mois par les ser­vices ha­bi­li­tés. «La po­si­tion de l’ad­mi­nis­tra­tion est claire à ce su­jet : tout com­merce, quelle que soit sa na­ture, doit se confor­mer à la ré­gle­men­ta­tion», a pré­ci­sé M. Sa­ci. Les dé­ci­sions de fer­me­ture ont été si­gni­fiées aux com­mer­çants n’ayant pas «res­pec­té les règles ba­siques d’ex­ploi­ta­tion d’un com­merce». Se­lon le chef de l’exé­cu­tif, ces fer­me­tures ne sont mo­ti­vées par au­cune ar­rière-pen­sée, mais s’ins­crivent dans le cadre d’une pro­cé­dure de mise en confor­mi­té d’une ac­ti­vi­té ré­gie par la loi. «La dé­marche de l’ad­mi­nis­tra­tion ne vise nul­le­ment à sanc­tion­ner les ex­ploi­tants de dé­bits de bois­sons al­coo­li­sées. Il s’agit plu­tôt de veiller à la stricte ap­pli­ca­tion des règles d’or­ga­ni­sa­tion et d’ex­ploi­ta­tion de ce seg­ment d’ac­ti­vi­té, ain­si qu’au res­pect des obli­ga­tions des ex­ploi­tants à l’égard des ci­toyens, ni plus ni moins», a-t-il ajou­té. Pour le pre­mier res­pon­sable de la wi­laya, les in­ter­pré­ta­tions faites ici et là suite de cette me­sure, no­tam­ment sur les ré­seaux so­ciaux, ne re­flètent guère la réa­li­té. Ces der­nières an­nées, des groupes conser­va­teurs ont mul­ti­plié les ap­pels pour une fer­me­ture dé­fi­ni­tive des dé­bits de bois­sons à Si­di Bel Ab­bès, avec comme ar­gu­ment «la mo­ra­li­sa­tion de la vie pu­blique». Un ar­gu­ment bat­tu en brèche par des ex­ploi­tants de dé­bits de bois­sons al­coo­li­sées, pour qui l’in­ter­dic­tion for­melle de cette ac­ti­vi­té ne fe­ra qu’en­cou­ra­ger les ré­seaux de «vente au noir» et in­dui­ra, iné­luc­ta­ble­ment, une sur­con­som­ma­tion de stu­pé­fiants, tout en rap­pe­lant que cette ac­ti­vi­té, ré­gle­men­tée, em­ploie des cen­taines de per­sonnes qui se sont re­trou­vées brus­que­ment au chô­mage for­cé.

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