Dans l’in­dif­fé­rence de la po­pu­la­tion

El Watan week-end - - La Une - Ighil Imou­la. Ti­zi Ou­zou. Ha­fid Az­zou­zi haz­zou­zi@el­wa­tan.com

De jeunes ar­tistes peintres réa­li­saient les fresques de six ar­chi­tectes de la Ré­vo­lu­tion -Ra­bah Bi­tat, Mos­te­fa Ben Bou­laïd, Di­douche Mou­rad, Mo­ha­med Bou­diaf, Krim Bel­ka­cem et Lar­bi Ben M’hid- qui de­vaient être inau­gu­rées, hier, à l’oc­ca­sion du 64e an­ni­ver­saire du dé­clen­che­ment de la guerre d’Al­gé­rie. C’est à Ighil Imou­la, ce vil­lage his­to­rique, si­tué dans la com­mune de Ti­zi N’Tla­ta, daï­ra des Ouadhias, à 40 km au sud de Ti­zi Ou­zou, où a été ti­rée, en plu­sieurs exem­plaires, la pro­cla­ma­tion du 1er No­vembre 1954. Cette bour­gade, per­chée à 700 m d’al­ti­tude face au mas­sif mon­ta­gneux du Djurd­ju­ra, de­meure tou­jours un lieu d’his­toire et de mé­moire compte te­nu de l’im­por­tance des évé­ne­ments ayant mar­qué sa po­pu­la­tion. Une ban­de­role ac­cro­chée à l’en­trée du vil­lage sur la­quelle on peut lire «Ighil Imou­la, ber­ceau de la Ré­vo­lu­tion, est tou­jours fi­dèle aux mar­tyrs», en signe de re­con­nais­sance et d’hom­mage à ceux qui sont tom­bés au champ d’hon­neur lors de la lutte ar­mée contre le co­lo­nia­lisme. Tou­te­fois, au­jourd’hui, il est dif­fi­cile de trou­ver des gens qui peuvent ap­por­ter des té­moi­gnages vi­vants sur les durs mo­ments de la Ré­vo­lu­tion qu’ont connus les ha­bi­tants d’Ighil Imou­la. «Il ne reste pra­ti­que­ment plus de moud­ja­hi­dine qui peuvent té­moi­gner de la guerre contre l’oc­cu­pant fran­çais. Ceux qui ont sur­vé­cu aux affres du co­lo­nia­lisme fran­çais sont morts en rai­son des sé­quelles de tor­ture», nous dit You­cef Mes­saou­di, membre de la fon­da­tion Ighil Imou­la, une struc­ture qui a vu le jour l’an­née der­nière à l’ef­fet de pré­ser­ver les lieux his­to­riques du vil­lage. «Notre ob­jec­tif consiste aus­si à col­lec­ter les dif­fé­rents té­moi­gnages d’an­ciens moud­ja­hi­dine», nous a-t-il ajou­té, tout en sou­hai­tant que la nou­velle gé­né­ra­tion puisse connaître son his­toire. D’ailleurs, c’est dans ce sens que des ins­ti­tu­teurs de la ré­gion or­ga­nisent des ex­cur­sions au pro­fit de leurs élèves vers Ighil Imou­la. Lors de notre pas­sage, nous avons ren­con­tré des col­lé­giens d’Aït Boua­dou, une com­mune de la même daï­ra. Ces po­taches ont vi­si­té le mu­sée, la stèle et la mai­son his­to­rique. Ab­del­laoui Ha­mid du co­mi­té de vil­lage dé­plore que la mai­son his­to­rique soit dé­lais­sée. «Cette mai­son est vrai­ment dé­la­brée», nous di­til. Nous avons vi­si­té cette ha­bi­ta­tion, pro­prié­té de Ra­bah Idir. Elle est dans un état la­men­table. Elle né­ces­site une ré­ha­bi­li­ta­tion étant don­né que la toi­ture, les murs, le par­terre sont dé­gra­dés. Le vil­lage, qui est pa­ré de ses plus beaux atours à l’ap­proche du 1er No­vembre, sombre dans le dé­nue­ment du­rant les autres mois de l’an­née. Les in­fra­struc­tures de base font cruel­le­ment dé­faut. Aus­si, le vil­lage n’est ac­ces­sible que par une seule voie de com­mu­ni­ca­tion. Le vi­si­teur, qui se rend vers Ighil Imou­la, tombe dans une im­passe. «Lors des fes­ti­vi­tés du 1er No­vembre, on trouve vrai­ment moult dif­fi­cul­tés à conte­nir la foule et les di­zaines, voire des cen­taines de vé­hi­cules qui af­fluent sur le vil­lage», nous fait re­mar­quer Omar Ta­bet, un jeune étu­diant, qui ac­tive dans le mou­ve­ment as­so­cia­tif en vue d’as­su­rer une ani­ma­tion pé­ren­nante dans le vil­lage. Il nous fait vi­si­ter le centre cultu­rel qui fait of­fice de mu­sée où l’on trouve des por­traits des mar­tyrs de la guerre de Li­bé­ra­tion na­tio­nale, des ob­jets tra­di­tion­nels et des livres, re­vues et autres pu­bli­ca­tions sur l’his­toire. Ce­pen­dant, la ges­tion de cette belle bâ­tisse est pro­blé­ma­tique. L’in­fra­struc­ture en ques­tion n’est pas do­tée d’un per­son­nel per­ma­nent et d’un bud­get de fonc­tion­ne­ment, à l’ex­cep­tion de deux gar­diens af­fec­tés par l’APC, nous a-t-on in­for­mé sur place. Les ci­toyens de cette lo­ca­li­té ont pris leur cou­rage à deux mains pour se prendre en charge. C’est eux qui ont en­tre­pris les tra­vaux d’em­bel­lis­se­ment de leur contrée, et ce, de­vant l’ab­sence de l’aide des pou­voirs pu­blics.

BEAU­COUP DE TÉ­MOINS DE LA RÉ­VO­LU­TION ONT DIS­PA­RU

«Notre vil­lage a don­né beau­coup pour que notre pays soit au­jourd’hui in­dé­pen­dant, mais sa po­pu­la­tion est tou­jours dé­lais­sée», nous font part des ha­bi­tants re­la­ti­ve­ment âgés mais qui ne se sou­viennent au­cu­ne­ment du jour de la pro­cla­ma­tion du 1er No­vembre. Ils ont es­sayé de nous ra­con­ter ce que leurs pa­rents leur ont confié. «Ici, beau­coup de té­moins de guerre ont dis­pa­ru», nous lance Bous­sad Am­ra­ni de la fon­da­tion qui nous pré­cise que Ighil Imou­la a été choi­si pour le ti­rage de la pro­cla­ma­tion de No­vembre 1954, en rai­son de sa si­tua­tion géo­gra­phique. C’est une col­line qui do­mine plu­sieurs lo­ca­li­tés de la ré­gion. «Les préparatifs de la guerre avaient com­men­cé avant 1954. Krim Bel­ka­cem ve­nait sou­vent dans notre vil­lage. C’est lui qui avait char­gé jus­te­ment Ali Za­moum, en­fant d’Ighil Imou­la, de cette tâche. Il y avait des mi­li­tants sin­cères. L’opé­ra­tion est te­nue en se­cret to­tal. Même les mi­li­tants, à l’ex­cep­tion des ini­tia­teurs, n’étaient pas au cou­rant de ce qui al­lait se pas­ser. Et pour faire di­ver­sion et ne pas per­mettre aux ci­toyens d’en­tendre le bruit de la ro­néo lors du ti­rage au risque d’at­ti­rer l’at­ten­tion du garde cham­pêtre du vil­lage, une tom­bo­la a été or­ga­ni­sée dans l’épi­ce­rie sise en bas de la chambre du ti­rage clan­des­tin du do­cu­ment», nous ra­conte notre in­ter­lo­cu­teur qui rap­pelle qu’un jour­na­liste, Lai­chaoui Mo­ha­med en l’oc­cur­rence, a été ame­né par Ali Zam­moum de­puis Ti­zi Ou­zou pour s’oc­cu­per de la frappe des sten­cils de la dé­cla­ra­tion à l’aide d’une ma­chine à écrire. «La ro­néo ma­nuelle uti­li­sée pour le ti­rage du texte fon­da­teur de la Ré­vo­lu­tion al­gé­rienne avait été ré­cu­pé­rée par Mo­ha­med Saâd et Ben Ram­da­ni Mo­ha­med à Aït Ab­del­mou­mène chez un autre mi­li­tant, Ta­leb Moh N’Amar. Puis, après l’im­pres­sion du do­cu­ment qui s’est ter­mi­née vers 3h du ma­tin, un autre mi­li­tant a été char­gé de trans­por­ter, dans un bus, une va­lise rem­plie des exem­plaires de la pro­cla­ma­tion du 1er No­vembre vers Al­ger. Il y avait des mi­li­tants qui ont par­ti­ci­pé à l’or­ga­ni­sa­tion sans sa­voir de quoi s’agit-il d’où la dis­cré­tion qui avait en­tou­ré l’évé­ne­ment. Le tra­vail com­mence, d’abord au do­mi­cile d’Omar Ben­ram­da­ni, où la dé­cla­ra­tion a été ta­pée, avant d’être ache­mi­née à la mai­son d’Idir Ra­bah», nous confie-t-il, tout en sou­li­gnant que le vil­lage a été un théâtre de ré­sis­tance contre l’oc­cu­pant lors de plu­sieurs in­sur­rec­tions. Il a été même le PC de Bou­bagh­la. «Même du­rant la pé­riode des Turcs, il y avait toute une ar­mée dans cette ré­gion. D’ailleurs, les Turcs n’avaient pas pu pé­né­trer dans le

Mal­gré tous ses sa­cri­fices (123 mar­tyrs) et le rôle im­por­tant joué par son vil­lage pour l’in­dé­pen­dance de l’Al­gé­rie, les ha­bi­tants d’Ighil Imou­la ne voient rien ve­nir de l’Etat pour amé­lio­rer leur cadre de vie et sur­tout pré­ser­ver ce haut lieu d’his­toire voué à la dé­gra­da­tion.

NNA OUIZA. Veuve d’Ali Za­moum

L’ar­mée co­lo­niale avait fait su­bir beau­coup de re­pré­sailles aux ha­bi­tants de notre vil­lage

vil­lage», nous dit Mad­jid Youn­trun. Se­lon lui, le vil­lage était éga­le­ment struc­tu­ré avant la Ré­vo­lu­tion par Krim et Ouam­rane. Par­mi ceux qui sont par­tis de la Ka­by­lie vers la Mi­tid­ja pour le dé­clen­che­ment de la guerre, il y avait cinq per­sonnes d’Ighil Imou­la, ajoute notre in­ter­lo­cu­teur, qui pré­cise que mal­gré tous ses sa­cri­fices (123 mar­tyrs) et le rôle im­por­tant joué par son vil­lage pour l’in­dé­pen­dance de l’Al­gé­rie, les ha­bi­tants d’Ighil Imou­la ne voient rien ve­nir de l’Etat pour amé­lio­rer leur cadre de vie et sur­tout pré­ser­ver ce haut lieu d’his­toire voué à la dé­gra­da­tion.

LA MAI­SON HIS­TO­RIQUE SE DÉ­GRADE

Les membres du co­mi­té tout comme ceux de la fon­da­tion ne cessent d’in­ter­pel­ler les au­to­ri­tés concer­nées pour faire de leur bour­gade un en­droit tou­ris­tique et his­to­rique. Oui, l’état de la stèle et de la mai­son his­to­rique laisse vrai­ment à dé­si­rer, tant la toi­ture est dé­gra­dée. «Il y a tou­jours des in­fil­tra­tions d’eau. Com­ment vou­lez-vous que ce site soit pré­ser­vé alors qu’il est dans un état de dé­la­bre­ment», re­grette-t-on. «Nous at­ten­dons tou­jours la ré­ha­bi­li­ta­tion du site. Nous avons fait des dé­marches au­près de la di­rec­tion de la culture pour qu’il soit pris en charge», nous confient des membres du co­mi­té. De­puis mar­di, les ha­bi­tants d’Ighil Imou­la sont au ren­dez-vous avec l’his­toire. Et pour ho­no­rer la mé­moire des mar­tyrs, un riche pro­gramme d’ac­ti­vi­tés a été mis sur pied par le co­mi­té d’or­ga­ni­sa­tion des fes­ti­vi­tés com­mé­mo­ra­tives. Des confé­rences sur la guerre d’Al­gé­rie, dé­pôt de gerbes de fleurs de­vant les stèles éri­gées à la mé­moire des chou­ha­da et des pièces théâ­trales étaient au me­nu de cette com­mé­mo­ra­tion. Ain­si, comme à l’ac­cou­tu­mée, his­toire est re­vi­si­tée dans ce haut lieu de mé­moire qui a en­fan­té des hommes au com­bat mé­mo­rable, à l’image de Mo­ha­med Za­moum, dit co­lo­nel Si Sa­lah, son frère Ali Za­moum, Ka­cer Mou­loud, Lou­nas Amar, Dris Ah­med, Idir Ra­bah, Hal­liche Ho­cine, Mo­ham­me­di Saâd, Si Ya­hia Mo­hand Oua­li, Ira­ten Mou­loud, Mo­hand Ak­li Ben­chaâ­bane, Ta­bet Ah­med, Ta­bet Cha­bane, Hal­li Ah­med, Achour Ali Ben­mo­ha­med... Des cen­taines de ci­toyens se rendent ain­si à Ighil Imou­la, chaque 1er No­vembre, pour un rap­pel d’his­toire et un pè­le­ri­nage de mé­moire. «Je peux vous dire que l’or­ga­ni­sa­tion de la Ré­vo­lu­tion a com­men­cé au vil­lage Ighil Imou­la bien avant 1954. Je me sou­viens lors de mon ma­riage avec mon dé­funt ma­ri, Ali Za­moum, en 1952, je l’ai trou­vé dé­jà en­ga­gé dans la fou­lée des préparatifs de la guerre. Il était en train de sen­si­bi­li­ser les ci­toyens des vil­lages de la ré­gion. Il tra­vaillait avec d’autres mi­li­tants comme Moh Touil, Ali Mel­lah et Krim Bel­ka­cem», nous ra­conte

Nna Ouiza, veuve d’Ali Za­moum. «A la veille de dé­clen­che­ment de la lutte ar­mé, Ra­bah Bi­tat et d’autres mi­li­tants ve­naient sou­vent dans notre vil­lage où ils fa­bri­quaient des bombes ar­ti­sa­nales (en­vi­rons 400) qui ont ser­vi au dé­clen­che­ment de la guerre. Ces bombes ont été ra­me­nées par Ali Za­moum à la mai­son, alors que moi, je ne sa­vais même pas de quoi il s’agis­sait. En sep­tembre 1954, il a chan­gé de lieu pour ces ob­jets ex­plo­sifs qui ont été ca­chés dans des abris réa­li­sés en un temps re­la­ti­ve­ment court afin jus­te­ment qu’ils soient gar­dés dans un en­droit très dis­cret. Le der­nier jour, tout en gar­dant deux uni­tés à la mai­son, Za­moum m’a in­for­mée qu’il s’agis­sait de bombes. Tu gardes ces deux bombes pour les re­mettre à la per­sonne qui vien­dra les cher­cher. Au­jourd’hui, je dois t’in­for­mer de ce qui se pré­pare. Nous al­lons par­tir à Ti­zi Ou­zou pour nous mo­bi­li­ser contre le co­lo­nia­lisme. Nous n’al­lons pas re­ve­nir jus­qu’à ce que notre pays soit in­dé­pen­dant», m’avait-il dit. Nna Ouiza nous a éga­le­ment par­lé de la pro­cla­ma­tion du 1er No­vembre. «Dans le texte qui a été re­mis à mon ma­ri, il y avait même une phrase qui sem­blait in­co­hé­rente au jour­na­liste Lai­chaoui, mais Ali Za­moum a re­fu­sé qu’elle soit re­for­mu­lée avant l’aval de Krim Bel­ka­cem. Je dois dire que Krim ai­mait beau­coup ve­nir dans notre vil­lage où il y avait beau­coup de mi­li­tants», nous a-t-elle ra­con­té, tout en rap­pe­lant que les mi­li­tants du mou­ve­ment na­tio­nal de la ré­gion, dont Ali Za­moum, avaient en­tre­pris un tra­vail de sen­si­bi­li­sa­tion au­près des ci­toyens d’autres lo­ca­li­tés. «Ils se ren­con­traient chez un ci­toyen de Ka­lous, à Boui­ra, qui avait une ca­fé­té­ria. Mon ma­ri se dé­pla­çait jus­qu’à Lad­ji­ba et même à Bordj Bou Ar­ré­ridj pour as­su­rer un tra­vail de mo­bi­li­sa­tion. D’ailleurs, c’est pour cette rai­son et sur pro­po­si­tion des ma­qui­sards que la mai­son de la culture de Boui­ra porte au­jourd’hui son nom», nous a-t-elle conNJé, avant d’ajou­ter que des exem­plaires de la pro­cla­ma­tion du 1er No­vembre ont été re­mis à Krim qui les a en­suite conNJés à Bou­diaf avant d’être dis­tri­bués. «Je veux aus­si re­ve­nir sur la si­tua­tion dans notre vil­lage du­rant la guerre. Après l’as­sas­si­nat du garde cham­pêtre du vil­lage, l’ar­mée co­lo­niale a in­cen­dié plu­sieurs mai­sons et tué trois ci­toyens en guise de re­pré­sailles. Plu­sieurs autres vil­la­geois ont été éga­le­ment em­pri­son­nés. Puis, les moud­ja­hi­dine avaient ins­tal­lé leur re­fuge dans des ha­bi­ta­tions si­tuées à la pé­ri­phé­rie du vil­lage», nous ajoute la veuve d’Ali Za­moum, tout en par­lant de l’at­taque de Boud­jaf­four quand les moud­ja­hi­dine ont ten­du une em­bus­cade aux mi­li­taires qui de­vaient sé­cu­ri­ser le cor­tège du gé­né­ral Charles de Gaulle qui al­lait ve­nir à Ti­zi N’Tla­ta, chef-lieu ac­tuel de la com­mune. «Du­rant cette at­taque, les moud­ja­hi­dine avaient ré­cu­pé­ré une quan­ti­té im­por­tante d’armes. De­vant ce cin­glant coup es­suyé par l’ar­mée co­lo­niale, nous avons a su­bi, une nou­velle fois, des re­pré­sailles. Notre vil­lage a été bom­bar­dé par l’avia­tion fran­çaise.

Sept per­sonnes ont pé­ri, ce jour-là, de­vant ma mai­son. Un en­fant dans le ventre de sa mère a été bles­sé par les dé­bris cau­sés par les bom­bar­de­ments. Cette femme est dé­cé­dée avec trois de ses filles aus­si. Des mo­ments très durs mais la po­pu­la­tion est res­tée comme un seul homme de­vant le co­lo­nia­lisme», se rap­pelle cet oc­to­gé­naire, mais qui garde tou­jours sa lu­ci­di­té. Elle se sou­vient, d’ailleurs, de tous les mo­ments de la guerre qu’elle ra­conte avec beau­coup de dé­tails.

Des membre du co­mi­té de vil­lage et ceux de la fon­da­tion en réunion à l’in­té­rieur de la mai­son his­to­rique d’Ighil Imou­la

La ma­chine uti­li­sée pour écrire et la ro­néo pour le ti­rage de la pro­cla­ma­tion du 1er No­vembre

La de­meure où a été ti­rée la pro­cla­ma­tion du 1er No­vembre

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