Le Pays Malouin

Un ancien acteur porno condamné pour des images d’enfants violés

Cet ancien acteur de films X, vivant près de Dol-de-Bretagne, conservait des milliers de photos pédopornog­raphiques, dont certaines mettent en scène des bébés et des personnage­s de l’univers Disney.

- Samuel SAUNEUF Crime · Child Abuse · Sexual Abuse · Violence and Abuse · Society · children · Google · General Court · Saint-Malo · The Walt Disney Company · Une Enfance · gay men · Dol-de-Bretagne · A Woman's Life

’est un signalemen­t du moteur de recherche Google, depuis les ÉtatsUnis, qui a mis les enquêteurs français sur la piste de cet ancien acteur de films pornos, qui vit aujourd’hui chez son ex-petit ami, près de Dol-de-Bretagne.

C6 000 photos

En perquisiti­onnant le domicile, surveillé par de nombreuses caméras, les policiers de Rennes ne s’attendaien­t pas à découvrir un tel « arsenal » informatiq­ue… et pédopornog­raphique.

1200 photograph­ies interdites sur un ordinateur. Des centaines d’autres conservées sur des tablettes, des téléphones des disques durs externes.

En tout, ce sont près de 6000 images à caractère pédopornog­raphique qui étaient stockées à son domicile. « On a d’abord trouvé une vidéo où vous vous faites lécher l’anus et les testicules par un chien », introduit la juge à l’audience correction­nelle du tribunal de Saint-Malo, le 7 novembre. « Les enquêteurs ont ensuite mis la main sur des photos d’enfants nus dont certaines mettent en scène des relations sexuelles avec des adultes et des personnage­s de l’univers Disney. Il y avait aussi de nombreuses photos de bébés et même de nourrisson­s. »

Et ça vous excite, monsieur, la photo d’un enfant violé ?

Le prévenu, âgé de 43 ans, a téléchargé et visionné ces milliers images pendant plusieurs années. «Et ça vous excite, monsieur, la photo d’un enfant violé ? », l’interroge la présidente du tribunal MariePaule Regnault-Lugbull.

«C’est grave en effet», répond celui qui exerce aujourd’hui le métier d’agent d’entretien et se réfugie derrière une enfance difficile,

« profondéme­nt marquée par les violences» dont il a été victime à l’école.

« Pour reprendre une expression, il était ‘le petit pédé de la cour’, rejeté par ses camarades et sa famille », le défend son avocat Pierre Stichelbau­t. « J’aimerais ne pas être gay. Avoir une épouse et des enfants. Une vie normale… », se noie dans l’amalgame le prévenu, déjà condamné à un an de prison avec sursis, il y a treize ans, pour avoir agressé sexuelleme­nt son neveu.

« Quand on a le bagage intellectu­el qui est le sien, on ne se rend pas compte. Oui, il est attiré par les enfants. Il ne peut pas soutenir le contraire », admet son avocat. «La question est maintenant de savoir: qu’est-ce qu’on fait? Je pense que la priorité, c’est qu’il se fasse soigner. »

« On est face à un homme qui n’a aucune conscience de la gravité des faits », tacle pour sa part la procureure Emilie Goyet. «S’il n’y a pas de gens comme lui à les visionner, ces images n’existeraie­nt pas. C’est comme la drogue. S’il n’y a pas de consommate­urs, il n’y a pas de dealers ».

Le prévenu a été condamné à trois ans de prison, dont deux années avec sursis probatoire, durant lesquelles il aura l’obligation de se soigner, sous peine de partir en détention. Il écope également d’une peine définitive d’exercer toute activité avec des mineurs.

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